L’Intersyndicale denonce la liscalisation des indemnités de fin de carrière 

L’Intersyndicale denonce la liscalisation des indemnités de fin de carrière 

Depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, la République démocratique du Congo a mis en place une nouvelle fiscalité qui concerne les personnes physiques. Il s’agit de l’impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPP). Cet impôt est perçu sur tous les revenus, même sur les indemnités de fin de carrière et de licenciement. Pour l’Intersyndicale de l’ex-province du Katanga, le taux de cet impôt est plus qu’exorbitant. 

 Dans un mémorandum adressé aux plus hautes autorités du pays, l’Intersyndicale du Grand Katanga demande la suspension de cette mesure qu’elle juge socialement injuste et économiquement pénalisante pour les futurs retraités.

En effet, l’article 68 de l’ordonnance-loi n°23/053 du 30 novembre 2023 portant réforme fiscale établit la liste de tous les revenus des personnes physiques imposables. La Direction générale des Impôts en a déjà déterminé de taux. « L’impôt sur le revenu des personnes physiques est calculé par application du barème à taux progressifs . Et cela sur le revenu net global, qui est la somme de revenus nets catégoriels. Indique-la,DGI, sur son portail. Selon cette régie, le barème varie entre 3 % et 40 % et c’est selon la tranche de revenus.

Lire la suite:RDC: tout savoir sur les nouvelles impositions IS et IRPP

Une injustice sociale

Pour l’intersyndicale de l’espace ex-Katanga, cette disposition est une injustice sociale. Car ces indemnités de fin de travail aident le travailleur concerné de sécuriser son avenir. « Elle permet au travailleur (…) de faire face à ses besoins de santé, de logement et de substance après plusieurs décennies de labeur », insiste l’Intersyndicale. « L’indemnité de fin de carrière représente avant tout la récompense ultime d’une longue carrière professionnelle « , écrivent les organisations syndicales signataires. Selon elles, l’assimilation de cette indemnité à un revenu imposable dénature sa vocation sociale.

Le montant exact de l’impôt dépendra de plusieurs paramètres fiscaux. Cependant les syndicats soulignent qu’un prélèvement pouvant atteindre 30 % risque d’avoir des conséquences importantes sur le niveau de vie des retraités.

Par exemple, si un travailleur touche une indemnité de 100 millions de francs congolais, il se verra amputé de plusieurs dizaines de millions de francs. Une situation qui inquiète particulièrement les travailleurs des secteurs privés. Kapenga Kandolo, de conscience des travailleurs paysans, trouve indécent de percevoir sur la retraite. « Nous exigeons que cette loi soit annulée », a-t-il dit. Car pour lui, un travailleur qui a contribué toute sa vie ne peut encore perdre lors de sa mise en retraite.

Pour sa part, Kasongo Mabwisha nuance. « Il faut revenir aux anciennes dispositions et imposer ce revenu à 10 %. » Ainsi, il appelle à surseoir la mesure et à entamer un dialogue sur la question.