Lubumbashi : les taximen en grève contre les tracasseries
Les chauffeurs de taxis ont déclenché une grève ce lundi 28 septembre au centre-ville de Lubumbashi, dans le Haut-Katanga. Ils dénoncent des tracasseries qu’ils attribuent notamment au service de transport de la mairie et au Bureau 2. Ils disent avoir marre de cette situation.
Dès les premières heures, plusieurs arrêts de taxis ont connu une situation inhabituelle. Au tunnel Bel-Air, une dizaine de chauffeurs se sont rassemblés pour empêcher certains véhicules d’accéder au centre-ville avec les clients à bord. Cette mobilisation a perturbé la circulation et traduit la colère des conducteurs.
« Nous avons assez des tracasseries dont nous sommes victimes de la part du service de transport de la mairie et du Bureau 2 », déplore, un chauffeur.
Selon lui, les conducteurs demandent à ces services de mettre fin aux pratiques qu’ils jugent abusives.
Un autre taximan affirme que certains agents opèrent en civil pour contrôler les véhicules. « Ils viennent habillés en tenue civile » déplore-t-il. Et de poursuivre « ces agents s’introduisent brusquement dans nos véhicules et ravissent nos clés de contact pour nous amener à leurs bureaux », témoigne-t-il.
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Il affirme également que certains chauffeurs interpellés seraient contraints de payer des sommes allant de 600 000 à un million de francs congolais. Ces accusations n’ont toutefois pas été confirmées par les services mis en cause.
Les chauffeurs réclament des conditions meilleures
Du côté de l’Association des chauffeurs du Congo (A.C.CO), cette colère traduit un malaise persistant dans le secteur. Un membre de l’association estime que les chauffeurs sont devenus « une proie » pour certains services.
Dans l ‘arrêt qui réunit des taxis du quartier kilobelobe et Kaleja sur Tabora-Maniema, une dizaine d’autres chauffeurs sont en colère. Ici, un inspecteur déplore également les conditions de travail des taximen. Il souligne notamment l’absence de toilettes adaptées, alors que les chauffeurs s’acquittent quotidiennement de différentes taxes. « Au centre-ville, tous les coins sont risqués pour faire descendre les clients. Nous sommes piégés partout » dit-il.
Pour les grévistes, cette mobilisation constitue ainsi un appel à la fin des tracasseries et à l’amélioration de leurs conditions de travail.
Il faut noter que l’autorité urbaine est allée à la rencontre de manifestants afin de calmer la tension. Elle les a ensuite invités ce mardi à l’hôtel de ville à une réunion d’harmonisation.

