A Lubumbashi l’eau potable au quartier Kipanta ,un droit bafoué

A Lubumbashi l’eau potable au quartier Kipanta ,un droit bafoué
Crée en 2019 après le démembrement du quartier Luwowoshi dans la commune Annexe, le quartier Kipanta compte à ce jour 50 887 080 habitants. Il est étendu sur une surface de 1996 kilomètres carrée . Dans ce jeune quartier de Lubumbashi , toute la population n’a pas accès à l’eau potable. Pourtant, ceci est un droit pour tous. Car  cette denrée est vitale et indispensable à la vie.

John Salumu, est chef de ce quartier. «  Grâce à la redevance minière, Kipanta a bénéficié d’au moins quatre bornes fontaines. Ceci dans le but d’alimenter ses habitants en eau potable. »

Outre cette dotation, la vision mondiale avait également implanté une borne fontaine au bénéfice de la population. Malheureusement, la population de ce quartier éprouve toujours d’énormes difficultés pour s’approvisionner en eau potable « On nous avait doté de ces bornes fontaines pour soulager tant soit peu les besoins de la population en eau. Mais, celle-ci ne fonctionne plus normalement par manque d’entretien. »  A dit André Mwaba, cadre de base.

Pour faire face à cela, ces citoyens font recours à l’eau des puits. Yannick Kalala habite le quartier kipanta « Avant on puisait de l’eau ici au niveau du marché Kipanta. Et on achetait un bidon jaune à 100 FC. Mais depuis que cette borne fontaine  pose des problèmes, nous utilisons l’eau des puits. Il y a aussi d’autres personnes qui font recours à l’eau de la rivière kipanta pour la lessive et autres besoins ménagers. » Cet habitant déplore cette situation. « Nous souffrons beaucoup. Chaque fois que nous consommons l’eau impropre, nous nous exposons aux maladies. »

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L’eau potable, un droit social

Mais force est de constater  que dans ce quartier, ce droit est bafoué.  Or, selon l’article 11 et 12 du pacte , le droit à l’eau est lié  au droit à un niveau de vie suffisant. Il est également lié au droit  à une meilleure santé.
Voilà qui explique pourquoi,  le Comité des droits économiques, sociaux et culturels (CDESC) des Nations Unies a dans son observation générale donnée des directives précises aux États. Ceci concernant leur obligation de respecter, protéger et mettre en œuvre ce droit.  Pour lui, ce droit comporte les éléments essentiels et interdépendants. C’est, notamment, La disponibilité, puisque tout le monde devrait avoir accès à la quantité d’eau nécessaire pour satisfaire ses besoins essentiels. Mais aussi la qualité, cela veut dire que l’eau destinée à l’usage personnel et domestique doit être exempte et en suite l’accessibilité.
Il faut donc noter que dans ce quartier, ce droit n’est ni disponible ni de bonne qualité. Car la consommation d’une eau de mauvaise qualité impacte sur la qualité de vie. Elle impacte négativement la santé. Parce que la consommation d’une eau impropre expose aux maladies.