Changement de la constitution, le MC la Lucha donne sa position

Changement de la constitution, le MC la Lucha donne sa position

Des nouvelles réactions au sujet du changement de la constitution en RDC continuent à se faire entendre. Ce vendredi 01 mai 2026, le mouvement citoyen la Lucha  dit s’oppser au changement ou à la révision de la constitution. C’était au cours de la conférence de presse organisée à Lubumbashi à l’occasion de la célébration de 14 ans d’existence du mouvement citoyen Lucha .

Dans une déclaration ferme, le mouvement citoyen Lucha s’est opposé à tout changement ou révision de la Constitution en République démocratique du Congo. « Nous réaffirmons en ce moment notre opposition ferme à l’initiative de la révision ou du changement de la Constitution. Et nous exhortons respectueusement le Président Félix TSHISEKEDI d’honorer l’esprit de son serment. Ceci, en abandonnant promptement ce projet dangereux qui du reste constitue une pire provocation. »

Lucha pose le  principe selon lequel, on ne change pas les règles en plein jeu. La Constitution actuelle, rappelle-t-elle, a permis l’accession au pouvoir des institutions en place. Par conséquent, la modifier en cours de mandat serait, d’après le mouvement citoyen, une manœuvre visant à prolonger le pouvoir sous une autre forme.

Duc Mbuyi membres du mouvement citoyen Lucha insiste sur la légitimité du texte fondamental. Il souligne que cette Constitution a été défendue au prix de vies humaines. Ainsi, toute tentative de révision pour des intérêts politiques serait, dit-il, « un cynisme inacceptable ».

La Lucha refuse donc catégoriquement ce qu’elle considère comme une remise en cause de l’ordre constitutionnel.
Par ailleurs, Duc Mbuyi écarte tout lien entre la révision constitutionnelle et les défis sécuritaires à l’Est du pays. Selon lui, la guerre ne justifie pas un changement de la loi fondamentale. Il appelle plutôt l’État congolais à assumer ses responsabilités régaliennes et à mobiliser les moyens nécessaires pour défendre l’intégrité du territoire.

Face à cette situation, le mouvement citoyen annonce une riposte. Toutefois, Duc Mbuyi précise que la lutte restera pacifique. La Lucha compte utiliser les mécanismes légaux prévus par la Constitution elle-même. Cela inclut notamment l’organisation de marches et de manifestations citoyennes, conformément à l’article 26 qui garantit la liberté de manifester.

Trois questions soulevées

Dans le même déclaration, Lucha a soulevé trois autres préoccupations. Elle a abordé la question sur la souveraineté migratoire. Lucha estime que la RDC  ne peut être traitée comme une terre de relocalisation pour des populations rejetées ailleurs. D’après le mouvement citoyen des millions congolais vivent dans le déplacement forcé.  Pour Lucha, toute politique migratoire doit respecter la souveraineté nationale de la RDC. Elle doit respecter également les besoins fondamentaux du peuple congolais en premier et pas l’inverse.

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En ce qui concerne les  initiatives diplomatiques en cours relatives à la guerre à  l’Est du pays, Lucha  condamne l’occupation persistante d’une partie du territoire national par l’AFC /M23, soutenu par le Rwanda. Elle demande au gouvernement d’assumer sa responsabilité première. A savoir, défendre l’intégrité du pays. Et d’ajouter, la récupération des territoires occupés au travers la restauration de l’Autorité effective de l’Etat dans les zones sous occupation des rebelles.

Il faut noter qu’en ce 14 anniversaire de lutte pour le changement,  Lucha a rendu hommage à ses 5 membres tombé au front pour la lutte pour la justice, la dignité et la démocratie. Il s’agit de Luc Nkulula, brûlé vif, Obadi Muhindo, abattu par l’armée congolaise et Freddy Kambale. Sur cette liste s’ajoute, Lafontaine Katsurahande et Mumbere Ushindi, tué par la police nationale congolaise

Par la même occasion Lucha a appelé à la libération de ses membres détenue à Bunia par les autorités militaires.