Prison de Kasapa : trois incendies en quatre ans

Prison de Kasapa : trois incendies en quatre ans

Un nouvel incendie s’est déclaré dimanche 26 juillet au pavillon « Kobo Kobo » de la prison centrale de Kasapa, à Lubumbashi. Selon les premières informations, un court-circuit serait à l’origine du sinistre. Mais au-delà de cet épisode, un constat s’impose : en quatre ans, la plus grande prison du Haut-Katanga a connu trois incendies, dont deux depuis le début de l’année 2026. Une série noire qui relance les inquiétudes sur l’état de ses infrastructures.

Les flammes se sont déclarées vers 14 heures dans le pavillon « Kobo Kobo », où sont pris en charge les détenus malades et malnutris. Selon une source de la prison, le feu est parti après que des fils électriques se sont touchés. L’installation électrique, explique-t-il, date de 1958 et n’a jamais été entièrement renouvelée.

Heureusement, aucun décès n’a été enregistré. En revanche, deux détenus ont été blessés par les flammes, dont un grièvement. Un troisième a été victime d’un malaise après avoir inhalé de la fumée. Tous ont été pris en charge. Le gouverneur du Haut-Katanga s’est rendu sur les lieux quelques heures après le drame.

Pourtant, ce n’est pas la première fois que la prison de Kasapa est touchée par un incendie. En septembre 2022, un premier sinistre avait frappé l’établissement. Selon la même source, il avait été provoqué par des détenus. Puis, le 29 janvier 2026, un nouvel incendie avait endommagé une partie de la prison. Enfin, le 26 juillet 2026, les flammes ont de nouveau ravagé le pavillon des détenus malades. Les deux derniers incendies seraient liés à un court-circuit électrique.
Ainsi, trois incendies se sont produits en seulement quatre ans. Plus préoccupant encore, deux sont survenus en l’espace de six mois.

Rénover

Cette répétition interroge. Comment une prison dont le réseau électrique remonte à près de sept décennies peut-elle encore fonctionner sans réhabilitation complète ? “Toutes nos prisons sont très vieilles et ne répondent pas aux normes.Les bâtiments de ces prisons sont dépassés“, explique Timothée Mbuya, directeur de Justicia ASBL, une ONG des droits humains.

Pour Joseph Kongolo, coordonnateur de la commission, “il faut rénover cette prison. Il faut tout renouveler, la tuyauterie, les installations électrique et sanitaire “, indique Joseph Kongolo, coordonnateur de la commission.

Ce dernier sinistre rappelle l’urgence de construire les nouvelles prisons. Car, c’est la sécurité même du prisonnier qui est aujourd’hui remise en question.