Lubumbashi : la population environnante salue la délocalisation du dépotoir public Pengapenga
Huit jours après la fermeture du dépotoir public Pengapenga, situé au quartier Gécamines, dans la commune de Lubumbashi, l’ancienne fumée continue encore de s’échapper de ce lieu. Néanmoins, la population se dit satisfaite de la fermeture du dépotoir. Une décision de l’autorité urbaine, prise à la suite de ses plaintes.
C’est depuis le 26 octobre dernier que le dépotoir public Pengapenga a été fermé par la mairie de Lubumbashi. Depuis lors, les deux barrières sont fermées. Le conteneur qui servait de bureau pour la perception de la quittance relative à ce service est vide. De même, l’étendue de terre sur laquelle la population jetait les ordures est restée vide. De plu, les montagnes d’immondices que l’on pouvait apercevoir de loin ont également disparu. Seuls quelques sachets et vêtements qui étaient enfouis et qui avaient échappé à l’évacuation jonchent encore le site. Par ailleurs, les personnes qui s’y rendaient pour ramasser les déchets, les bouteilles usagées et autres objets n’y sont plus.
De plus, aucune présence humaine ou animale n’est visible à cet endroit. Des fils barbelés y ont été érigés pour empêcher les personnes qui tenteraient d’y jeter à nouveau leurs ordures d’y accéder. Comme si cela ne suffisait pas, un grand fossé a été creusé à l’entrée afin de renforcer cette fermeture. Toutefois, de loin, on peut encore apercevoir une petite quantité de fumée qui continue de s’échapper du lieu du dépotoir.
Lire aussi, Lubumbashi : la société civile exige la délocalisation du dépotoir public de Pengapenga
Une satisfaction pour la population
Pour la population environnante, c’est un motif de satisfaction même si la fumée continue à s’y dégrader. Toutefois, celle-ci diminue progressivement jour après jour. Certains étudiants de l’institut Mulolwa ne cachent pas leur contentement. “Nous sommes satisfaits de la décision du maire. Certains jours, la fumée arrivait jusque dans nos auditoires. C’était difficile pour nous de bien suivre les cours”, raconte un étudiant rencontré sur place. D’autres indiquent que ces fumées leur occasionnaient des taux et avaient du mal à bien suivre les cours.
Une habitante du quartier Lido Golf et actrice de la société civile Jacqueline Nseya avait alerté plusieurs fois les autorités sur cette pollution. Aujourd’hui, elle se réjouit de la délocalisation du dépotoir. « Notre santé était en danger permanent. Nous respirons un air pollué par la fumée. Avec cette fermeture du dépotoir, désormais nous respirerons un air sain”, dit-elle.
Il faut dire que la fermeture du dépotoir public Pengapenga est intervenue après plusieurs plaintes formulées par les responsables du Grand Séminaire, ceux du lycée Tshondo, la société civile ainsi que la population du quartier Lido Golf.

