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RDC: rapport des experts de l’ONU les FARDC, Bana Mura et la milice Kamwina nsapu pointés du doigt

Flickr/Monusco/CC

L’Equipe d’experts internationaux sur la situation au Kasaï (EEI) vient de publier son rapport ce 26 juin 2018. Un rapport qui couvre des crimes commis dans cette province de la RDC depuis 2016.  Pour cette équipe les FRDC, Les Bana mura et la milice Kamwina Nsapu ,  sont pointés du doigt comme auteurs.

Ce rapport met en lumière l’ampleur des violences qui ont fait des milliers de morts ainsi que la situation désastreuse des droits de l’homme qui perdure dans la région du Kasaï depuis 2016. Pour ces experts, ce rapport ne « reflète une petite partie des actes et des crimes commis ». Et reste préoccupée du faible niveau d’attention accordé à cette tragédie et de l’insuffisance des moyens pour y mettre fin.

Pour cette équipe, les auteurs sont connus, il s’agit des forces de défense et de sécurité, la milice Kamuina Nsapu et les milices Bana Mura ont commis de multiples atrocités, y compris de nombreux cas de violences sexuelles et des exactions contre les enfants, pouvant être qualifiées de crimes contre l’humanité ou de crimes de guerre.

« La réaction initiale des FARDC face à la milice Kamuina Nsapu a été brutale. Avec l’arrivée des renforts fin 2016, il y avait 7000 militaires au Kasaï qui n’ont pas réussi à stopper l’expansion rapide de la milice. ». Sur le territoire de Kamonia, province du Kasaï, les FARDC ont conduit des opérations avec le soutien des milices Bana Mura. Vers la fin de l’année 2017, les autorités ont commencé à réduire le nombre de troupes au Kasaï. Les miliciens Kamwina Nsapu sont également considérés comme auteurs des crimes.

Ainsi l’équipe des experts recommande « d’engager dès maintenant la lutte contre l’impunité par la sanction des crimes les plus graves commis par tous les acteurs impliqués dans la crise. Et rendre justice aux victimes et favoriser la réconciliation, la seule sanction des crimes les plus graves ne sera pas suffisante.

Elle recommande aux autorités de s’engager dans un processus inclusif de justice transitionnelle visant établir la vérité, identifier les causes profondes de la crise et apporter réparation aux victimes afin d’assurer la réconciliation, de respecter leurs engagements internationaux et d’appliquer les lois en vigueur. Mais aussi de renforcer la capacité des auditorats militaires du Kasaï afin qu’ils puissent enquêter poursuivre et juger les auteurs, y compris les plus hauts responsables, des nombreux crimes internationaux commis au Kasaï depuis 2016.

En rappel, le 23 juin 2017, le conseil de sécurité avait décidé de créer, par la résolution 35/33, pour une période d’un an une  équipe des experts internationaux  sur la situation du Kasaï.

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