Nord-Kivu: la société civile alerte sur le déplacement des bornes

Nord-Kivu: la société civile alerte sur le déplacement des bornes

C’est le silence total du côté des autorités congolaises tant locales que nationales, au sujet de déplacement de bornes frontières à Busanza Mungo au nord Kivu.  La population pointe du doigt les autorités de l’armée Ougandaise. Malgré les alertes faites sur les réseaux sociaux et à travers les médias en ligne, aucune réaction  de la part des autorités congolaises n’a été faite. Du côté de la société civile, les voix commencent à se lever. Ce mercredi 09 Août, Aimé Mukanda notable de Rutshuru et défenseur de droits humains a réagi. Il dénonce la violation de limite frontalière de la part des autorités ougandaise. De ce fait, Aimé Mukanda appelle le ministre de l’intérieur à diligenter une enquête sur place. Ceci, pour voir comment l’Ouganda déplace les bornes.

D’après les explications d’Aimé Mukanda, c’est depuis jeudi 03 Aout 2023 que la population du village Ryabayibayi, groupement Busanza, localité Mungo dans le territoire de Rutshuru a observé la présence des autorités et armée ougandaise. Ces dernières étaient minus des bornes cadastraux. Ils ont procédé au déplacement des bornes frontières. Près de 3Km des terres congolaises ont été prises par l’Ouganda.  Ainsi, plusieurs hectares de champs des villageois, et des plantations des palmiers et des eucalyptus qui étaient à cet espace sont aujourd’hui du côté de l’Ouganda.  Un travail de plusieurs années, mais perdues en moins d’une semaine. A ainsi déploré Aimé Mukunda. Pour ce faire,  il a lancé un cri d’alarme au sujet des champs des villageois.

« Nous dénonçons et nous alertons les autorités congolaises à tout le niveau. Les terres sont cédées à l’Ouganda sous la complicité des militaires de l’IPIDF et du M23. Nous voulons voir le gouvernement agir le plus vite possible. Ceci, enfin que les bornes qui ont été déplacés soient remis à leur place. Car, une partie de notre territoire est menacée. Et le déplacement des bornes continu. Que la communauté internationale, la CIGRL, union européenne interviennent. Les villageois ont perdu leurs champs. Que le ministre congolais de la coopération régionale se rende vite à la table de dialogue».

7Km des terres congolais toujours entre les mains des ougandais il y a 4 ans

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En rappel, cela fait plus de 4 ans qu’avait dénoncé Aimé Mukanda les déplacements des bornes frontières au niveau de Kagezi/Lac Édouard. Ici, les ougandais avaient dévié la rivière ishasha de Kagezi à Kyera en plein parc national de Virunga. Jusqu’à présent, ce problème n’a jamais trouvé des réponses. Près de 7 Km de terres congolaises restent entre les mains des ougandais. Et cette zone aujourd’hui est la cause de plusieurs arrestations des pêcheurs congolais par la marine ougandaise sur le lac Édouard. A cet effet, l’activiste de droits humains demande aux autorités congolaises d’ouvrir les yeux.

« Nous demandons au gouvernement congolais d’ouvrir les yeux, car Nous limitons à la dénonciation le reste le gouvernement doit faire le suivi ».