EPST: l’épée de Damoclès sur la tète des enseignants

EPST: l’épée de Damoclès sur la tète des enseignants

Au cours de sa première  rencontre avec les Gestionnaires des Écoles conventionnées  ce mercredi 18 janvier 2023, Tony Mwaba tape le poing sur la table. Désormais, tout enseignant qui manifeste ou fait la  grève illégalement sera  désactivé.  Le ministre de l’Enseignement primaire et secondaire   insiste sur la pérennisation de la gratuité de l’enseignement, surtout dans les écoles conventionnées.

Tony Mwaba  a également insisté sur la lutte contre les activateurs dans son secteur. Dorénavant, tout dérapage ne sera pas toléré. « Désormais, une fois identifiée sur la rue, pour préjudicier  la formation des enfants qui est abandonnée dans les salles de classe, la sanction sera la désactivation. C’est la confession religieuse qui va les prendre en charge jusqu’à ce qu’ils reviennent à l’ordre, a dit Tonny Mwaba. Toutefois , la désactivation d’un enseignant n’est pas synonyme  de sa révocation.  Il faut dire que cette mesure concerne tous les enseignants sans exception, confie un conseilleur du Ministère de l’EPSPT.

Le ministre annonce cette mesure suite à des récentes manifestations des enseignants à son cabinet.  Pour lui , ces manifestations étaient illégales.  Car selon lui, violent des dispositions légales.  »Aucun enseignant n’a le droit d’abandonner les enfants en classe pour venir manifester sur la rue. À moins qu’il soit membre de la délégation syndicale. Qu’à cela ne tienne, même s’il est de la délégation syndicale, il doit avoir un ordre de mission », a martelé le professeur Tony Mwaba Kazadi.

Pour le Ministre, les enseignants des écoles conventionnées , une fois entérinées , deviennent des agents de l’État. « Pour cela, j’attends de vous le rendement meilleur fondé sur les résultats  », a-t-il encore dit.

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Cavalière

Toutefois, des syndicalistes trouvent cavalière cette décision du ministre. Jimmy Yav  président provincial du syndicat des écoles conventionnées protestantes du Haut Katanga, parle d’intimidations.  » On ne peut pas gérer un secteur par les biceps. L’enseignement est régi et par des lois spécifiques et le code du travail.  Dans ce domaine, tout doit être sujet à des négociations », a-t-il dit.  Et d’ajouter encore, « s’il désactive ,c’est illégal ».

Un point de vue que partage également Banza Mokili.  Il est aussi syndicaliste. Il est président du syndicat des écoles conventionnées catholiques dans le haut Katanga. Ce syndicaliste  insiste sur l’illégalité de la mesure.

Il faut dire que désormais, c’est comme une épée de Damoclès sur la tête des enseignants des écoles conventionnées. Car ceux-ci s’illustrent avec les arrêts des cours . Si le Ministre maintient sa décision , ils risquent fort de perdre leur salaire pour un temps.