Kalemie: les stations-services réouvrent après 4 jours de grève
À Kalemie, dans la province de Tanganyika, les stations-service rouvrent après quatre jours de grève. Cette reprise intervient après un accord trouvé entre le gouvernement provincial, la FEC et les opérateurs pétroliers.
« Depuis hier à 18 heures, les stations ont commencé à ouvrir. Et le prix du litre d’essence est redevenu normal », rapporte Amisi Jean, un habitant de Kalemie. Cette reprise est accueillie avec soulagement par la population, après plusieurs jours de difficultés d’approvisionnement en carburant. Manga Kaskile, représentant des pétroliers à Kalemie, confirme la reprise des activités. Il explique que la réunion tenue avec les autorités a permis de clarifier la question de la taxe conventionnelle de 60 FC par litre. Selon lui, il a été reconnu au cours des échanges que les pétroliers n’étaient pas signataires de la taxe conventionnelle.
Les parties ont ainsi convenu de la réouverture des stations-service. “Il a été décidé de la réouverture de stations sans condition, tout est redevenu comme avant.” « Le litre de l’essence à 3930 et le mazout à 4465 », indique Manga Kaskile. Ce représentant ajoute toutefois que les discussions vont se poursuivre. “Les prochains pourparlers devront déterminer comment les opérateurs pétroliers pourront contribuer au développement de la province.” Cette contribution ne devrait pas passer par la taxe conventionnelle, dit-il.
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Une grève sur fond de désaccord fiscal
En effet, la reprise intervient après quatre jours de grève des opérateurs pétroliers. Le mouvement était notamment lié à un différend autour de la taxe conventionnelle de 60 FC par litre d’essence. La situation s’était davantage tendue après le scellement de plusieurs stations-service par les services compétents. Cette taxe avait été prévue pour contribuer à l’entretien et à la réhabilitation des routes de la province. Un mécanisme d’évaluation prévoyait notamment une réunion chaque 10 du mois entre les différentes parties.
Durant les quatre jours de grève, le prix du carburant a fortement augmenté. Le litre d’essence, qui se vendait autour de 4 000 FC à la pompe, est arrivé à 20 000, voire 22 000 FC dans certains points de vente. Cette hausse avait des conséquences directes sur le transport. Des trajets à moto qui coûtaient auparavant 1 000 ou 1 500 FC sont montés jusqu’à 4 000, 5 000, voire 6 000 FC selon la distance.

