Lubumbashi: faible participation des femmes à la députation provinciale, les candidates s’expliquent

Lubumbashi: faible participation des femmes à la députation provinciale, les candidates s’expliquent

Après publication par la CENI de la liste provisoire des candidats à la députation provinciale à la circonscription électorale de Lubumbashi, sur 642 candidatures retenues, on y retrouve 157 femmes seulement soit 24 % de la participation des femmes. Qu’est ce qui explique cette faible participation malgré beaucoup de sensibilisations et formations sur la participation politique de la femme, et aussi la promulgation de la loi sur la parité. Les femmes donnent leurs avis.

Pour la plupart des femmes candidates interrogées, plusieurs facteurs sont à la base de cette faible participation des femmes c’est notamment la politique, les us et coutumes, et le faible pouvoir économique de la femme.

Henriette Kashama vice-présidente interfédéral de l’UNC chargée des relations avec la société civile, la faible participation des femmes est due au fait que la loi électorale en vigueur n’est pas contraignante en ce qui concerne la participation politique de femmes. Elle cite l‘article 13 de la loi électorale qui parle de la non-représentativité de la femme sur une liste électorale ne doit pas constituer un motif d’irrecevabilité de la liste concernée.

Pour elle, « les lois de notre pays sont votées en faveur des hommes, et même les quelques lois votées en faveur des femmes souffrent d’un problème d’application ». Elle évoque également la contradiction au sein du même article sus évoqué parce que le premier paragraphe stipule que chaque liste électorale est élaborée en tenant compte de la parité et le second paragraphe dit que la non-représentativité de la femme sur une liste ne constitue pas un motif d’irrecevabilité.

Clotilde Mutita présidente interfédéral de l’UNADEF (Union nationale des fédéralistes) et candidate à la députation provinciale pour le compte de son parti parle quant à elle,  d’un milieu social et culturel qui est peu favorable à la femme de participer en politique. « Les femmes politiquement engagées ont généralement une réputation douteuse. Souvent la population ne considère pas leurs compétences et pense qu’elles ont accès à des positions politiques par leurs attraits physiques et par des faveurs… On dit toujours de la femme engagée en politique qu’elle a des mœurs légère »

Mi- Helene Mbelu candidate à la députation provinciale pour le compte d’ADEPEC, un parti de la majorité présidentielle dit que la femme a toujours eu un pouvoir économique faible, pour mener une campagne électorale « il faut avoir les moyens financiers et même cette histoire de caution a bloquée beaucoup des femmes parce qu’elles n’ont pas des moyens »

Face à toutes ces raisons il y a lieu de se poser alors la question sur ce que font la plupart des femmes dans les états-majors des partis politique ou elles sont visiblement nombreuses. Interviewée Mireille Kilufya de l’ECT argumente que l’engagement politique féminin est désirable car il assure la prise en compte des droits et des exigences des femmes. Elle évoque aussi cependant les difficultés que rencontrent les femmes pour participer activement en politique.

 

 

 

 

 

 

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