Kafira: multiplicité des barrières, une ONG dénonce la tracasserie

Kafira: multiplicité des barrières, une ONG dénonce la tracasserie

Presque deux semaines après le démantèlement des barrières à Pweto sur la route Lukonzolwa par le gouverneur intérimaire après la mort d’un enseignant. Ce vendredi 22 mai, la société civile Nouvel Espoir alerte sur une sizaine des barrières érigé par les militaires sur la route Lukafu- Minga dans le territoire de Kasenga secteur de la Kafira. Ces militaires ont été envoyés dans cette partie du pays il y a de cela deux mois. Le but était de renforcer la sécurité. La société civile locale dénonce des tracasseries contre la population. Car cette pratique perturbe la circulation des habitants. 

Kawanda Balzac est  coordonnateur exécutif de la société civile Nouvelle Espoir dans le secteur de la Kafira. Un village situés à six kilomètres du bureau du secteur de Kafira. Selon cette source, plusieurs barrières ont été installées dans différents villages situés le long de cet axe routier. Il affirme que deux barrières sont visibles sur la route Lukafu. Une autre est signalée à Lutandula. Une quatrième se trouve à Nombela. Une cinquième est installée à Lubanda. Au total, six barrières sont opérationnelles sur cette route.

La route Lukafu-Minga mesure environ 90 kilomètres. Depuis Minga jusqu’à Lubumbashi, il faut encore parcourir près de 90 kilomètres. La distance totale entre Lukafu et Lubumbashi est donc estimée à 180 kilomètres.

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L’exigence pèse sur les frais de transport

Cependant, la présence de ces barrières crée de nombreuses difficultés pour les habitants, s’indigne la sociétécivile. Les militaires exigeraient 2 000 francs congolais à chaque motocycliste qui traverse une barrière. Les passagers transportés sur les motos doivent également payer 1 000 francs chacun.
Ainsi, les motards sont les plus touchés. Les habitants dénoncent des paiements imposés à chaque passage. Cette situation augmente le coût du transport et pénalise les voyageurs qui empruntent régulièrement cette route,  indique Balzac Kawanda.

« La circulation pour la population est tellement compliquée avec les droits des barrières qui sont chaque fois exigés par les militaires », a déclaré Kawanda Balzac.

Par ailleurs, le coordinateur de la société civile affirme que chaque position militaire compterait environ quinze soldats. Selon lui, la présence des militaires ne se justifie plus dans cette zone jugée calme depuis plusieurs mois.

En effet, dit Balzac, aucun mouvement de groupes armés n’est actuellement signalé dans cette partie du territoire de Kasenga. Pour cette raison, la société civile demande au gouvernement provincial et aux autorités militaires de retirer ces éléments déployés dans la zone.
« S’il y a lieu, qu’on puisse les récupérer. En cas de danger, le gouvernement peut toujours crier l’alarme et puis ils reviennent », a ajouté Kawanda Balzac.

D’après lui, les sensibilisations et les rappels à l’ordre ne suffisent plus. Il estime que les tracasseries persistent malgré plusieurs dénonciations faites par les habitants.