Lubumbashi: la grève du secteur de la santé diversement suivi dans les hôpitaux

Lubumbashi: la grève du secteur de la santé diversement suivi dans les hôpitaux

Annoncée ce jeudi 15 octobre à 8 heures par l’Intersyndicale du Secteur de la Santé en RDC ( ISS-RDC), la grève générale est diversement suivie dans les hôpitaux de Lubumbashi. À Sendwe, les médecins travaillent normalement, tandis qu’à Hakika, certains observent l’arrêt de travail et d’autres poursuivent les soins.

À l’hôpital général de référence Jason Sendwe, les activités médicales se sont poursuivies normalement ce jeudi matin. Les médecins étaient présents à leurs postes et ont assuré leurs tâches habituelles. Au centre de référence, les praticiens ont également continué à administrer des soins aux patients.

Cette continuité des activités intervient alors que l’ISS-RDC a appelé les agents et cadres du secteur à observer une grève générale à partir de ce jeudi.  Selon une source hospitalière ayant requis l’anonymat, des réunions se sont tenues mercredi 14 octobre autour du déclenchement de la grève. « Les pourparlers continuent et c’est à l’issue de ceux-ci que les médecins verront la conduite à tenir », explique cette source.

À Hakika, une grève partiellement suivie

À l’hôpital de référence Hakika, dans la commune de Ruashi, le constat est différent. Le mot d’ordre est partiellement suivi, en raison notamment des appartenances syndicales distinctes des médecins. Ce jeudi matin, les praticiens affiliés au Syndicat des Médecins de la République Démocratique du Congo (SYMECO) et au Syndicat libre des médecins (SYLICO), ne se sont pas présentés à leur service, respectant ainsi l’appel à la grève.

En revanche, leurs collègues membres du SYNAMED ont poursuivi leurs activités. Le gynécologue Emmanuel Mugo Muhiya affirme que son organisation attend encore les instructions de son président national. « Nous, du SYNAMED, nous attendons le mot d’ordre de notre président. Notre mouvement de grève, nous le déclenchons lundi prochain », explique-t-il.

Des revendications professionnelles au cœur du mouvement

À l’origine de ce mouvement, l’ISS-RDC dénonce l’absence de réponses concrètes du gouvernement aux revendications professionnelles des agents et cadres du secteur de la santé. Dans une correspondance adressée au vice-Premier ministre du secteur, l’intersyndicale rappelle avoir transmis un ultimatum le 18 septembre 2026, puis un préavis de grève de sept jours le 30 septembre.

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Les revendications portent notamment sur la promotion en grades, dont la dernière remonterait à 2002. Ils revendiquent aussi la mécanisation au salaire de base et l’alignement à la prime de risque professionnel. Les agents réclament également le réajustement du barème salarial promis depuis octobre 2023. Ils exigent en plus, le paiement des arriérés de prime de risque et la réaffectation des agents en instance d’affectation.

L’ISS-RDC appelle les travailleurs à respecter les consignes syndicales et les dispositions applicables. Elle estime qu’une résolution du différend est nécessaire pour préserver la paix sociale et rétablir la confiance entre le gouvernement et les professionnels de santé.