Pweto : la superstition autour du choléra vire au drame
Dans le territoire de Pweto , le choléra touche plus de 400 personnes. Cette épidémie est également déclarée dans le groupement Kasama ou une quarantaine des décès ont été enregistrés. Pour les jeunes, cette épidémie serait d’origine mystique et qu’il faut identifier le coupable. Ainsi, ce mardi 29 septembre, des jeunes gens s’en sont pris à une dame accusée d’être à l’origine du choléra et l’ont battue à mort. Quatre parmi eux sont arrêtés. Ils sont détenus dans un cachot de la police au niveau local.
Ce mardi, un groupe des jeunes du groupement Kasama ont pointé du doigt accusateur 5 habitants du village. Ils les accusent d’être à l’origine de l’épidémie de choléra qui sévit dans leur milieu. Pour certains habitants de ce coin, c’est un mauvais sort jeté par les sorciers. Conséquence, sur les cinq personnes identifiées, une dame a été sauvagement tabassée par les jeunes gens et elle en est morte. Une démarche que dénonce la société civile locale. ” Le choléra est une maladie normale pour laquelle les soins sont administrés gratuitement , rappelle Aboubacar , coordonnateur de la nouvelle société civile à Pweto.
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Une expédition nocturne qui tourne au drame
Le chef du Groupement Kasama, Kwakota Bilongo de son côté, dénonce des actes inhumains perpétrés contre la victime Musenga âgée de 47 ans. Il déplore en outre l’attitude de ses administrés qui relie généralement une maladie à la sorcellerie. “Une maladie normale n’existe pas pour eux”, indique-t-il. C’est ainsi que lorsque le choléra a refait surface dans la zone et que plusieurs personnes sont mortes, certains ont toute suite pensé à un mauvais sort, dit-il
Le chef de groupement accuse également les jeunes d’avoir agressé sexuellement la victime qui est sa propre sœur. “Ils l’ont tabassée à coup de bâtons avant de la trainer plus loin de chez elles. Ensuite, ils l’auraient violé sexuellement et l’ont tuée, dit le chef du groupement. De plus, le corps retrouvé dans une maison abandonnée saignait dans ses parties intimes, déplore encore le chef. « Nous demandons que la justice fasse son travail et les auteurs soit puni », conclu ainsi le chef du groupement.
Par ailleurs, la police a réussi à arrêter quatre parmi les auteurs du drame. Les autres ont pris la poudre d’escampette.
Il faut noter que depuis le début de l’année, 2782 cas de choléra dont 96 décès ont été rapportés dans la province du Haut Katanga indique le ministère de la Santé. Actuellement, 25 zones de santé sont touchées par l’épidémie.

