Haut-Katanga :Y aurait-il pollution de la rivière Kasonta par Somika?

Haut-Katanga :Y aurait-il pollution de la rivière Kasonta par Somika?

Depuis le mardi 02 juin dernier, l’Institut de recherche en droits humains, IRDH en sigle s’est dit préoccupé par des incidents environnementaux survenus les 26 et 29 Avril 2026, au sein de la Société Minière du Katanga ( Somika). Selon cette structure de la société civile, l’entreprise Somika S.A.S aurait déversé des influents acides issus de ses installations dans la rivière Kasonta. Chose que rejette l’entreprise incriminée.

Dans son communiqué de presse rendu public le mardi 02 juin dernier, l’Institut de recherche en droits humains dit avoir été saisi par les communautés du Village Kwampisha. Selon ce document, ces communautés vivant à proximité de l’usine de l’entreprise Somika se sont mises ensemble avec l’Institut national pour l’étude et recherches agronomiques pour dénoncer des incidents environnementaux seraient survenus dans leurs milieux. Ces communautés sont allées auprès de l’IRDH pour solliciter une assistance juridique et plaidoyer.

Par ailleurs, le communiqué de presse de l’IRDH indique qu’il y aurait déversement important d’effluents acides issus de Somika vers le village. «Après avoir inondé remarquablement l’unique route de Kwampisha, ces acides se sont répandus dans la rivière Kasonta, affluent de la rivière Kibunduka » a écrit Maître Hubert Tshiswaka, Directeur de l’IRDH. Celui-ci ajoute « ces eaux sont d’abord retenues dans le lac artificiel de l’INERA.» et de renchérir « c’est avant de circuler dans 208 étangs piscicoles et de déboucher dans les canaux d’irrigation qui arrosent les plantes et légumes.»

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Pour l’IRDH, ces faits sont constitutifs d’une violation grave du droit de l’environnement sain garanti par le code minier. Il évoque ses articles 204 et 258. Il note aussi l’article 53 de la constitution en vigueur qui stipule que tout congolais a droit à un environnement sain et propice à son épanouissement intégral.

Somika rejette ces allégations

Dans son communiqué de presse publié ce jeudi 04 juin, la société Somika sas s’inscrit en faux contre les allégations contenues dans le communiqué de l’IRDH. Ainsi, à la suite de ces allégations, les experts de Somika se sont rendus à l’lNERA Kipopo. L’objectif de cette descente effectuée le 03 juin dernier, est de vérifier la véracité de ces allégations. « Les analyses effectuées sur plusieurs sites ont révélé des valeurs de pH comprises autour de 8. Ça indique des eaux neutres à légèrement basiques et conformes à la réglementation en vigueur » peut-on lire dans ce communiqué. En outre, ce document précise que les observations ne mettent en évidence aucun signe de pollution acide des cours d’eau ou des zones agricoles environnantes.

Que s’était-il passé à l’usine de Somika sas

Selon toujours ce communiqué, la société minière du Katanga indique que l’incident signalé concernait la perforation d’un tuyau transportant une solution anodique chaulée provenant de l’usine de traitement. « Ce tuyau a été rapidement remplacé. Il ne s’agit donc pas de la rupture d’un bassin de rejets liquides » renseigne ce communiqué. Toutefois, Somika éclaire l’opinion publique sur la matière blanche observée au bord de la rivière. « Les dépôts blancs observés correspondent à du gypse issu du traitement des effluents à la chaux et ne constituent pas une preuve d’acidité.»

De ce fait, Somika sas note que les allégations de l’IRDH ne s’appuient sur aucun fait réel. Par ricochet cette société minière indique qu’il n’y a pas pollution. Car, renchérit-elle « la pollution indique des impacts déterminés par un laboratoire agréé et homologué dépassant les seuils admis par le code minier et le règlement minier en vigueur en RDC.»