RDC: Denis Mukwege condamne la suspension des activités académiques à l’Est

RDC: Denis Mukwege condamne la suspension des activités académiques à l’Est

Quelques heures après l’annonce de la suspension des activités académiques dans les universités du Nord et du Sud-Kivu, Denis Mukwege a réagi. Le prix Nobel de la paix condamne à la fois les nominations de nouvelles autorités académiques dans les institutions d’enseignement supérieur par l’AFC/M23 et la décision de Kinshasa de suspendre les activités académiques.

Dans une déclaration rendue publique mercredi 28 août 2026, le docteur Denis Mukwege estime que ces deux décisions mettent davantage en péril l’avenir de la jeunesse congolaise. Pour lui, « l’éducation de nos jeunes est sacrée et non négociable ».

Denis Mukwege condamne d’abord les nominations effectuées, selon lui, par l’AFC/M23 dans les établissements sous son contrôle. Il dénonce ensuite la suspension des activités académiques décidée par les autorités de Kinshasa.

Le Prix Nobel de la paix estime que cette situation intervient dans un contexte difficile . Il est déjà marqué par la fermeture des aéroports et des banques. En outre , il y a les restrictions de l’aide humanitaire et les limitations des mouvements de la population.

« La fermeture des universités vient resserrer l’étau sur 12 millions de nos compatriotes du Nord et du Sud qui vivent dans l’insécurité », affirme-t-il. Il craint que ces populations soient «abandonnées à leur triste sort.

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Une menace pour l’avenir de la jeunesse

Le docteur Denis Mukwege estime par ailleurs que la jeunesse congolaise paie déjà un lourd tribut de la crise. Il cite notamment le chômage, le détournement des fonds destinés à son épanouissement. Les jeunes sont aussi confrontés au  recrutement forcé dans les groupes armés aux les violences.

Il dénonce également ce qu’il considère comme de troublantes coïncidences entre les décisions prises dans les zones occupées et celles de Kinshasa. Selon lui, cette situation soulève des interrogations sur une possible coordination entre Kinshasa, Kigali et l’AFC/M23.

 Il faut une solution urgente

Denis Mukwege appelle ainsi les acteurs engagés dans la recherche d’une solution à la crise congolaise à placer l’éducation des enfants au cœur des discussions. Il demande également une participation significative des jeunes aux processus qui les concernent.

Par ailleurs, il exige la fin de l’ingérence militaire dans la gestion des établissements scolaires et universitaires. Enfin il appelle à une reprise sécurisée des cours sur l’ensemble du territoire, y compris dans les zones occupées.

« L’avenir de notre jeunesse ne peut être une monnaie d’échange », conclut-il.