Lubumbashi : quelle politique pour des nouveaux dirigeants de la Gécamines ?

Lubumbashi : quelle politique pour des nouveaux dirigeants de la Gécamines ?

Le Chef de l’État vient de procéder par ordonnance le 03 juin dernier  à des nominations à la tête de la Gécamines. Un nouveau conseil d’administration et des nouvelles personnes   à la direction générale. Albert Yuma est reconduit comme Président du conseil d’administration tandis que  Sama Lukonde Kyenge est nommé  comme le nouveau Directeur Général de cette institution.

Quel sera leur apport  à cette entreprise publique ? La question mérite d’être posée au vu de certaines réalités qu’elle connait.  Dans un état de lieux publiés par les syndicalistes  au mois de février 2019. La Gécamines est à ce jour comparé à un lion blessé presque à l’agonie.  Du poumon économique il y a une trentaine d’année, cette entreprise est devenue l’ombre d’elle-même.

Selon cet état de Lieux la Gécamines accuse une obsolescence totale de toutes les installations. Sa métallurgie par exemple est la plus vieille dans l’ensemble du monde entier. Ses nombreux ateliers sont à arrêt depuis longtemps, des matériaux ainsi que des techniques démodées. « Le constat clair qui a été réalisé par le cabinet international EY, qui a pointé du doigt l’inadéquation entre l’organisation actuelle héritée de l’UMHK et les standards industriels des concurrents de GECAMINES ». Explique l’état de lieux.

Un autre problème auquel devra s’atteler urgemment ces nouveaux dirigeants est le rajeunissement de son personnel. Son personnel actuel a comme moyenne d’âge de plus  ou moins  58 ans. « La Gécamines est composée de cadres plus que vieillissant et n’ayant pas une activité régulière depuis quasiment 20 ans. » Renchérit L’état de lieu.

De plus cette entreprise a un  sureffectif de plus de 12.000 agents sans rapport avec la production et dont la masse salariale était sans rapport avec les capacités contributives de la société. Par exemple l’atelier de la Gécamines situé sur l’avenue Lubumbashi est à l’arrêt depuis plus d’une décennie, mais les agents qui y sont  affectés continuent à toucher leur salaire. Un agent explique par exemple que des personnes inaptes continuent à venir sur le lieu de leur travail et à percevoir leur salaire alors qu’elles pouvaient  être misent en retraite.

Ce nouveau comité devra prendre des décisions impopulaires  mais salutaires  pour cette entreprise. Par  exemple, fermer les usines obsolètes, investir sur les installations rentables. La remise en état des certains matériels. L’assainissement du personnel non productif et le rajeunissement de son  personnel.

 

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