Manifestation du 8 juillet 2026 en RDC : la société civile appelle au dialogue
Trois organisations de la société civile appellent les autorités et les organisateurs de la manifestation annoncée pour le 8 juillet 2026 au tour de la table. Il s’agit de la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC), du Comité national Femme et Développement (CONAFED et ACAJ.
Les trois organisations réagissent au climat politique marqué par le débat sur la réforme constitutionnelle. A ceci, s’ajoute l’appel de certains acteurs de l’opposition à manifester pour exiger la démission du Président de la République. Parmi les opposants qui appellent à la manifestation on note Martin Fayulu président du parti politique ECIDE, Jean Marc Kabund de Alliance pour le changement A.Ch et Delly Sesanga de Envol . Les ONG estiment que cette situation exige une concertation entre les pouvoirs publics et les organisateurs afin de prévenir les tensions.
Dans son recent communiqué , ces ong rappellent que plusieurs dispositions de la Constitution garantissent la libertés publiques. C’est notamment la liberté d’expression, le droit à l’information, la liberté de réunion pacifique et de manifestation. Elles précisent également le devoir des organisateurs d’informer, par écrit, l’autorité administrative compétente avant toute manifestation publique.
Par ailleurs, la NSCC, le CONAFED et l’ACAJ demandent aux autorités de n’envoyer sur le terrain que des agents de l’ordre formés au maintien de l’ordre. En outre , ils ne devraient pas faire recours aux armes létales. Elles invitent aussi les manifestants à respecter les lois de la République. Ils devront ainsi éviter tout acte de vandalisme et rejeter les discours de haine.
« Nos organisations rappellent l’urgence d’une concertation entre les pouvoirs publics et les organisateurs de la manifestation annoncée pour le 8 juillet prochain », souligne le communiqué conjoint.
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Tshishimbi plaide pour éviter un bras de fer
De son côté, Jean Paul Tshishimbi président national Centre International de Promotion de Développement et de Droits de l’Homme(CEIPDHO) partage la même préoccupation. Il rappelle que le droit de manifester est reconnu par la Constitution. Cependant, il insiste sur le fait que la loi prévoit une simple information préalable de l’autorité compétente et non une demande d’autorisation.
Selon lui, lorsqu’une manifestation est interdite pour des raisons sécuritaires, il est préférable d’éviter un bras de fer avec les autorités.
« Je pense que l’opposition peut décaler la manifestation, et la renvoyer à une date ultérieure. Pendant ce temps, les opposants doivent négocier avec l’autorité établie pour que la manifestation se fasse dans des meilleures conditions. Ils doivent demander au gouvernement l’encadrement de leur activité par la police.» affirme Tshishimbi.
Enfin, il invite toutes les parties à privilégier le dialogue plutôt que le rapport de force. Selon lui, le respect de la Constitution, la responsabilité des organisateurs et le professionnalisme des forces de l’ordre restent les meilleures garanties pour préserver les libertés publiques et maintenir la paix sociale en République démocratique du Congo.
L’opposition appelle à une manifestation
Dans une lettre du 25 juin adressée aux autorités de Kinshasa, Martin Fayulu, membre de la plateforme de l’opposition C64 annonce l’organisation d’une manifestation le 08 juillet. Pour l’opposition, cette manifestation vise plusieurs objectifs. ” Exprimer l’attachement des citoyens au respect de la constitution, la défense de l’ État des droits et le préservation de l’ordre constitutionnel.”
Par ailleurs, l’opposition affirme qu’il s’agit d’une manifestation est pacifique. Il y a quelques semaines, une autre manifestation de l’opposition a été violemment reprimé par la police. Jusqu’à présent, le bilan des blessés et de morts reste controversé.

