Lubumbashi: les activités scolaires marquées par des absences dans certaines écoles

Lubumbashi: les activités scolaires marquées par des absences dans certaines écoles

Le mot d’ordre de ville morte lancé ce mercredi par l’opposition semble avoir influencé la fréquentation scolaire dans plusieurs écoles à Lubumbashi. Lors d’une ronde effectuée vers midi dans différentes écoles dans les communes Kamalondo et Kenya, par exemple, le constat reste celui d’une faible présence des élèves dans plusieurs salles de classe.

L’avenue Shindaika à Kamalondo est habituellement bondée à l’heure de la sortie des cours. Cette artère voit chaque jour une forte circulation de centaines d’élèves et de parents. Chaque midi, il y a un policier de la circulation routière mobilisé pour aider les enfants à traverser. Ce mercredi, le décor est tout autre. Peu d’élèves étaient visibles et l’avenue affichait un calme inhabituel.

À quelques mètres se trouve une autre école privée, La Soumission. Ici, l’atmosphère est calme, pas beaucoup d’élèves devant l’école. Une monitrice de la section maternelle explique que ce jour, il y a eu plus d’absences. « Ma classe compte normalement 29 élèves. « Aujourd’hui, seulement cinq se sont présentés », explique -t-elle, s’adressant à un Bondo, un parent d’élèves.

Le même constat est partagé par certains parents rencontrés aux abords des établissements. « Il n’y a effectivement pas beaucoup d’élèves. « Certains parents ont sans doute préféré ne pas prendre de risques », estime Marie Ngoie un parent d’élèves.

L’école Masikilisano, de son côté, n’a pas fonctionné normalement, en raison d’un taux d’absences élevé des élèves, perturbant ainsi le déroulement habituel des activités scolaires. Au lycée Maungano et à l’école primaire Usabithi de la Kenya, plusieurs absences étaient également enregistrées.

Des parents ont tout de même conduit leurs enfants à l’école.

Devant l’école privée Oasis des Juniors, Marlene Mbiya, une mère de famille, affirme avoir maintenu ses enfants à l’école après avoir été rassurée par les responsables de l’établissement. « Je les ai amenés parce que ce matin il n’y avait aucun mouvement suspect, malgré que c’était très calme sur la route. Et hier les directeurs nous avaient rassurés sur la sécurité des enfants. Mais les enfants eux-mêmes viennent de me dire qu’ils étaient peu nombreux dans la salle de classe », explique-t-elle.

Mireille Mbombo, un autre parent, évoque toutefois un climat d’inquiétude. « C’est avec beaucoup de peur que j’ai quitté mon quartier pour accompagner mes enfants à l’école. Même au retour, nous faisons attention. J’ai moi-même vu que la classe était presque vide, le cours n’en parlons même pas, j’aurais dû garder les enfants à la maison », témoigne-t-elle.

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Sur les abords de plusieurs écoles, les vendeurs installés habituellement pour profiter de l’affluence des élèves signalent également une baisse notable de leur activité. Ils expliquent que la journée est particulièrement calme en raison du faible déplacement des élèves et des parents autour des établissements. « Comme vous pouvez le voir, souvent nous sommes plus de 10 ici, mais aujourd’hui nous sommes juste deux. Et depuis 7 h, je n’ai même pas 10 000 FC en main« , rapporte une vendeuse devant l’école Soumission.

Une situation différente selon les écoles

Toutefois, la situation n’était pas identique dans tous les établissements. À l’école primaire Tuelimishe à Kamalaondo, plusieurs élèves regagnaient leurs domiciles après leurs examens, avec les balais à la main. « Il y avait l’examen de travail manuel aujourd’hui. Ils étaient bien présents et demain jeudi les finalistes débutent l’Examen National de Fin d’Études Primaires déclare Sangwa, un enseignant. À l’IDAP-ISP dans le quartier Lido Golf, le directeur des études indique que les activités scolaires se sont déroulées normalement. Selon lui, les élèves ont répondu présents et les cours se sont poursuivis sans perturbation particulière.