RDC:OEARSE pour la publication de 594 titres miniers récupérés

RDC:OEARSE pour la publication de 594 titres miniers récupérés

Depuis le lundi 4 août 2025, le Cadastre minier de la RDC a présenté un rapport sur l’assainissement du fichier cadastral. Ce rapport indique que 594 titres miniers et carrières sont repris par l’État. Ceux-ci représentent 37 253 carrés miniers. L’Observatoire d’études et d’appui à la responsabilité sociétale et environnementale OAERSE (OAERSE), tout en saluant ce travail, exige la publication de ces titres récupérés. 

En effet, ce rapport présente les résultats des travaux réalisés durant les quatre semaines de la fermeture du Guichet du Cadastre Minier. En plus de titres miniers, le cadastre minier indique aussi que 210 droits miniers en situation ont été régularisés. Ils représentent 18 709 carrés miniers. Ce rapport révèle que ces titres ont été reclassés comme actifs miniers.

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Pour l’ONG Observatoire d’études et d’appui à la responsabilité sociale, OEARSE, la publication de ce rapport marque un tournant décisif. Toutefois, note cette organisation de la société civile. « Cette dynamique doit désormais s’inscrire dans la durée. » En outre, l’ONG OEARSE indique que la redistribution des zones libérées doit faire l’objet d’un processus public.

Pour cette organisation non gouvernementale, ce processus doit être transparent et justifié, sans aucune opacité ni parti pris. « Nous insistons sur la nécessité de lutter contre la corruption dans l’attribution des licences minières. De plus, nous insistons aussi sur le respect strict des procédures légales« , a dit cette ONG dans son récent communiqué de presse.    Pour cette ONG, certaines pratiques doivent être bannies. C’est le cas des régimes spéciaux ou dérogatoires, qui affaiblissent l’État de droit et compromettent l’intérêt national.

Publication des titres récupérés

Ainsi, OEARSE demande au ministère des Mines de publier dans le délai la liste de 594 titres miniers récupérés.  Cette institution révèle que des milliers d’artisans mineurs continuent à travailler dans une totale précarité. Parce que souvent ces derniers travaillent sur des terrains appartenant à des sociétés minières privées. Elle plaide pour la création des zones d’exploitation artisanales et l’accompagnement administratif et technique des artisans. « Ce processus permettrait de formaliser une activité économique importante et de prévenir les tensions entre les entreprises minières industrielles et les communautés locales. »