La gestion de la menstruation, un sérieux problème dans les écoles

La gestion de la menstruation, un sérieux problème dans les écoles

En marge de la célébration de la journée internationale de la sensibilisation sur l’hygiène menstruelle le 28 mai dernier, l’ONG vision mondiale a organisé ce 31 mai à Lubumbashi une journée de sensibilisation.  Cependant, la question de l’hygiène menstruelle demeure jusque-là un problème sérieux au sein des écoles tant publiques que privées de Lubumbashi. Les cabines d’hygiène menstruelle pour  filles sont quasi inexistantes dans les établissements scolaires.

Les  filles éprouvent d’énormes difficultés pendant leur période. C’est par exemple Sarah Ngoie Kabedi élève de la sixième à l’école primaire Saint augustin.

« J’ai eu mes premier règles à l’âge de 12ans. Dans mon école, les cabines hygiène menstruelle n’existent pas. Etant en sixième, nous restons à l’école presque toute la journée. Alors pendant la période de mes règles, je souffre par manque d’endroit où je peux me changer. Pour éviter les dégâts, je m’habille doublement le matin avant de quitter la maison. Ce qui me permet de tenir toute la journée. Parce que, s’il y a débordement, les garçons vont se moquer de moi ».

Pendant que les garçons  stigmatisent les filles à l’école lors de leurs règles, Juve Windang Mujing, âgé de 13 ans, a pris conscience . Il s’ est engagé à aider les filles  plutôt que de se moquer d’elles. « La première fois quand j’ai vu dans ma classe une fille avec du sang, j’étais choqué. Mais l’enseignant nous a fait comprendre que c’est normal. Et j’ai compris que ce qui arrive aux filles, ce n’est pas de leur faute, c’est l’organisme et c’est  Dieu qui les a ainsi créées . Au lieu de se moquer d’elles, moi,  Je préviens la maitresse que telle  fille a les règles et qu’il faut l’amener à la direction pour la secourir, étant donné qu’il n’y a pas de structures appropriées ».

Ainsi, Juve Windang Mujing demande au gouvernement congolais la construction des cabines hygiène mensuelle dans les écoles et même à l’université.

Les écoles et les mesures préventives

Lire aussi,https://magazinelaguardia.info/2022/06/14/lubumbashi-la-menstruation-un-frein-a-leducation-des-filles/

Sompo Karaj Directrice de l’école primaire Matembo et Kabulo Doudou Directeur de Mairie notre secours,  affirment que leurs écoles n’ont pas ces  infrastructures destinées aux filles. Toutefois, Mme Sompo assure que les filles sont prises en charge.

« Lorsque  nous avons des cas de menstruation à l’école, il y a une dame qui s’occupe des enfants. Dans notre école, nous avons deux blocs sanitaires, un,  pour les filles et un pour les garçons.  Comme mesure de prévention, notre école ne manque jamais des bandes hygiéniques, du savon et un sceau ».

Ainsi, pour relever le défis l’ONG  Vision mondiale a intégré la thématique menstruation dans son projet technique eau, hygiène et assainissement.

https://magazinelaguardia.info/2022/06/14/lubumbashi-la-menstruation-un-frein-a-leducation-des-filles/

De ce fait  Vision mondiale mène un plaidoyer auprès du gouvernement. Ceci, pour que chaque école puisse avoir un point d’eau fonctionnelle. Et aussi des installations sanitaires  équipées d’une cabine pour  la gestion menstruelle.

A noter que le thème pour la célébration de la journée de la sensibilisation sur la menstruation est  » Faire de la menstruation un élément normal de la vie d’ici 2030 »,