RDC: des femmes soutiennent leurs foyers grâce à la vente des légumes

RDC:  des femmes soutiennent leurs foyers grâce à la vente des légumes

Elles parcourent des dizaines des kilomètres pour arriver au champ ou elles cultivent les maniocs et patate douces et autres pour se procurer les légumes qu’elles revendent parfois au marchée du village Mbungu Mbungu ou le long de la route Likasi.

Animées par l’instinct naturel de survie, ces femmes démunies pour la plupart sont nombreuses le long de la route Likasi aux alentours du village Mbungu Mbungu pour vendre leurs légumes aux passagers à bord de véhicules empruntant cette route pour ainsi subvenir aux besoins de leurs familles.

Une chose est vraie ce qu’elles ne sont pas faibles et vulnérables comme l’image qu’on leur a toujours attribuée.

Chantale MWANSA mariée et mère de huit enfants, cultivatrice depuis 17 ans et en même temps vendeuse de légumes au marché Mbungu Mbungu nous explique que, lorsque la vente des légumes ne marche pas ; elle se rend en brousse, coupe du bois et en fais des braise qui produisent ainsi 3 sac qu’elle vend à 10.000 franc congolais un sac. « La vie est difficile à bungubungu, nous cultivons mais c’est une faible production à cause de l’insuffisance de semence, fertilisants, les moyens financiers sont très limite, c’est pourquoi je vends souvent des légumes pour payer les études de mes enfants et aussi les soins médicaux. »Comme souvenir, Chantal MWANSA a déjà payé une parcelle avec le bénéfice issue de son commerce des légumes.

Nadine KYUNGU la quarantaine révolue, se rend chaque matin au village MWANJI situé à 30 km de Mbungu Mbungu ; elle déplore pour sa part le mauvais état de la route. «Au lieu de faire une heure de trafic pour arriver au champ, nous faisons deux heures et demie ; surtout pendant la saison pluvieuse ». Malgré cet état de route, Kyungu est fière de son métier, « j’aime mon travail par ce que je me retrouve, je ressoude le problème de mon ménage, la scolarité de mes enfants, j’ai même achète une parcelle et je paie le loyer.»

Quand a MUSEBA mariée et mère de 6 enfants, vendeuse de légumes au marché bungubungu il y a de cela 5 ans, le peu qu’elle gagne aide juste à nourrir sa famille. « Ici chez nous a bungubungu la vie est un calvaire, mon mari ne travaille pas c’est moi le moteur de la maison, avec le peu que je gagne, j’achète juste la nourriture chaque soir, je m’efforce à payer frais scolaire des enfants fixée à 6000 francs congolais. C’est ne pas tous mes enfants qui étudient sur les cinq qui sont en âge de scolarité il y a que trois qui vont à l’école ».

Vendre des légumes c’est pénible mais ça ne demande pas des millions, il suffit juste d’avoir de la passion et avec un peu d’argent seulement on y arrive, nous a affirmé une autre dame assise sous un parapluie avec des légumes en mains elle déclare avoir hérité ce métier de sa mère qui fut pour elle un modèle. « Ma mère à payer toute ma scolarité seulement en vendant des légumes, je suis orpheline de père depuis mon jeune âge, jamais je n’ai raté d’aller à l’école par manque de payer le minerval j’étais toujours en ordre, J’ai eu mon diplôme en pédagogie ».

Enseignante dans une école primaire, mariée et mère de trois enfants Sylvie BOFWA enseigne le matin et vends des légumes l’après-midi « c’est tous ce que je peux faire comme commerce dans ma vie car J’ai des bons souvenir et moi-même je suis un produit de ce commerce ».

 

La plupart d’entre ces femmes font d’énormes sacrifices pour leurs familles, elles passent plusieurs heures debout sur la route Likasi à attendre des potentiels clients au passage des véhicules sur ce tronçon. Un exercice qu’elles observent chaque jour pour un revenu insignifiant selon elles ; à chaque fois qu’un véhicule passe, elles courent à sa rencontre sans penser aux risques d’accidents qui les guettent.

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