Lualaba: 2 morts par balle à Kakanda ,ADID exige une enquête
Deux civils ont été tués par balle à Kakanda, dans la province du Lualaba, ce jeudi 05 mars. Cet incident a provoqué une vive émotion au sein de la population de cette cité minière. Face à cette tragédie, les organisations de la société civile, notamment Action pour le développement intégral et durable (ADID), appellent les autorités à diligenter une enquête indépendante et à garantir la sécurité des habitants.
En effet, deux habitants ont perdu la vie les 4 et 5 mars dans ces circonstances tragiques. D’abord, ce mercredi,un militaire a tiré à bout portant sur Dyddo Tshimanga Sakawila, un membre de la coopérative des négociants de Kakanda. Il s’opposait à une barrière illégale érigée sur la route de Sapin 1. Il a été transporté à l’hôpital Boss Mining où il a succombé suite à une hémorragie interne.
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Le lendemain de cette situation, la population n’est pas restée indifférente. Elle est descendue dans la rue afin de manifester son mécontentement. C’est alors que Kabinda Mufuka Naomie a été touché par des tirs à balles réelles devant le bureau administratif de la cité de Kakanda. Plusieurs autres personnes ont été blessées, un camion a aussi été incendié et des actes de vandalisme ont été constatés. Ceci a provoqué un arrêt temporaire des activités économiques locales.
Les activités socioéconomiques restent fermées à Kakanda
Par ailleurs,l’ONG ADID s’est rendue sur place afin de recueillir les informations et les témoignages de la population. Cette organisation de la société civile condamne fermement ces violences. Elle rappelle également que le droit à la vie est garanti par la constitution congolaise ainsi que par plusieurs organes internationaux. Actuellement la cité est calme. Cependant, les activités n’ont pas encore repris à Kakanda . » Ce matin tous les bureaux administratifs du service public sont fermés. Et les prévenus qui étaient au cachot de la police nationale se sont évadés, rapporte Martin Mwamb de l’ONG ADID.
Ainsi, ADID, recommande aux autorités d’ouvrir sans délai une enquête par l’auditorat militaire. Elle sollicite également la mise en place d’une commission d’enquête qui va inclure la société civile. En outre, elle demande à l’assemblée provinciale de dépêcher à Kakanda une mission parlementaire. L’ONG ADID appelle aussi au respect de l’usage proportionnel de la force par les services de sécurité. Toutefois, cette organisation exhorte la population à privilégier les voies pacifiques et à la chefferie de Bayeke d’assister les familles des victimes.

