Lubumbashi : Femmes des médias face aux numériques
L’usage des outils numériques dans le travail quotidien du journaliste est devenu une nécessité. À Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga, les femmes des médias ne sont pas hors de cette réalité. Ainsi, une quarantaine d’entre elles ont suivi des conseils pratiques sur les opportunités et les défis du numérique dans la pratique du journalisme.
En effet, une trentaine de femmes journalistes de la ville de Lubumbashi étaient à l’école du savoir ce dimanche 29 mars 2026. Au cours de cette rencontre en marge du mois dédié à la Femme, ces professionnelles des médias féminins se sont réunies afin de partager leurs expériences. Ces dernières se sont focalisées sur le thème principal de cette activité, à savoir « la voix féminine dans le média ».
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À cette occasion, Godlive Nyemba, directrice générale du magazine LaGuardia, a par ailleurs donné son expérience sur les opportunités qu’offre le numérique dans la pratique de la profession. Ensuite, cette journaliste d’enquêtes a également rappelé les défis du numérique dans la pratique quotidienne du métier. « Le numérique a facilité la tâche de trouver les informations et les personnes ressources », indique Godlive Nyemba. En outre, cette journaliste rappelle que les outils numériques ne remplacent pas le journalisme de terrain.
Les désavantages du numérique
Toutefois, Godlive Nyemba attire l’attention de ses consœurs sur les désavantages qu’offrent les outils numériques. D’après Godlive Nyemba, au-delà des opportunités, les outils numériques sont souvent confrontés à la cybercriminalité, au cyberharcèlement ainsi qu’à la désinformation. Pour éviter de tomber dans le piège, cette oratrice propose quelques pistes de solution. « Lorsque nous exerçons notre métier en ayant recours aux outils numériques, soyons toujours souples », dit-elle. Et d’ajouter : « Il est toujours important de sécuriser vos téléphones, ordinateurs.» Elle propose également la sécurisation avec des mots de passe. « Évitez de mettre des mots de passe qui reprennent vos noms et dates de naissance. » Cette dernière invite les femmes des médias de Lubumbashi en particulier à observer la nétiquette C’est-à-dire, avoir une éthique sur les réseaux qui permet de vérifier des informations avant de les partager et assumer ses publications.
Le numérique salué par d’autres journalistes
De son côté, Yolande Malangu, journaliste reporter à Mines & industrie, est attirée par l’utilisation des phrases pour composer ses mots de passe à la place de noms et dates de naissance. Elle est aussi d’accord de verrouiller ses comptes et de n’y publier que des informations relatives à sa profession.
Au-delà de tout, Marianne Yav Mujing Muland, vice-présidente de l’UNPC nationale, appelle les professionnelles des médias féminins au respect de l’éthique et de la déontologie.

