Lubumbashi: deuxième jour sans cours dans les écoles publiques
Au deuxième jour de la reprise des cours après les vacances de Pâques, la situation reste inchangée dans plusieurs écoles publiques de Lubumbashi. Comme hier lundi, les établissements sont restés totalement paralysés en raison de l’absence généralisée des enseignants. Les élèves, venus dans l’espoir de reprendre les cours, ont une fois de plus été renvoyés chez eux sans avoir étudié.
Dans plusieurs écoles, les salles de classe sont restées fermées, confirmant la poursuite du mouvement de protestation des enseignants. Aucun encadrement pédagogique n’a été assuré. À l’école primaire Imara, par exemple, les élèves étaient dans les salles, d’autres dans la cour de l’école. Quelques élèves du lycée Tuendelee étaient devant la barrière de Imara en attendant leurs frères.
Cette situation plonge les élèves dans l’attente et l’incompréhension. « On vient depuis hier, mais il n’y a toujours pas cours » confie un élève rencontré devant l’école primaire Imara.
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Du côté des enseignants, certains ont accepté de s’exprimer sous anonymat pour expliquer les raisons de leur absence. « Nous ne pouvons pas continuer à travailler sans être payés. Cela fait deux mois que nous attendons nos salaires », explique l’un d’eux. Un autre ajoute : « Nous ne vivons que grâce à cet argent-là. L’État ne nous prend plus au sérieux. Nous n’avons plus de date fixe de paiement. C’est pourquoi nous avons eu ces deux jours d’arrêt de cours. »
Par ailleurs, les parents, de leur côté, s’inquiètent de plus en plus face à cette situation qui perdure. Beaucoup redoutent un impact négatif sur la progression des élèves et sur le calendrier scolaire. « La situation devient préoccupante. Nous voulons que les enfants reprennent les cours rapidement. Si les enseignants réclament leur salaire, que l’État verse leur rémunération », dit un parent rencontré devant l’école.
Une reprise de cours annoncée pour ce 15 avril
À l’origine de cet arrêt de cours, les enseignants réclament toujours le paiement de leurs salaires des mois de février pour certains et du mois de mars. Ils exigent également de l’État une date fixe de la paie. Cette revendication reste au cœur des discussions entre les syndicats et les autorités compétentes. Cependant, une évolution semble s’annoncer. Le syndicat des enseignants a annoncé qu’une reprise des cours est prévue pour demain mercredi 15 avril. Les élèves et les parents , eux, gardent l’espoir d’un retour à la normale dans les écoles publiques.

