RDC-AMI: Afrewatch fait réfléchir sur l’impact de nouveaux accords miniers sur les droits des communautés et l’environnement

RDC-AMI: Afrewatch fait réfléchir sur l’impact de nouveaux accords miniers sur les droits des communautés et l’environnement

Au cours de la dixième édition de l’Alternative Mining Indaba (AMI) qui se déroule à Lubumbashi du 28 au 29 octobre 2026, l’ONG Afrewatch a fait réfléchir les acteurs de la société civile, les politiques et les scientifiques sur l’impact des accords miniers sur les droits des communautés et l’environnement. Des recommandations ont été également formulées pour que les nouveaux accords apportent une alternative positive face aux destructions causées par l’exploitation du cuivre et du cobalt principalement au Lualaba.

Des accords ont été conclus entre la RDC et la Chine dans le cadre du fameux contrat SICOMINES. Ce dernier reposait sur un échange de minerais contre des infrastructures. Cependant, ces accords de partenariat ont produit des retombées mitigées. C’est par exemple en matière de respect des droits des communautés impactées et de protection des écosystèmes. Pendant ce temps, l’augmentation de la demande en minerais critiques continue d’intensifier l’exploitation. Que faut-il donc faire pour que les nouveaux accords que la RDC vient de signer avec les Américains ne produisent pas les mêmes retombées négatives ?

Pour Afrewatch il y a des risque à craindre

L’ONG Afrewatch lance une véritable alerte sur les risques socio-environnementaux des accords de partenariat stratégique sur les minerais critiques. C’était dans une session parallèle à AMI sous le thème « Les accords de partenariat stratégique conclus par la RDC sur les minerais critiques et la protection de l’environnement ainsi que des droits des communautés locales affectées ». L’ONG a commencé par partager avec les participants les résultats  de quatre études scientifiques réalisées en collaboration avec ses partenaires. Par ailleurs, ses différentes études dans les communautés et les rivières proches des entreprises minières. Cependant, les résultats font état d’une pollution sévère et ont été qualifiés par les participants d’alarmant et d’inquiétant.

Selon le professeur Arthur Kaniki:« le niveau de la pollution en RDC sort de l’ordinaire. Plus on signe les accords, plus les maladies augmenteront dans les populations ». A dit le scientifique de l’université de Lubumbashi dans son intervention.

Pour l’ong Afrewatch le regard doit également tourné dans l’avenir au profit des droits des  communautés et de l’environnement. Selon Jean Pierre Lwamba. « Ces nouveaux accords doivent être une opportunité pour la RDC afin d’améliorer positivement  le cadre légal relatif à la protection de l’environnement et les respects des droits humains». A-t-il déclaré le responsable des droits humains de l’ong Afrewatch dans une interview accordée à Laguardia.l 

Selon le professeur Céline Sikulisimwa de l’UNIKIN, la démarche de l’ONG Afrewatch est salvatrice. Par ailleurs, elle regrette le fait que les accords des autres pays industriels tiennent compte de la santé des populations. Mais également du respect de l’environnement que ceux de son pays. «C’est pourquoi les entreprises exploitent et laissent les dégâts. Il y a lieu de saisir l’opportunité pour corriger ce qui a été mal fait pour préserver les populations et l’environnement autour des industries minières».

la mauvaise gouvernance minière 

Lualaba: l’Ecole du Fleuve Congo et l’ADDL alertent. sur les impacts environnementaux et sanitaires liés aux activités de Luilu Ressource à Noa

Pendant les interventions des uns et des autres, les participants sont restés positivement unanime et positifs. C’est notamment sur la législation dans le secteur minier congolais. Mais aussi le manque d’application des lois qui fait profiter les entreprises que les communautés impactées.