Le Haut-Katanga et le Lualaba concentrent près d’1/4 des unités industrielles
Le paysage industriel congolais évolue. En 2025, le pays comptait 1 226 unités industrielles identifiées. Le chiffre ressort du recensement des entreprises industrielles présenté au Conseil des ministres du 14 août 2026. Dans ce nouveau paysage, le Haut-Katanga et le Lualaba occupent une place importante. Le Haut-Katanga compte 188 unités. Le Lualaba en compte 101. À eux deux, ils totalisent donc 289 unités. Cela représente environ 23,6 % du total national. Kinshasa arrive en tête. La capitale compte à elle seule 264 unités industrielles.
Le compte rendu indique aussi que Kinshasa, le Haut-Katanga et le Lualaba concentrent plus de 54,5 % des unités industrielles en activité. Toutefois, ce pourcentage demande encore à être précisé. En effet, les chiffres détaillés annoncés pour ces trois provinces donnent 553 unités sur 1 226. Cela représente environ 45,1 %.
Plus d’unités qu’en 2017
Pour mesurer cette évolution, il faut revenir quelques années en arrière. En 2017, une enquête du ministère du Commerce avait recensé 833 unités industrielles dans le pays. Parmi elles, 525 étaient en activité. En revanche, 93 étaient à l’arrêt et 215 étaient fermées.
Le Haut-Katanga comptait alors 113 unités. Parmi celles-ci, 75 fonctionnaient. Dix étaient à l’arrêt et 28 étaient fermées. Au Lualaba, l’enquête avait identifié 22 unités. Vingt étaient en activité. Deux étaient à l’arrêt. Aucune unité fermée n’avait alors été recensée.
Depuis, les chiffres ont fortement évolué. Le Haut-Katanga passe ainsi de 113 à 188 unités. Le Lualaba, lui, passe de 22 à 101. Le nouveau recensement ne regarde pas seulement les entreprises qui produisent actuellement. Il identifie également celles qui ont arrêté leurs activités ou qui connaissent une fermeture momentanée. Il distingue aussi les différents secteurs industriels.
Cette réalité existait déjà en 2017. À cette époque, 308 des 833 unités recensées étaient soit à l’arrêt, soit fermées. Le secteur industriel congolais devait donc déjà composer avec une importante fragilité. Aujourd’hui, le nouveau recensement doit permettre de mieux comprendre cette situation.
À Lubumbashi, de nouvelles installations industrielles émergent.
Dans le Haut-Katanga, l’activité industrielle connaît aussi de nouveaux développements. En juillet 2026, trois unités industrielles ont été inaugurées à Lubumbashi. Elles produisent notamment des tubes carrés, des câbles électriques armés et des transformateurs électriques.
L’usine de tubes carrés de SOTRAFER annonce une capacité de 1 500 tonnes par mois. Les deux autres unités appartiennent à Mining Engineering Services, selon les informations communiquées par les autorités. Quelques jours plus tard, d’autres projets ont été annoncés. Ils concernent notamment la production de lubrifiants industriels et de câbles électriques souterrains. Ces investissements illustrent la volonté de développer davantage la production locale.
L’industrie cherche aussi à se diversifier à Kolwezi.
Le Lualaba aussi a de nouveaux projets industriels. En juillet 2026, une mission du Fonds de promotion de l’industrie s’est rendue à Kolwezi. Il s’agissait notamment d’évaluer les projets déjà financés et d’explorer les nouvelles possibilités d’accompagnement.
Dans les projets visités, on compte Mbeko Shamba, une entreprise agro-pastorale située dans les environs de Tenke Fungurume. Elle possède notamment une minoterie et fabrique des aliments pour bétail ainsi que des intrants pour les industries brassicoles.
Le FPI a également évoqué l’extension des activités de Mining Engineering Services à Kolwezi. Le projet porte notamment sur les matériaux de construction, les plaques anodiques, les câbles électriques et les produits sanitaires.
Ainsi, dans les deux provinces, l’industrie ne se limite plus uniquement aux activités directement liées aux mines. Des projets touchent aussi l’agro-industrie, les matériaux de construction et la fabrication de produits destinés au marché local.
Une industrie en pleine évolution
Le recensement de 2025 donne donc une nouvelle photographie de l’industrie congolaise. Le pays compte désormais 1 226 unités industrielles identifiées. Parmi elles, 188 se trouvent dans le Haut-Katanga et 101 dans le Lualaba. Ensemble, les deux provinces représentent près d’une unité sur quatre recensée dans le pays.
Ces chiffres montrent surtout une évolution importante depuis 2017. Cependant, le nombre d’unités ne dit pas tout. Certaines entreprises fonctionnent. D’autres sont à l’arrêt ou en fermeture momentanée.

