Lubumbashi: Des réactions après l’annonce de la marche de l’UDPS
A Lubumbashi, plusieurs personnes ont réagi après l’annonce de la marche de l’UDPS pour le 22 septembre . Car, le maire de la ville a interdit les manifestations publiques. La commission nationale des droits de l’homme dans le Haut-Katanga dénonce un système de deux poids deux mesures au regard du silence observé du côté des autorités après l’annonce de la marche de l’UDPS. D’autres ONG des droits de l’homme comme la LINAPEDHO estiment que c’est un jeu politique.
Quelques heures seulement après la répression de la marche de l’opposition dans plusieurs villes du pays, le secrétaire général et président par intérim de l’UDPS Augustin Kubuya à publié un communiqué. Dans ce document, il annonce une marche de soutien aux institutions de la République, à la loi sur le referendum et au dialogue annoncé par le président de la république.
Ainsi, il appelle à une mobilisation populaire le mardi 22 septembre 2026 dans les 145 territoires du pays.
Et pourtant, le 10 septembre, le maire de la ville de Lubumbashi n’a pas répondu favorablement à la lettre d’information de la Coalition C64 sur l’organisation de sa marche du 15 septembre. Le maire s’est référé à son communiqué publié le 31 Aout 2026, et celui du 03 juillet portant interdiction des manifestations publiques sur toute l’étendue de sa juridiction.
Un silence que dénonce la société civile
Jusque-là, aucune réaction de la part des autorités locales à Lubumbashi. Pour le coordonnateur de la CNDH Haut-Katanga, Joseph Kongolo, ce silence du côté des autorités pose problème.
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Sur le plan juridique, dit-il, la Constitution congolaise en son article 26 garantit le droit de manifester, sous régime d’information et non d’autorisation. Joseph Kongolo denonce cette politique de deux poids deux mesures. Il explique que l’ordre public ne peut pas être à géométrie variable. Si la rue est jugée trop dangereuse pour l’opposition, elle doit l’être aussi pour la majorité au pouvoir. Sinon, on n’est plus dans la gestion de l’ordre public mais dans la gestion partisane de l’espace public.
Alors, indique Joseph Kongolo si la marche de l’UDPS est autorisée, encadrée par la police sans violence, alors l’argument de l’interdiction de celle de la C64 pour risque de troubles et s’effondre. Si cette marche est interdite, le parti présidentiel se trouvera dans la position qu’il a imposée à l’opposition, dit-il encore.
Pour la CNDH, la solution n’est pas d’interdire les deux, mais d’appliquer le même standard aux deux.
Michel Mujike est coordonnateur de la ligue nationale des paysans pour les droits de l’homme. Pour lui, l’organisation de la marche de L’UDPS, est un Jeux politique. Selon lui, le maire de la ville va interdire encore. Les organisateurs de leur coté obéiront à l’interdiction pour faire valoir les mesures de l’autorité urbaine.
La société civile dans l’observation
Timothée Mbuya responsable de Justicia Asbl pense que le fait pour l’UDPS de planifier une marche relève d’un actes démocratique. Cependant, dans cette exercice démocratique entant que organisation de la société civile, Maitre Timothée indique qu’il suivra avec attention l’application égalitaire de la loi par les autorités gouvernemental. “Nous rappelons que le gouvernement a interdit les manifestation sur toute l’étendu de la République. Et il a mis contribution le service de la police pour réprimer l’opposition. Nous allons voir comment l’autorité va se comporter face à la lettre d’information de l’UDPS. Ensuite nous allons voir dans quelle mesure le parti au pouvoir va respecter l’instruction du maire. ”
Si l’UDPS organise sa marche, cela pourra s’apparenter à une sorte de rébellion au pouvoir établit.

