RDC : les atteintes à la liberté de la presse se maintiennent à un niveau alarmant sous l’ère Tshisekedi selon RSF

RDC : les atteintes à la liberté de la presse se maintiennent à un niveau alarmant sous l’ère Tshisekedi selon RSF

Dans  le classement 2020 publié sur  de la liberté de la presse par Reporters sans frontières RSF en sigle  les atteintes à la liberté de la presse, qui avaient connu un léger recul à l’arrivée du nouveau président Étienne Tshisekedi au pouvoir en janvier 2019, se maintiennent à un niveau alarmant. Comparativement à l’année 2019, la RDC ne gagne que 4 points. Sur 180 nations,  elle se classe 150 em .

RSF  déplore les arrestations les  agressions ainsi que les menaces dont sont victimes les journalistes en RDC. Il relève également le fait que certains médias aient été suspendus, pillés ou saccagés.  « L’année a été particulièrement sinistre dans les provinces touchées par l’épidémie Ebola. »  Explique RSF dans son rapport. Par exemple, un journaliste a été assassiné, plusieurs de ses confrères et consœurs ont été menacés, et les médias communautaires participant à la lutte contre la maladie en diffusant des messages de prévention ont été complètement laissés à l’abandon par les acteurs en charge de la riposte.

Rappelons que Felix Tshisekedi avait promis de faire des médias un « véritable quatrième pouvoir ».   La grande difficulté déplore encore RSF est qu’aucune  mesure n’a été prise pour concrétiser ce vœu du Chef de l’Etat. Pour RSF,  l’environnement dans lequel évoluent les professionnels de l’information en RDC, demeure extrêmement hostile.

Ainsi RSF suggère l’adoption d’un nouveau cadre légal pour remplacer la loi de 1996, qui demeure liberticide  car criminalisant les délits de presse, et la mise en place d’un mécanisme dédié à la protection et à la sécurité des journalistes comme des préalables indispensables au renouveau promis en matière de liberté de la presse.

« Sans actes forts, l’espoir de voir la situation s’améliorer est vain après deux décennies d’exactions à répétition contre les professionnels de l’information. Pendant les années Kabila, la banalisation de la violence s’est développée en totale impunité, et les assassins des 10 journalistes tués sous sa présidence n’ont jamais été traduits en justice. La liberté d’informer était également malmenée en ligne, où internet était régulièrement coupé et où les réseaux sociaux étaient bloqués, comme ce fut le cas lors de la dernière élection présidentielle. » Explique RSF  dans son rapport.

 

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