Lubumbashi : la société civile exige la délocalisation du dépotoir public de Pengapenga
Le Cadre de concertation de la société civile du Haut-Katanga à travers sa thématique Mines et Environnement, alerte une fois de plus sur la situation environnementale et sanitaire autour d’un dépotoir public. Celui-ci porte le nom de Pengapenga. Il se situe dans la commune Lubumbashi, au quartier Gécamines. La société civile dénonce l’inaction prolongée de la part du maire de la ville. Elle exige la délocalisation immédiate du site.
Derrière le grand séminaire au quartier Gecamines se degage une fumée épaisse. Elle provient en effet de la décharge publique située entre cette infrastructure et la riviere Karavia. On y jette toutes sortes d’immondices venant du quartier et des quartiers environnants. Une équipe déployée à l’entrée de cette decharge par la mairie de Lubumbashi assure la gestion. Elle brûle quotidiennement des tonnes de déchets.
Non loin de là se trouvent des maisons d’habitation, des établissements scolaires, un institut supérieur , des couvents de religieux et des religieuses, et des structures sanitaires.
Dans son communiqué de presse publié ce lundi 19 octobre 2026 à Lubumbashi, la société civile des impacts environnementaux. ” Cette fumée libère du carbone dans atmosphère.” Ce polluant, dit-elle, peut influencer les processus climatiques. C’est notamment la formation des nuages et les régimes de précipitations dans le Haut-Katanga.
La société civile alerte également sur les émissions de gaz méthane (CH₄). Elle indique la décomposition des grandes quantités de déchets organiques libère ce gaz. Selon les données avancées dans le communiqué, son pouvoir de réchauffement est de 28 à 34 fois supérieures à celui du dioxyde de carbone (CO₂).
À cette pollution s’ajoute l’incinération sauvage de déchets dangereux. La société civile signale notamment des bombes d’insecticides qui crépitent et explosent pendant la nuit. Ces détonations perturbent le repos des habitants. Elles portent également atteinte à leur droit au sommeil.
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Six mois d’alertes sans réponse concrète
En outre, la société civile craint les conséquences sanitaires. La population risque de contracter des maladies respiratoire à cause des odeurs que dégage le dépotoir.
Le document rapporte qu’il y a six mois, les responsables du Grand Séminaire Saint-Paul, ceux de l’Hôpital Gécamines Sud et les populations riveraines ont multiplié les cris de détresse et les interpellations. Cependant, l’Hôtel de Ville n’a pris aucune mesure concrète pour délocaliser le dépotoir, déplore encore la société civile.
Face à cette situation, cette structure citoyenne formule trois recommandations à l’endroit de l’autorité urbaine. Elle réclame la délocalisation immédiate et sans condition du dépotoir public de Pengapenga. Elle demande que le site soit éloigné des zones résidentielles, hospitalières et scolaires.
Deuxièmement, elle exige l’interdiction stricte de brûler des déchets à Kasapa, à Kamalondo et à Pengapenga. Elle réclame également des sanctions contre les auteurs de ces pratiques.
Enfin, elle demande l’aménagement urgent d’un Centre d’enfouissement technique (CET) moderne. Cette infrastructure devra être équipée d’un système de captage du gaz méthane. Elle devra aussi empêcher les combustions souterraines et assurer une meilleure gestion des déchets.
À défaut d’une réponse concrète, la société civile thématique annonce des actions citoyennes de grande envergure. Elle compte également utiliser toutes les voies de recours juridiques disponibles pour défendre les droits des populations qu’elle estime opprimées par cette pollution.

