RDC: les enseignants renoncent à la grève, mais maintiennent la pression
À quelques heures de la rentrée scolaire prévue ce mardi 1ᵉʳ septembre en République démocratique du Congo, les établissements scolaires commencent déjà à retrouver leur animation habituelle. À l’école primaire Imara par exemple, à Lubumbashi, les parents et les enseignants étaient présents ce lundi, veille de la reprise des cours. Contrairement aux craintes suscitées par l’annonce d’un possible mouvement de grève, les enseignants ont confirmé leur retour en classe.
Dans la cour de l’école primaire Imara, certains parents étaient venus s’assurer que leurs enfants étaient bien inscrits et connaître leur affectation. Pour plusieurs familles, l’heure était surtout aux dernières vérifications avant la reprise. “ Nous sommes venus voir les noms de mes enfants vu qu’ils sont inscrits nouvellement ici. La sous-directrice nous a rassurés que la rentrée est bien pour demain », indique Marthe Mwambuyi, parent d’un élève.
Du côté des enseignants, le message est également clair. « L’intersyndicale nous a demandé de reprendre. Nous reprenons donc demain, il n’y a pas de grève », lance un enseignant dans la cour de l’école.
Le syndicat des écoles catholiques SYNECAT indique que la rentrée scolaire est pour ce 1ᵉʳ septembre. Le synecat précise par ailleurs avoir déjà déposé son cahier des charges qui reprend les différentes revendications des enseignants. Son ultimatum au gouvernement va jusqu’au mois d’octobre. “La rentrée scolaire est pour demain dans le Haut-Katanga 1 et 2. En ce qui nous concerne, nous du SYNECAT, nous reprenons cependant nos revendications demeurent. L’ultimatum va jusqu’au mois d’octobre” rapporte Banze Guillaume, président du SYNECAT Haut-Katanga.
Des revendications toujours sur la table
En effet, les enseignants réclament notamment l’amélioration de leurs conditions de travail. Ils demandent le paiement des enseignants nouvelles unités (NU) et nouvelles promotions (NP). Ils revendiquent aussi la mise en retraite des enseignants et inspecteurs concernés.
Les enseignants demandent également le paiement des intervenants aux épreuves certificatives dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Ils réclament la résolution des retards de paiement observés dans certaines provinces. Les enseignants exigent aussi la mise en œuvre effective d’une mutuelle agréée d’assurance maladie. À ces revendications s’ajoute la signature du décret portant statut particulier des enseignants et des inspecteurs, considéré comme un élément important pour l’amélioration du cadre professionnel.
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Le gouvernement promet des réponses.
À l’issue de son assemblée générale et d’une séance de travail avec la ministre de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, les syndicats ont privilégié la reprise des cours. Toutefois ils maintiennent la pression sur le gouvernement concernant plusieurs revendications.
Selon l’intersyndicale, le gouvernement réaffirme son engagement d’améliorer les conditions de vie et de travail des enseignants. La question de la paie figure parmi les priorités, avec un accent particulier sur la régularisation de la situation des nouvelles unités.
L’intersyndicale rapporte que les autorités annoncent également des mesures pour accélérer la mise en retraite des enseignants et inspecteurs concernés. Le paiement des intervenants aux épreuves certificatives dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu fait aussi partie des dossiers à traiter dans l’urgence.
Par ailleurs, les deux décrets portant statut particulier des enseignants et des inspecteurs, le gouvernement indique que le texte a déjà été soumis au ministère compétent pour signature. Pour les retards de paiement en province, des instructions seront adressées aux opérateurs de paie afin de corriger ces difficultés. Malgré que la rentrée scolaire soit pour ce 1ᵉʳ septembre, l’intersyndicale reste vigilante.

