Lubumbashi :plus de 7 milles retraités sans allocations de retraite

Lubumbashi :plus de 7 milles retraités sans allocations de retraite

Plus de 7 milles des retraités des entreprises publiques de la RDC vivent sans allocations de retraite …..” c’est une violation de leur droit “, déclare Me Hubert Tshiswaka, directeur de l’institut de recherche en droits humains, IRDH.

Pendant que la société nationale du chemin de fer du Congo SNCC a mis à la retraite 250 cheminots au début du mois de mars et versé leurs cotisations à la caisse nationale de sécurité sociale , CNSS, 2.200 travailleurs de la même entreprise partis à la  retraite en 2013 n’ont jamais perçu les allocations de retraite. Ces anciens retraités ont plusieurs fois sollicité à leur employeur la régularisation de leur situation, plus de 5 ans après, il n’y a toujours aucune réponse. Pour Maitre Hubert Tshiswaka qui les accompagne dans leurs revendications,  «  c’est un traitement discriminatoire ».  Et il n’y a pas que les retraités de la SNCC qui réclament leurs allocations de retraite, il y a également plus de 4 milles anciens agents de la Gécamines de la catégorie appelée «  départ volontaire » et environ milles  anciens travailleurs de la SODIMICO. Tous ont cotisé pour la sécurité sociale , leur argent était retenu à la source par l’employeur mais jamais reversé à la caisse nationale de sécurité

Maitre Hubert Tshiswaka lance un appel au nouveau gouvernement de la RDC ” Nous en appelons au gouvernement de regarder aussi le cas des agents SODIMICO , ils avaient déjà payé leurs cotisations ouvrières que l’entreprise SODIMICO n’a jamais versé à la caisse de  sécurité sociale. Il y a aussi des agents GECAMINES qui continuent à réclamer la régularisation de leur retraite. Les personnes de 3e âge doivent jouir  de leurs droits”.

La caisse nationale de sécurité sociale indique  quant à elle que les allocations de retraite ne sont payées que si l’entreprise  lui reverse les  cotisations des travailleurs. Ce qui n’est pas fait par la quasi-totalité des entreprises publiques. Ces entreprises affirment ne pas avoir des ressources financières.