RDC: 19 humanitaires tués entre 2025 et 2026
Célébration ce 19 août de la Journée mondiale de l’aide humanitaire. Cette journée rend hommage aux personnes qui interviennent dans les zones de guerre, les catastrophes naturelles, les épidémies et autres situations de crise. En RDC, aider les populations devient de plus en plus dangereux. Selon le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), la situation des travailleurs humanitaires est préoccupante, marquée par l’insécurité et les attaques.
D’après les données d’OCHA, 13 travailleurs humanitaires ont été tués en 2025 dans l’est du pays, contre neuf en 2024. La même organisation indique qu’au total, 626 incidents de sécurité visant des acteurs humanitaires ont été recensés dans cette partie de la RDC durant la même année.
Dans l’est du pays, particulièrement au Nord-Kivu, au Sud-Kivu et en Ituri, les conditions de travail restent très difficiles, indique OCHA. Les combats entre groupes armés et forces gouvernementales compliquent l’accès aux populations. À cela s’ajoutent les déplacements massifs de civils. Les besoins augmentent cependant les possibilités d’intervention diminuent.
Six décès en 2026
La nouvelle année n’a pas marqué la fin du danger. Le coordonnateur humanitaire en RDC, Damien Mama, indique qu’entre janvier et juin 2026, six autres humanitaires ont été tués. En outre, 243 incidents ont affecté le personnel humanitaire en RDC. De ce fait, Damien Mama, appelle à renforcer la protection des travailleurs humanitaires. « Les attaques contre les travailleurs humanitaires doivent cesser » a-t-il déclaré.
Le coordonnateur humanitaire relève également l’utilisation croissante des drones dans les zones des conflits. Ce qui expose davantage les civils et les travailleurs humanitaires et complique l’acheminement de l’aide.
Le Nord-Kivu particulièrement exposé
Selon OCHA, le Nord-Kivu est resté en 2025 la province congolaise la plus touchée par les incidents visant les acteurs humanitaires. En décembre 2025 seulement, 12 incidents concernant des acteurs humanitaires y ont été recensés.
Déjà en 2024, OCHA indiquait que plusieurs organisations humanitaires avaient quitté le sud de Lubero en raison des risques sécuritaires et du manque d’accès. L’organisation expliquait que le déplacement des lignes de front compliquait les opérations et obligeait les acteurs à adapter constamment leur présence sur le terrain.
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Autres formes des difficultés
Les humanitaires font également face aux enlèvements, aux pillages, aux menaces et aux restrictions de mouvement. Résultat, certaines organisations sont contraintes de suspendre ou de réduire leurs activités.
C’est le cas de Médecins Sans Frontières qui avait réduit temporairement ses équipes actives à Goma et dans les camps de déplacés en janvier 2025.
En Ituri, les violences avaient également contraint les organisations humanitaires à suspendre leurs activités dans certaines zones. C’est notamment autour de Fataki. Cette situation a laissé des centaines de milliers de personnes sans assistance vitale.
En cette journée mondiale de l’aide humanitaire, le coordinateur d’OCHA appelle au respect du droit international humanitaire.

