RDC: Les eaux de la mine T17 en radioactivité se déversent dans la rivière Musonoïe
Pas des mesures sécuritaires comme annoncées, les eaux dangereuses de la mine T17 en radioactivité se déversent dans la Rivière Musonoïe. Alors que le gouvernement avait annoncé des mesures pour protéger les populations. Malheureusement sur le terrain, même ce Lundi 06 avril 2026 rien de concret. Et l’exploitation artisanale à haut risque de la province du Lualaba poursuit son bon chemin.
Pourtant la situation a été jugée radioactive et préoccupante dans la province du Lualaba depuis le 23 mars 2026. Le site du remblai T17, situé dans le périmètre d’exploitation de la société KCC devrait être placé en urgence radiologique. Les autorités de la RDC comme Glencore redoutent des conséquences irréparables. C’est principalement sur la santé des populations locales et sur l’environnement.
C’est dans ce contexte que la ministre de la Recherche scientifique et Innovation avait effectué un déplacement à Kolwezi. Marie-Thérèse Sombo, a annoncé le déploiement immédiat d’équipes spécialisées. « La rapidité d’intervention et la coordination interinstitutionnelle sont essentielles pour prévenir toute aggravation ». A-t-elle souligné à Kolwezi dans sa communication de presse le 24 mars.

D’ailleurs, lors du conseil des ministres du 27 mars dernier des mesures sécuritaires ont été également annoncées. Il s’agissait d’un plan de riposte qui prévoyait notamment: Le déploiement d’experts qualifiés en radioprotection. L’installation de dispositifs de décontamination sur le site. Mais aussi une surveillance continue des niveaux de radiation dans les zones habitées et environnantes.
Aucune mesure sérieuse visible dans le site minier de T17 en Radioactivité
Des risques à craindre, des vraies alertes données. Malheureusement pour des fausses mesures annoncées par le gouvernement congolais. Parce que le constat est certain pendant nos investigations sur la situation. Rien de concret dans le site minier pour la protection de remblais radioactif. Ni moins encore de la mine de T17 dans son ensemble.
Par ailleurs, il se fait également voir que la mine T17 reste toujours ouverte et envahie par les exploitations minières artisanales. Des bâches érigées en paillotes pour servir d’abris aux côtés des sacs déjà remplis des minerais radioactifs qui attendent l’évacuation. On trouve également des femmes d’autres enceintes. Pendant ce temps, certaines jonchent leurs bébés au sol pendant qu’elles pratiquent l’exploitation artisanale. Des mineurs, même ceux de dix ans, ramassent et entassent les produits miniers dans des petits sceaux.
Pour montrer que l’exploitation se poursuit et les creuseurs artisanaux sont toujours en mouvement. Des groupes réunis de part d’autres, des barres des mines aux mains des creuseurs dans les trous. D’autres travaillent en couple ou accompagnés visiblement de leurs enfants. Les opérations de ramassage des minerais aux mains nues se pratiquent sans souci. Toutes ces activités se font aux côtés du remblai radioactif de T17.
Selon une femme trouvée non loin du remblai en radioactivité. Il n’y a rien à craindre ici car ça se passe comme chaque jour. « J’ai entendu les gens parler de la radioactivité ici. Mais je pense que ça ne nous concerne pas parce que nous travaillons ici chaque jour. Ça fait déjà plusieurs années». A dit maman Christine en train de ramasser les parties du cuivre au bas du remblai en radioactivité.

Une déception pour Lambert Menda de la société civile du Lualaba. Il regrette que le gouvernement reste jusque-là incapable de mettre en œuvre ses propres mesures annoncées pour protéger les populations et l’environnement. « Les autorités se précipitent dans des annonces sans aucune action concrète». A dit le coordonnateur de la nouvelle société civile congolaise. Qui profite pour sensibiliser les exploitants artisanaux de ne pas attendre le gouvernement pour mesurer le danger à venir. « N’acceptez pas de mourir au nom du pain quotidien. Allez travailler dans d’autres zones. En cas de contamination à la radioactivité, les soins de santé coûtent trop cher ». A précisé en alertant Lambert Menda.
Pendant ce temps, les sacs des minerais issus de ce site qualifié hautement dangereux en raison des substances radioactives continuent de se remplir et de sortir de la mine T17. Les camions de ces minerais se dirigent vers les usines de traitement. Par contre, durant le trajet pour atteindre les usines de traitement, certaines quantités se déversent sur les routes avec tous les risques possibles de radioactivité.
RDC – Exploitation minière : Graves menaces sur la santé de la reproduction
La rivière Musonoïe se mixe des eaux en radioactivité
Suite à cette exploitation minière des creuseurs artisanaux, il se fait clairement voir que la paroi de la mine de T17 a déjà cédé. Cette déchirure d’une bande de terre fait fusionner ainsi les eaux des mines en Radioactivité dans la rivière Musonoïe.

Une véritable catastrophe écologique et humaine est à craindre pour les populations riveraines qui consomment en aval les eaux de de la rivière Musonoïe. Parce que le remblai qualifié par le géant minier KCC et le gouvernement congolais comme porteur des substances ou des métaux en radioactif débord par ruissellement des eaux des pluies dans la rivière Musonoïe.
Le Toxicologue et professeur de L’université de Lubumbashi expert en environnement et en santé publique reste convaincu quant à la dangerosité de l’utilisation des eaux de la rivière Musonoïe. « Il y a un danger à craindre pour les communautés qui utilisent les eaux de la rivière à cause de la radioactivité». A dit le professeur Célestin Lubaba avant de lancer son appel. « J’appelle les communautés riveraines à la cessation immédiate de l’usage des eaux de la rivière Musonoïe». Insiste le toxicologue au micro de magazine LaGuardia.
Rivière Musonoïe canal des déchets miniers vers le fleuve Congo
Le Fleuve Congo dans sa partie communément appelée Lualaba se dégrade de plus en plus à cause des activités intenses de l’exploitation minière du cuivre et du cobalt dans la partie Sud Est. Ces activités minières industrielles et artisanales rejettent des substances acides et des métaux lourds dans ce fleuve. Contaminant ainsi les écosystèmes aquatiques et les moyens de substances des communautés riveraines.
Plusieurs rivières polluées par les entreprises minières dans la province du Lualaba déversent leurs eaux dans le Lualaba. Soit directement ou à travers leurs affluents. Cependant, le cas de la rivière Musonoïe devient exceptionnel. Cette rivière s’est transformée d’un véritable dépotoir des déchets miniers issus de toutes ses entreprises voisines.

C’est notamment l’entreprise KCC qui déverse les eaux de son mine à ciel ouvert KOV par les truchements des grands canaux qui se jettent directement dans la rivière Musonoïe. Dans la même partie, les activités de l’exploitation minière artisanale se font avec les lavages des minerais dans la même rivière. L’entreprise COMMUS déverse également les eaux de rejets des bassins dans la même rivière. C’est en passant par la rivière Katende et le Lac Golf. Sur la même rivière, l’entreprise METALKOL dépose les eaux de ses rejets depuis Kipepa.
Selon nos sources, le remblai de T17 serait abandonné par l’entreprise KCC à cause de son taux élevé en produit uranifère. Si aujourd’hui l’urgence s’est fait annoncer il y a lieu que les gouvernements prennent au sérieux leurs responsabilités pour agir vite au lieu et place d’attendre un catastrophe naturelle.

