Lualaba: conflit sans issue entre les communautés de Mutaka et l’entreprise DCM
Plusieurs familles des communautés de Mutaka attendent toujours l’issue du conflit qui les oppose à l’entreprise DCM. L’ong IPDHOR continue d’accuser la société de violer les droits des communautés et la léthargie des autorités du Lualaba.
Bientôt une année, les communautés agricoles de Mutaka 2 font face à des expulsions forcées. L’entreprise Dirton Corporation Mining (DCM) reste au cœur des accusations des spoliations. Ces expulsions ont déjà affecté précisément 338 familles. Ces dernières sont désormais privées de leurs terres agricoles, principale source de subsistance.
Malgré les interventions au mois de janvier dernier des ministres provinciaux des Affaires foncières et de l’Agriculture, Jean-Pierre Kalenga Mupataie, et de son collègue des Mines, Nicodème Wamana, rien n’a changé dans le conflit qui oppose DCM à ses communautés voisines. Pourtant, Jean Pier Mupatai avait demandé aux communautés de rester calmes. Une solution devrait donc être trouvée. Cependant, jusqu’à ce jour la cohabitation s’illustre difficile entre l’entreprise DCM et les communautés environnantes.
DCM défie les autorités ?
« On constate le non-respect des instructions des autorités provinciales et ses services. Aucune mesure corrective n’a été mise en œuvre contre l’entreprise ». Regrette l’ONG Initiative pour la Protection des Droits de l’Homme et la Réinsertion sociale. C’était dans une note signée par son directeur exécutif, Leonard ZAMA.
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Néanmoins, les autorités de la province du Lualaba auraient déjà initié une plainte au parquet de Kolwezi contre l’entreprise DCM. Dans le conflit qui oppose les communautés contre DCM, les autorités estiment que la société n’a pas respecté ses obligations.
Par ailleurs, le directeur exécutif de IPDHOR encourage les autorités dans la démarche judiciaire. « L’entreprise a arnaqué les communautés. Les autorités ont très bien fait d’amener ce dossier en justice ». a dit Léonard Zama.
La quasi-totalité des projets miniers sont à la base des déplacements des communautés locales dans le Lualaba. Depuis l’avènement du boom minier, plusieurs communautés riveraines ont été obligées de quitter leurs villages pour aller vivre ailleurs. Plusieurs villages disparaissent donc au fur et à mesure que l’exploitation minière s’étend dans les communautés. Celles de DCM sont actuellement en manque de terres pour leurs activités agricoles.

