Lubumbashi: « Nelly Kanteng la résiliente », un film porteur d’espoir

Lubumbashi: « Nelly Kanteng la résiliente », un film porteur d’espoir

Un film documentaire de plus d’une heure avec comme titre « Nelly la résiliente » a été projeté ce mardi 28 avril 2026 au bureau Wallonie-Bruxelles dans la ville de Lubumbashi. Le film relate la vie de l’écrivaine Nelly Kanteng depuis la naissance en tant que personne normale jusqu’à ce qu’elle devienne handicapée moteur. Le documentaire parle des moments sombres de Nelly, et finit avec l’apogée. Plusieurs personnes valides et invalides ont pris part à cette activité. 

Le film documentaire « Nelly la Résiliente » commence avec l’image de la ville de Lubumbashi. Nelly Kanteng est ensuite vue dans un véhicule circulant sur l’avenue Tshangalalele, près du carrefour, à Lubumbashi. Elle est installée sur le siège arrière. Son premier geste dans le film, c’est de sourire. Elle sourit, sourit encore .

L’histoire commence à sa naissance. Nelly est un bébé comme tous les autres. Une photo le montre couvert et tenu dans les bras par sa mère. Son père est debout juste à côté. Tous deux penchés, les yeux fixés sur l’enfant. La joie se lit sur le visage des parents.

Mais tout bascule à l’âge de deux ans. Le film présente la petite fille assise sur une petite chaise adaptée à son âge, tandis que ses frères et sœurs sont tous debout. Ensuite, elle ne quittera plus jamais la chaise roulante. En effet, la fillette avait contracté la poliomyélite qui a paralysé ses membres inférieurs.

Malgré tout, la petite Nelly, devenue adulte, reste debout. « J’étais une personne inconnue, méprisée, délaissée. Mais lorsque j’ai pris conscience que je pouvais aussi apporter quelque chose à la société malgré mon handicap, j’ai commencé à écrire. »

 

Pourquoi ce titre

Le titre du documentaire « Nelly la résiliente » est un message fort lancé aux personnes valides et invalides. Selon cette écrivaine lushoise, le film montre la force et la capacité qu’ont les personnes vivant avec handicap de se relever et de surmonter leur état physique.

Dans le film, Joseph Kanteng Nawej, père biologique de Nelly, raconte que voir l’enfant perdre sa mobilité , a été pour lui, un choc. « Nous avons été voir les médecins spécialistes des différents hôpitaux. Nous avons prié pour que notre enfant puisse remarcher, mais Dieu ne nous a pas écoutés », dit-il dans le film.

A Lire aussi, Le festival du film Européen à la quête du public Lushois

Cependant, la famille n’a pas négligé Nelly Kateng. Au contraire, un si grand amour et une attention particulière lui ont été accordés. Mais tout n’était pas rose pour cette jeune fille. Pendant la puberté, la tentation du suicide lui passe par la tête, raconte-t-elle. « J’étais tout le temps enfermée dans la maison, pendant que les autres enfants marchaient. Après, j’ai pris conscience que je pouvais faire quelque chose. J’ai réalisé qu’en moi, il y avait des potentialités que je pouvais exploiter. »

Ainsi, Nelly commence d’abord par chanter dans une chorale. Ensuite, elle prend goût à la littérature Ses deux ouvrages « Iriss la vie comme elle change » et « L’amour au rendez-vous » sont publiés.

Émotions

Après la projection du documentaire, l’émotion était grande dans la salle. Les plus touchés par l’histoire n’ont pas caché leurs sentiments. Marie Justine MPAKA Babeki se dit marquée par le courage, la détermination de Nelly malgré son état physique. « Nelly nous enseigne que nous ne devons pas être des femmes qui se lamentent, qui se plaignent. Il faut toujours garder espoir. »

De son côté, la religieuse Pétronille Chibelushi, marraine de Nelly, apprécie l’amour que les parents portent à leur enfant et qui continue jusqu’aujourd’hui. « Nelly est toujours souriante. Il y a l’auréole autour de sa tête qui nous attire. Nous apprenons beaucoup d’elle. Surtout le fait de s’accepter comme elle. »

Le film s’est terminé par un conseil de Nelly Kanteng. « Malgré son handicap, nous avons toujours quelque chose à offrir aux autres. Comme moi, j’offre mon sourire aux autres. »

Il faut dire que le documentaire a été produit par Héritier Twite, mais financé par Nelly Kanteng.