Pweto: plus de 400 cas de cholera depuis le début de l’épidémie

Pweto: plus de 400 cas de cholera depuis le début de l’épidémie

À Pweto, le manque d’eau potable inquiète alors que le choléra continue de faire des victimes. La population se tourne de plus en plus vers le lac Moero, en raison des difficultés d’approvisionnement de la REGIDESO. Depuis le début de l’épidémie, le 26 août 2026, 422 cas ont été enregistrés, dont 36 décès.

En effet, l’accès à l’eau potable devient de plus en plus difficile à Pweto. Cette situation pousse plusieurs habitants à utiliser l’eau du lac Moero, une situation qui inquiète la société civile alors que la région fait face à une épidémie de choléra.

Delphin Lwembe, coordinateur territorial de la Société civile du Congo à Pweto, explique que la population utilise davantage l’eau du lac à cause de l’arrêt de la desserte de la REGIDESO. Selon lui, cette difficulté est liée au manque de courant. Depuis que le courant fourni par une société zambienne a été coupé, la distribution d’eau est devenue compliquée à Pweto.

lire aussi : Haut-Katanga : 23 cas de choléra enregistrés à Pweto dont 3 morts

Le responsable de la société civile alerte également sur la qualité de l’eau du lac Moero. Il affirme que certains pêcheurs y font leurs besoins, ce qui peut contribuer à sa contamination. Dans ce contexte, l’utilisation de cette eau par la population fait craindre davantage de risques de propagation du choléra.

“Bien que pendant la saison sèche l’accès à l’eau soit difficile, cette fois-ci c’est beaucoup plus l’utilisation de l’eau du lac qui accentue l’épidémie.  L’eau du lac est sale car les pêcheurs n’ont pas de toilettes, ils font leur besoin là”, indique Delphin Lwembe

422 cas depuis le début de l’épidémie

Le choléra a refait surface à Pweto le 26 août 2026. Depuis cette date, le centre de traitement du choléra (TTC) a enregistré 422 cas, dont 36 décès. 47 patients sont encore pris en charge dans cette structure. L’épidémie touche trois aires de santé.  C’est notamment l’aire de santé de Boma, l’aire de santé de Tshalanshi et l’aire de santé de Katabe.

Le médecin-chef de zone de santé de Pweto, Freddy Mulenda, indique toutefois que la situation s’est améliorée. Cette amélioration est notamment liée, selon lui, au ravitaillement en médicaments effectué par le gouvernement provincial, qui a permis de renforcer la prise en charge des malades. “Il y a une amélioration car le gouvernement provincial nous a fourni des intrants. Ceci a favorisé une bonne prise en charge de malade. La population ne résiste plus et elle signale chaque cas de suspect” indique le médecin.