Lubumbashi: une agence de la SNEL vandalisée à Kamalondo
Après plus de six jours de coupure d’électricité, la tension a éclaté ce jeudi 2 juillet dans une partie du quartier Njanja, dans la commune de Kamalondo. Des jeunes venus du camp de la Police de Kamalondo et des avenues Lunda et Babemba, ont pris pour cible l’agence Kenya/Kamalondo de la SNEL. Ils réclamaient le rétablissement de l’électricité.
Il était environ 9 heures. Des cris de jeunes garçons résonnaient sur l’avenue menant vers l’agence Kenya Kamalondo de la Société nationale d’électricité (SNEL) située dans la commune de Kamalondo.
En effet, ces jeunes étaient munis de bâtons, de pneus et de pierres. Arrivés sur les lieux, ils ont commencé à lancer des projectiles dans la parcelle de l’agence. Cela a provoqué un mouvement de panique dans les environs.
Malgré la présence d’un agent de sécurité qui tentait de contenir la situation, les manifestants ont forcé la barrière principale. Ils ont pénétré dans la cour de l’agence. La tension s’est rapidement intensifiée. Certains agents se sont repliés pour éviter tout affrontement direct.
Plus de six jours sans électricité
La colère des manifestants est liée à une coupure d’électricité qui touche depuis plus de six jours le camp de la Police de Kamalondo ainsi que plusieurs avenues du quartier Njanja. Les habitants affirment avoir effectué de nombreuses démarches auprès de la SNEL sans obtenir de réponse satisfaisante.
« Nous étions venus demander si nous allions avoir l’électricité, mais on ne nous a jamais donné de réponse », raconte un jeune manifestant.
Un autre ajoute « Imaginez-vous, avec la Coupe du monde, nous ne suivons même pas les matchs. Cela fait plus de six jours qu’il y a coupure. C’est quel pays, ça ? »
Par ailleurs, un agent de la SNEL rencontré sur place a indiqué que le transformateur serait en panne. Cela expliquerait la coupure prolongée d’électricité.
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Des petits commerces ont été victimes
Dans leur progression, les jeunes ont semé la panique dans le quartier. Une école située en face de l’agence a été touchée par des jets de pierres. Cela a provoqué la peur parmi les élèves et le personnel, en ce jour de clôture de l’année scolaire.
Sur leur passage, quelques petits commerces ont également été pillés. « Je n’ai même pas eu le temps de fermer mon magasin. Ils ont pris mes marchandises », déplore Patrick, un vendeur.
Une habitante du quartier affirme que ce n’est pas la première fois que de tels incidents se produisent. « Ils étaient déjà venus le 30 juin. Sur leur passage, ils avaient aussi volé les téléphones de certaines personnes, cassé les vitres de l’école et pillé les vendeurs ambulants. Que la SNEL trouve une solution afin de nous éviter ces genres d’incidents qui nous mettent vraiment en danger, nous qui vivons près de la SNEL », dit-elle.
La même revendication a eu lieu le 30 juin dernier. Les actes de vandalisme contre le même bureau de la SNEL ont été constatés. Ils avaient été suivis d’un retour temporaire au calme après l’intervention de la police municipale.

