BCG, une administration particulière, une cicatrice emblématique

BCG, une administration particulière, une cicatrice emblématique

A Lubumbashi, il existe aujourd’hui des établissements sanitaires publics et plusieurs dites privés. Tous ont le service de maternité au sein d’eux. Ainsi, après accouchement, les personnels médicaux administrent le vaccin BCG aux nouveaux nés. Cependant, la cicatrice apparait chez certains enfants. Mais chez d’autres, la cicatrice ne pas visible. Alors, comment administré le vaccin BCG ? Cette question fait l’objet d’une enquête effectué par le magazine la Guardia. 

En effet, le BCG est un vaccin vivant atténué, utilisé pour protéger contre la tuberculose. C’est notamment les formes graves (méningite, tuberculose disséminée) chez le nourrisson et le jeune enfant. L’Organisation Mondiale de la Santé, recommande le vaccin BCG pour prévenir les forme grave de la tuberculose. Selon Florence Mujinga, vaccinatrice à l’hôpital général de référence Hakika situé dans la commune Ruashi, le vaccin BCG est administré strictement par voie intradermique à la naissance du nourrisson.

Florence Mujinga indique que la dose standard du vaccin BCG est de 0,05 ml de vaccin. Il est reconstitué pour les nourrissons âgés de moins de 1 an, et de 0,1 ml pour les enfants âgés de plus de 1 an. Le vaccin BCG peut être administré en toute sécurité en même temps que d’autres vaccins administrés. « Administré le BCG à un enfant de plus d’une année, le produit n’aura pas d’efficacité comme à la naissance. »

Processus de la vaccination du BCG

D’après cette infirmière de 22 ans de carrière dans la vaccination, l’injection du BCG nécessite l’usage d’une aiguille courte et fine (26G, 15mm). Cette dernière est insérée presque à plat juste sous la surface de la peau dans la région du deltoïde gauche. Le but c’est de créer une papule blanche (effet peau d’orange) de 5-8 mm. La procedure veut aussi que le vaccinateur tien la seringue à un angle de 5 à 15 degrés par rapport au point d’injection, explique-t-elle encore.

Ensuite positionner l’aiguille presque à plat contre la peau du patient, côté biseauté vers le haut. Enfin, insérer partiellement l’aiguille sous la peau jusqu’à ce que le biseau soit entièrement recouvert de peau. Florence Mujinga souligne que lors de l’injection de la solution, le prestataires de santé doit sentir une certaine résistance. Le vaccinateur doit s’assurer de l’apparition d’une petite surélévation ou une petite bulle. C’est ce qui indiquera que le liquide a bien été injecté dans le derme.

D’après le docteur Blaise Kalenga du programme élargie de vaccination, lorsqu’on le BCG est mal administré en dessous de la peau, il y a des conséquences qui en découle. C’est notamment, le gonflement, l’apparition d’une plait sur la peau.

BCG et la cicatrisation

La cicatrisation après l’injection du vaccin BCG constitue un résultat qui montre que le vaccin prend bien. Et que l’immunité se met en place. Ainsi, le processus de la cicatrisation commence par l’apparition d’un petit bouton, une ulcération, puis une cicatrice. Pour Florence Mujinga, le vaccin a réussi. « La cicatrisation est très importante et obligatoire. C’est le signe qui montre que le vaccin a été bien administré et qu’il a fait son effet dans le corp de l’enfant. »

Au cas où il la cicatrise n’apparait pas, il est recommandé aux parents de revenir avec le nourrisson à l’hôpital  pour refaire la vaccination. « Après la vaccination du BCG, les parents doivent observer attentivement le bébé. Si au bout de trois mois, la cicatrice n’apparait pas, les parents doivent ramener l’enfant pour nous nouvelles vaccination du BCG. »

Susanne Banza a 9 enfants parmi lesquels un bébé de 8 mois. Tous ses enfants n’ont eu de cicatrise après l’administration du BCG. Elle s’inquiète de l’état de santé de ses enfants. Cette mère de famille pense que l’absence de la cicatrice constitue un signe de la mauvaise administration du vaccin chez ses enfants. Et c’est l’une des causes qui expose ses  enfants à différentes maladies. « Mes enfants attrapent toutes sortes de maladies. Toutes épidémies qui se présentent attrape mes enfants. En tout cas je crois que c’est à cause du BCG qui a été mal administré à mes enfants. »

Un faible taux de vaccination dans les 26 provinces

Isabelle Kisula s’inquiète aussi pour son deuxième enfant qui n’a pas de cicatrice du vaccin BCG. « Je souffre chaque jour pour ma fille. Lors de la naissance, on l’avait vacciné. Trois mois après je suis rentré à l’hôpital. On a refait la vaccination, mais la cicatrice n’est jamais apparue. Je crois qu’il fallait que je change de vaccinateur. Peut-être ça allait donné un résultat satisfaisant. Voilà pourquoi je protège beaucoup cet enfant. »

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Disons qu’au cours de ces cinq dernières années, la République Démocratique du Congo a connue plusieurs cas de rupture du stock du vaccin BCG et des seringues. Par exemple en 2023 et début 2024, plusieurs provinces, y compris le Haut-Katanga étaient affecté par la pénurie du vaccin contre la tuberculose. Le programme élargi de la vaccination a signalé le réapprovisionnements au cours de l’année 2024.

L’impact était considerable. Plusieurs enfants n’avaient pas été vacciné. Au cours d’un briefing organisé en 2025, le docteur Kalenga de PEV avait fait savoir à la presse que le taux de la couverture vaccinale d’une manière générale à cette période était faible. Sur une population de 80% d’enfants cibles, la couverture vaccinale est de 38% pour toutes les 26 provinces du pays. Une situation qui inquiète. Soit 6 enfants sur 10 étaient non vaccinés, a déclaré Dr Kalenga.  Pour la province du Haut-Katanga, le taux était à 33% des enfants  vaccinés en 2023. Ceci veut dire que 7 enfants sur 10 n’avaient pas été vaccinés, souligne-t-il.

Les formations sur les techniques de vaccination quasi inexistantes

Le médecin généraliste Justin Kalume indique que l’absence de la cicatrice après la vaccination du BCG devient récurrent et inquiète plusieurs parents. Cependant, dit le médecin, l’absence de la cicatrice ne veut pas dire que le vaccin n’a pas été bien administré. Si les parents ne voient pas la cicatrice sur le bras du bébé, après avoir refait la vaccination, les responsables doivent faire le test sur l’effectivité de l’administration du BCG. Cet examen s’appelle la « tuberculine. » Celui-ci permet d’examiner l’immunité de l’enfant face à la tuberculose et de se rassurer que le vaccin a été bien fait malgré l’absence de la cicatrice.

Par ailleurs, Justin Kalume a soulevé le problème de la formation des vaccinateurs. Selon le docteur, lors des recrutements des infirmiers dans les hôpitaux, on suppose que ces derniers ont eu une formation sur les techniques de vaccinations de chaque antigène. En dehors de cela, les formations de renforcement de capacité des prestataires de santé sont organisé sur base de besoins. Quant à aux formations spécifiques sur les techniques de vaccination du BCG, l’organisation est quasi inexistantes. De ce fait, le médecin généraliste estime qu’il est nécessaire d’organiser les formation de remise à niveau des infirmiers. Et ces formations doivent être axée sur les techniques de vaccinations,  singulièrement celui du BCG. Ainsi, sera résolu les dérapages observé ce dernier temps.

L’OMS encourage la formation

De son coté, le docteur Blaise de PEV dans le Haut-Katanga indique qu’à chaque introduction d’un nouveau vaccin, on prévoit aussi des formations. Cependant la tâche d’accompagnement ou d’organiser les formations, incombe aux bureaux centraux de former leurs prestataires. « Nous, c’est l’appuis au niveau provincial. Et nous formons les équipes de bureaux centraux. C’est à ces derniers la charge des former les infirmiers. » Effectivement, confirme Delile Lumbala médecin chef de zone de santé Ruashi, qu’il organise régulièrement les formations à chaque introduction de nouveau vaccin. « Lorsqu’il y a un nouveau vaccin, nous commençons par former pour prendre connaissance de former du vaccin, l’antigène qui le compose, la voie d’administration, la conservation. Et d’ajouter les seringues, et la doses. S’agissant du BCG, l’organisation d’une formation s’avère nécessaire lors de l’installation d’une nouvelle structure. »

Par ailleurs, Delile Lumbala a souligné que meme après le de part du personnel, lorsque la structure recrute les nouveaux infirmiers pour l’administration du vaccin comme BCG, il faut toujours former ces personnels nouvellement recruter. Toutefois, l’OMS estime aussi qu’il est important que les prestataires de santé soient formés à l’administration du vaccin BCG.