RDC: vers une nouvelle loi cadre de l’éducation nationale
Douze ans après l’adoption de la loi-cadre de l’enseignement national, la RDC s’engage dans une réforme de son principal texte sur l’éducation. Cette révision intervient dans un contexte marqué par de nombreuses transformations du secteur. C’est notamment la gratuité de l’enseignement primaire, le développement de la formation professionnelle. Aussi l’apparition de nouveaux défis liés à la qualité des apprentissages.
Adoptée en 2014, la loi-cadre a permis de fixer les principes qui régissent le système éducatif congolais. Mais depuis son entrée en vigueur, plusieurs réformes ont été engagées. Selon Simon Zono, directeur de cabinet de la ministre de l’Éducation nationale, cette révision est rendue nécessaire par les réformes engagées après 2014 . Parmi elles, figure la gratuité de l’enseignement primaire dans les établissements publics.
L’un des enjeux de cette réforme est de mieux adapter la législation aux réalités actuelles. L’accès à l’école s’est amélioré grâce à la gratuité du primaire, mais cette avancée s’est accompagnée de nombreux défis. C’est par exemple, le manque d’infrastructures, l’insuffisance d’enseignants, les effectifs surabondants dans certaines écoles et les inégalités entre les provinces.
Pour les autorités, la nouvelle loi devra également s’adapter aux évolutions du secteur. Simon Zono indique qu’elle devra répondre aux exigences internationales. « tenir compte des avancées régionales ainsi que des défis à relever pour améliorer le système éducatif congolais ».
L’enseignement préscolaire, la formation professionnelle et l’éducation non formelle mis en avant
La révision de la loi offre aussi l’occasion de repenser la place de l’enseignement préscolaire. Ce niveau, souvent peu développé, est pourtant considéré comme essentiel pour le développement de l’enfant. Selon le directeur de cabinet, l’enseignement préscolaire « mérite une plus grande considération. C’est en raison de son rôle déterminant dans le développement de l’enfant et la réussite de son parcours scolaire ».
De plus, la future loi devrait accorder davantage d’importance à la formation professionnelle et à l’éducation non formelle. Ces deux domaines, selon les autorités, doivent désormais occuper une place importante dans le système éducatif congolais afin de répondre aux besoins du marché de l’emploi et de favoriser l’insertion des jeunes.
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Pour aboutir à un texte consensuel, à travers le secrétariat général de l’Éducation nationale, le gouvernement a lancé ce 7 juillet 2026 des consultations techniques. Les représentants des différents sous-secteurs de l’éducation, des experts, des administrations publiques, des établissements d’enseignement, des partenaires techniques et financiers ainsi que des organisations de la société civile y prennent part . Ces travaux ont pour objectif d’examiner la proposition de loi, de recueillir des observations des participants, de proposer des amendements et d’harmoniser les contributions avant la finalisation du texte.
À travers cette démarche, le gouvernement entend parvenir à « une proposition de loi cohérente, inclusive et adaptée aux réalités du système éducatif congolais ». La future loi définira les principes fondamentaux, les mécanismes de gouvernance ainsi que les responsabilités des différents acteurs de l’éducation.

