Kasenga: la LINAPEDHO dénonce un incident au port de Kashobwe
Des agents présentés comme ceux de l’Agence nationale de renseignements (ANR) et du Département de la sécurité frontalière (DSF) sont accusés d’être à l’origine de pertes importantes de marchandises appartenant à une commerçante venue de la Zambie. Cette affaire suscite des préoccupations au port de Kashobwe, secteur de Luapula, territoire de Kasenga. La LINAPEDHO sollicite une enquête.
La victime Maurine Mulengwa, une commerçante venue de Kanyembo, en Zambie, affirme avoir subi d’importantes pertes matérielles. Cet incident a eu lieu le jeudi 29 octobre lors de l’arrivée d’une barquette qui transportait des sacs de farine de manioc au port de Kashobwe, en RDC.
« J’avais envoyé 16 sacs de farines de manioc pour Kashobwe. Les rameurs m’avaient dit qu’il n’était pas possible que j’embarque vu la charge. C’est comme ça que la barque de marchandises m’avait précédé et c’était arrivé 19h au port »
À l’arrivée de l’embarcation au port, des agents présentés comme appartenant aux services de l’ANR et du DSF auraient exigé le paiement de frais dits d’assistance. Selon la victime les rameurs auraient expliqué que la propriétaire de la marchandise viendrait personnellement régler la somme réclamée. Ils auraient également sollicité l’autorisation de décharger immédiatement les sacs afin de les protéger contre les intempéries. Et aussi d’éviter que l’embarcation ne soit submergée.
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Les services de sécurités auraient refusé le classement de la marchandise
Cependant, cette demande n’aurait pas été acceptée par les agents concernés. La marchandise serait ainsi restée à bord de la barquette durant toute la nuit. « J’étais arrivé vers 20h comme c’était ma première fois à kashobwe quelqu’un m’avait proposé de passer nuit chez lui. C’était pour que je revienne le matin au port. Les rameurs étaient restés discuté avec les services » explique la commerçante.
Le lendemain matin, la situation a tourné au désastre. La barquette a été submergée. Les sacs de farine de manioc étaient ainsi trempés dans l’eau. Pour Maurine Mulegwa c’est une importantes perte. « A 6h je suis allée voir si les rameurs avaient gardé les sacs en sécurité. Quand je suis arrivée la bas tout était déjà mouillé. J’étais sous le choc car c’était tout ce que j’avais comme investissement » dit elle.

La LINAPEDHO sollicite l’ouverture d’une enquête
Face à la gravité des faits rapportés, la Ligue nationale paysanne des droits de l’homme (LINAPEDHO) à travers son superviseur au secteur luapula Christophe NDELEKO a saisi officiellement l’administrateur du territoire de Kasenga. Il dénonce cette situation.
« Elle avait 16 sacs. Un sac peut coûter généralement à 250 000Fc. Si elle avait vendu, elle devait gagner environ 4 millions de francs. Une enquête doit se faire afin d’établir les responsabilités » dit il.
Par ailleurs, il sollicite aussi la vérification de la légalité des frais réclamés . « Nous attendons jusqu’à présent la réaction de l’administration du territoire. Pourtant qu’il avait accusé réception du dossier. Il est important que toutes les parties soient attendues » indique Christophe NDELEKO.
Contacté, l’administrateur adjoint du territoire de Kasenga n’a pas répondu à nos sollicitations.

