Kolwezi : arrestation des présumés auteurs du viol d’une élève
Arrestation ce mercredi 04 février de 3 sur 5 jeunes présumés violeurs d’une jeune fille à Kolwezi. C’est le service de renseignement de la province du Lualaba qui a procédé à cette arrestation. Plusieurs personnes sur la toile saluent la rapidité des agents de l’ordre dans cette opération. Ce qui constitue un soulagement pour la population. Pour sa part la CNDH dénonce ce viol collectif et demande la justice pour cette fille survivante.
Contrairement à ce qui se raconte, la survivante ne pas une étudiante de l’institut Supérieur Technique Médicale de kolwezi. C’est plutôt une élève de la sixième des humanité. Cependant, la jeune fille âgée de plus ou moins 18 ans habite non loin de l’ISTM. Elle se rendait chez sa sœur, quand elle est tombée dans un guet-apens tendu par un groupe 5 jeunes délinquants explique la même source. Ces derniers ont posé leurs actes ignobles le lundi 02 février.
Protection de la survivante
Comme c’est une affaire qui touche à la dignité humaine, la famille a refusé tout contact rapporte Domingo un journaliste sur place à Kolwezi. « Le gouvernement est entré en contact avec la famille de la survivante pour la prise en charge. Mais, la famille a exigée à ce que cette prise en charge se fasse à Lubumbashi et non à Kolwezi. » En attendant son transfert, la fille est déjà suivi médicalement .
L’affaire a provoqué une vive émotion au sein de la communauté. Face à la gravité des faits, de nombreux citoyens exigent sur leur compte facebook, tik tok et autres réseaux sociaux l’organisation d’un procès public. Ils demandent l’application de sanctions exemplaires afin de lutter contre le viol et de garantir la protection des femmes.
La CNDH hausse le ton
De son côté, le bureau provincial de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH/Lualaba) a dénoncé, avec fermeté, ce cas de viol collectif sur une mineure. Elle élève la voix à travers son coordonnateur provincial, Arthur Kabulo. Celui-ci réclame une réponse judiciaire exemplaire.
« Nous exigeons que justice soit rendue à la hauteur de l’acte posé et que la victime bénéficie d’une prise en charge adéquate », a-t-il déclaré.
Par ailleurs, la CNDH sollicite l’implication rapide des autorités compétentes pour l’identification officielle de la victime, condition essentielle pour une assistance médicale, psychologique et juridique appropriée.
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Il faut noter que ce drame s’est déroulé dans un contexte où Kolwezi fait face à une insécurité grandissante. On note des cas de vols à main armée, des tueries, et de violences urbaines répétées. Ces faits sont régulièrement dénoncés par la société civile. Ainsi, la CNDH appelle les autorités à agir sans délai en vue de renforcer la protection des citoyens, en particulier celle des femmes, souvent ciblées lors des attaques des maisons par de bandits.

