Dialogue national en RDC : trois mois, mais à partir de quand ?

Dialogue national en RDC : trois mois, mais à partir de quand ?

Dans son discours du 27 août, Félix Tshisekedi, président de la République démocratique du Congo, a annoncé  la tenue prochaine du Dialogue national.  Il a également dit que ce que le Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État ne devra pas dépasser trois mois.

Une durée courte. Mais une question reste en suspens : quand le compte à rebours commence-t-il ? Parce qu’avant d’arriver aux assises nationales de Kinshasa, plusieurs étapes sont encore prévues.

Le président doit d’abord prendre une ordonnance pour créer le comité d’organisation. Celui-ci devra préparer le processus et présenter un rapport. Une autre ordonnance viendra ensuite convoquer officiellement le Dialogue et fixer ses grandes lignes. Puis une commission préparatoire devra être mise en place pour organiser les consultations. Et ce n’est qu’après cela que le processus doit descendre dans les 26 provinces.

Des consultations y sont prévues pour recueillir les préoccupations et les propositions des populations et des différents acteurs. Ces contributions doivent ensuite être réunies dans un document de synthèse nationale avant les assises de Kinshasa.

Le problème est simple.  Le discours fixe une durée, mais pas de date de départ. Ce qui soulève de nombreuses questions.

Les trois mois couvrent-ils toutes ces étapes ? Ou commencent-ils seulement une fois le dialogue officiellement convoqué ? Le discours  présidentiel ne le dit pas.

Une chose est toutefois claire : au terme du processus, les assises doivent déboucher sur un pacte national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État.

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Tous n’y participeront pas.

Autre élément important : certains acteurs ne participeront pas à ce dialogue. Le président exclut notamment les mouvements armés, affirmant qu’aucune conquête militaire ne pourra être transformée en légitimité politique.

Pour autant, les discussions avec l’AFC/M23 ne disparaissent pas. Elles doivent continuer dans le cadre du processus de Doha, présenté comme le cadre pour traiter de la cessation des hostilités, du désengagement, du cantonnement et du désarmement. Les processus de Washington et de Doha doivent donc se poursuivre parallèlement au dialogue national.

Le calendrier est donc lancé sur le papier. Reste à savoir quand démarre réellement le chronomètre.