Lubumbashi : à la veille du retour de Moïse Katumbi, la société civile lance un appel à la paix

Lubumbashi : à la veille du retour de Moïse Katumbi, la société civile lance un appel à la paix

Dans un mémorandum adressé aux membres du conseil de sécurité de la province, les organisations de la société civile du Haut-Katanga craignent que l’arrestation éventuelle de Moïse Katumbi  dès son arrivée puisse engendrer des troubles à travers la République.

Pour ces organisations, depuis que la plateforme électorale « Ensemble pour le changement » a annoncé le retour de son président, Moïse Katumbi dans la ville de Lubumbashi, pour ce vendredi 03 Aout, cette nouvelle mobilise des centaines des milliers de Lushois, ainsi que des habitants d’autres provinces de la RDC qui espèrent voir Moise Katumbi se rendre à Kinshasa pour déposer sa candidature à l’élection  présidentielle.

Cependant ces organisations rappellent que le tribunal de paix de Lubumbashi Kamalondo, avait prononcé une condamnation de trois ans  de prison, assortie  d’une clause d’arrestation immédiate contre Moise Katumbi que le parquet général de Lubumbashi pourrait exécuter. Mais ces organisations rappellent également que toutes les poursuites judiciaires contre Moise Katumbi dont celle ayant abouti à sa condamnation s’inscrivaient dans le contexte d’une crise politique nationale de légitimité résolue en son temps par l’accord global et inclusif signé le 31 Décembre 2016 par les délégués de la Majorité Présidentielle (MP) ,et ceux de l’opposition politique réunis au sein du Rassemblement de l’opposition(RASSOP), ainsi que de la société civile grâce aux bons offices de l’église catholique à travers la CENCO.

Elles invitent, par ailleurs, le conseil de sécurité de la province, à appliquer le chapitre V de l’accord politique portant sur la décrispation politique conformément aux missions dévolues à la province de veiller à la paix et à la sécurité selon l’article 203 de la constitution qui traite de la compétence concurrente du pouvoir central.

Les organisations signataires du dit mémorandum recommandent au conseil provincial de sécurité de s’inscrire dans la suite logique d’actes constituant la jurisprudence au niveau national. Elles sont également convaincues qu’il est de l’intérêt supérieur de la Nation d’appliquer le Chapitre V sur la décrispation politique en privilégiant la paix et la sécurité dans le pays et à participer au bon déroulement des élections prévues en Décembre prochain.

Ce mémorandum a été lu par le porte-parole du cadre de concertation de la société civile du Haut-Katanga et déposé au ministère de l’intérieur, à la police nationale congolaise, au cabinet du gouverneur, à la mairie de Lubumbashi, avec copie à la MONUSCO (Mission des Nations-Unies pour la stabilisation du Congo).

 

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