Kambove : un jeune creuseur tué par balle, des échauffourées éclatent
Un jeune homme d’environ 19 ans a été tué par balle ce mardi 25 août 2026 sur le site minier de COMIKA S.A.S., dans le territoire de Kambove, province du Haut-Katanga. Ce qui a provoqué un soulèvement de la part des creuseurs. Une situation qui a paralysé les activités commerciales dans la cité et donné lieu aux arrestations.
Le jeune homme, présenté comme un nouveau diplômé devenu creuseur, a été mortellement atteint dans des circonstances qui restent à établir. Son décès a provoqué une vive colère parmi les autres creuseurs présents sur le site.
Dans la foulée, la situation s’est rapidement tendue. Des creuseurs ont barricadé plusieurs axes routiers. Les commerces ont fermé leurs portes. La circulation a, par conséquent, été fortement perturbée.
Face à cette mobilisation, les forces de sécurité sont intervenues. Une force mixte composée de militaires des FARDC et d’éléments de la Police nationale congolaise a été déployée pour disperser les manifestants et rétablir le calme.
Des personnes ont également été interpellées au cours de cette opération.
Un fait en engendre un autre
Selon Francis Kalongo, administrateur du territoire de Kambove, les autorités ont dû intervenir après des actes de violence et de justice populaire. Il affirme par la même occasion que les services de sécurité avaient été alertés de la présence, dans la zone, de personnes inconnues vivant au nombre de 10 à 15 dans une même maison.
« Nous avons effectivement ramassé les femmes, les hommes avec des griffes sur leur corps. », a-t-il déclaré, évoquant des personnes considérées comme suspectes parce qu’elles ne seraient pas identifiées ou originaires de la région.
Par ailleurs, l’administrateur du territoire appelle les habitants à renforcer leur vigilance.
Il demande notamment aux propriétaires de maisons de signaler la présence de groupes de personnes qu’ils ne connaissent pas. “Nous allons arrêter les bailleurs qui logent plus de 10 personnes dans une même maison.“
Pour Francis Kalongo, la sécurité est une responsabilité collective. Il assure que l’opération menée ce mardi ne constitue pas un acte isolé. « Ce n’est pas la dernière, ce n’est que l’avant-goût », a-t-il prévenu. Les services de sécurité, ajoute-t-il, vont poursuivre les opérations jusqu’au retour complet de la quiétude dans la zone.
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Pour l’heure, les circonstances précises de la mort du jeune creuseur restent à clarifier. Une question demeure également au cœur des interrogations. C’est celle de savoir qui a tiré sur le jeune homme et dans quelles circonstances ? Cependant, lieu où est gardé le corps de la victime reste encore un mystère, alors que la tension reste vive dans cette partie du territoire de Kambove.

