Lubumbashi: la marche de la C64 ettouffée dans l’oeuf

Lubumbashi: la marche de la C64 ettouffée dans l’oeuf

La marche de la coalition C64 prévue ce mardi 15 septembre a été étouffée dans l’œuf par la police dans les villes de Lubumbashi et Kalemie. Cette manifestation de l’opposition dite pacifique a pour objectif de dénoncer le changement de la constitution. La C 64 s’oppose également au dialogue dans le format proposé par le chef de l’État. 

Mardi matin, un groupe de manifestants se rassemble non loin de l’Institut supérieur pédagogique, ISP Lubumbashi. C’est le lieu en effet qui était prévu pour le rassemblement de l’opposition. Quelques militants y sont acheminés par véhicule. La marche avait comme point de chute la place du square Forest.

Très vite, les manifestants se retrouvent encerclés par des éléments de la police. Il n’y a aucune issue. En plus de jeunes membres de la C64, un élu provincial, Quiller Mubambe, du parti politique Ensemble pour la République est de la partie. La police se déploie et procède à quelques interpellations parmi les manifestants. De plus, le député Quiller Mubambe se voit brutalisé avant d’être relâché.

 

Dispositif important de la police et de l’armée

Alors certains éléments de la police dispersent les manifestants, un autre dispositif important est déployé sur différentes avenues autour du siège de l’assemblée provinciale à Lubumbashi. Ainsi, des jeeps de la police font la ronde sur la place Square Forest. D’autres unités de la police sont placées notamment sur les avenues Sandoa, coin Kasavubu.

Par ailleurs, des jeeps des militaires FARDC font la ronde de certaines avenues de la ville. Cependant, le général de la police affirme que la présence des militaires n’a rien à voir avec la manifestation de l’opposition. ” Nous étions dans une opération de bouclage dans trois quartiers de la commune de la Kenya. Et c’est toujours une opération mixte Police-FARDC. De ce fait, l’armée retourne à la caserne”, dit-il.

Le même dispositif est également observé dans la ville de Kalemie en province du Tanganyika. Des jeeps de la police et de l’armée sont aussi visibles à plusieurs points chauds de la ville.

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Des interpellations

Que ce soit à Kalemie ou à Lubumbashi, la police a procédé à quelques interpellations parmi les manifestants. A Kalemie par exemple, Gislain Mugalu, le secrétaire rapporteur du parti Ensemble pour la République, dresse un bilan provisoire de 8 interpellations.

Dans la ville de Lubumbashi, une dizaine de personnes, dont des femmes, ont été interpellées. Ces manifestants ont ensuite été momentanément gardés dans le bâtiment du 30 juin. Pour sa part, le général de la police Kilimbalimba confirme ces interpellations sans donner de chiffres.

Il y a eu quelques interpellations. La police joue ici son rôle de maintenir l’ordre public. Nous ne pouvons pas permettre à quelques citoyens d’empêcher les autres de vaquer à leurs occupations ou d’exercer leur liberté. 

Jusqu’à la mi-journée, les autres activités, tant commerciales, scolaires que de transport, se déroulent normalement à Lubumbashi et même à Kalemie.