Lubumbashi: la société civile déguerpie de son siège

Lubumbashi: la société civile déguerpie de son siège

Pour la deuxième fois en moins d’une année,  la société civile du haut Katanga vient d’être déguerpie de son siège situé sur l’avenu Kasavubu au centre -ville de Lubumbashi. Le porte-parole Guislain Kalwa Tshulu déplore cette situation. En outre, il appelle le président de la République à assurer la protection du siège de la société civile.

Il était 9h du matin du mardi 23 janvier 2024, sous une forte pluie, que les cadres de la société civile ont aperçu un groupe de gens accompagnés des policiers. Ils ont fait leur entrée au siège de la société. Avec menace, ils ont procédé à l’évacuation des meubles de tous les bureaux. Et quand la société civile leur a demandé le document qui leur mandat d’effectuer cette opération, aucune réponse n’a été donnée, a ainsi expliqué Guislain Kalwa . C’est vers la fin de l’opération de deguerpissement que l’équipe a montré une lettre portant mention : réquisition d’information. Ce document a été adressé au chef hiérarchique de la police.

C’est la colère pour les uns, la tristesse et la désolation pour les autres acteurs de la société civile. Tous les matériels de travail ont été jeté dehors. Mamy Umba, responsable de la thématique genre, est très en colère. « Nous ne bougerons pas d’ici. S’il s’agit de passer nuit ici, nous le ferons jusqu’à ce qu’on nous réhabilite dans nos droits ».

La protection demandée au chef de l’Etat

De ce fait, Guislain Kalwa lance un appel au chef de l’État. « Jusqu’au moment où je vous parle, la maison est répertoriée dans le dernier enregistrement de 2018, comme patrimoine de l’Etat. Aujourd’hui , nous nous retrouvons dehors. Nous ne sommes pas venus de nous-mêmes ici. En effet, il y a un document nous attribuant cette maison pas l’Etat congolais. Alors, c’est étonnant car  nous avons tous suivi le discours du chef de l’Etat qui a promis de protéger chaque citoyen. Mais nous nous retrouvons dehors. Voilà pourquoi, nous revenons encore auprès du chef de l’Etat, nous sommes ses partenaires. Qu’on nous  protège, il y a urgence. Nous sommes là, jusqu’à ce qu’on  nous rétablissent dans nos droits ».

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Ainsi, le porte-parole du cadre de concertation a directement saisi le service provincial et national de l’urbanisme et habitat. Les responsables de ce dernier service se sont étonnés de la situation.

Rappelons que le 25 mai 2022,  la société civile avait subi un autre déguerpissement du genre. C’est après plusieurs démarches effectuées au nouveau national que la société civile avait retrouvé son siège.