RDC : le professeur Kaniki annonce le premier prototype de batterie d’ici fin 2026
La RDC exporte ses minerais, mais elle transforme encore difficilement cette richesse en produits finis. Dans le secteur des batteries électriques, le défi reste important : disposer des matières premières ne suffit pas. Il faut aussi maîtriser la technologie, financer la recherche et développer une véritable industrie locale. C’est dans ce contexte que le professeur Kaniki a annoncé la fabrication d’un premier prototype de batterie d’ici fin 2026.
« D’ici 2026, nous allons produire notre premier prototype de batterie », a-t-il déclaré lors de la 10ᵉ édition de l’Alternative Mining Indaba (AMI 10), à Lubumbashi. Le chercheur donne cependant une précision. “Nous allons deposer un brevet pour ce prototype ” a-t-il expliqué joint au téléphone.
Annonce faite à AMI10
Cette annonce est intervenue au cours d’un panel consacré à l’impact des accords internationaux sur la transformation locale et l’industrialisation du pays. Les échanges ont notamment porté sur les moyens de donner davantage de valeur aux ressources minières congolaises.
Au cours de son intervention, le professeur Kaniki a évoqué les caractéristiques qui comptent dans la fabrication des batteries pour véhicules électriques. La durée de vie, le poids et les performances figurent parmi les critères importants. Il a aussi abordé les recherches sur les matières premières et la nécessité de renforcer les capacités scientifiques locales.
Pour la RDC, l’enjeu dépasse donc la simple extraction du cuivre et du cobalt. Le pays doit également développer les compétences et les technologies nécessaires pour fabriquer des produits à plus forte valeur ajoutée.
Cependant, transformer une idée de recherche en produit commercial demande du temps et des moyens. Il faut notamment des équipements adaptés, des financements, des essais techniques et des infrastructures fiables. La fabrication d’un prototype représente une étape importante. Pour le professeur , il ne s’agit pas de produire un nombre incalculable des batteries. “Pour nous c’est mettre a la disposition des fabricants un modèle de batterie issues de recherches en RDC”, a t-il expliqué.
Le long chemin à parcourir
Plusieurs précisions restent donc attendues sur le projet du professeur Kaniki. La composition de la batterie, le niveau d’avancement des recherches, les moyens disponibles et le calendrier des essais permettront de mieux comprendre la portée de cette initiative.
Le dépôt d’un brevet pourrait ensuite protéger l’innovation développée. Mais le véritable défi sera de franchir les étapes suivantes : tester la batterie, confirmer ses performances et trouver les moyens de la produire à plus grande échelle.
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L’annonce ouvre ainsi une perspective pour la recherche congolaise. Elle rappelle surtout l’enjeu auquel le pays fait face : ne pas rester un simple fournisseur de minerais pour la transition énergétique, mais prendre aussi sa place dans la fabrication des technologies qui la font avancer.

