RDC-Ebola : la rentrée scolaire se fera aussi à la radio dans les zones à risque
Le 1ᵉʳ septembre, tous les enfants ne prendront pas forcément le chemin de leur salle de classe. Dans les zones les plus exposées à Ebola, la rentrée scolaire se fera autrement. Le ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté a prévu un dispositif d’enseignement à distance pour permettre aux élèves de continuer à apprendre sans être exposés inutilement au risque sanitaire.
Selon la ministre d’État Raïssa Malu, 40 des 138 sous-divisions éducationnelles des provinces concernées sont touchées par l’épidémie. Parmi elles, 18 sont considérées comme étant à haut risque. Le gouvernement a donc établi trois niveaux de réponse.
Dans les zones vertes, les cours se dérouleront normalement. Dans les zones orange, un dispositif adapté sera appliqué. Quant aux zones rouges, les élèves suivront principalement leurs apprentissages à domicile. Mais il ne sera pas question de cours en ligne.
Apprendre sans Internet
Dans ces zones, les enfants recevront des fiches pédagogiques consacrées aux connaissances essentielles du programme scolaire. La radio jouera également un rôle important. Des émissions éducatives seront diffusées par les radios locales et communautaires. « Il ne s’agira pas d’un enseignement en ligne nécessitant Internet ou du matériel numérique », a expliqué Raïssa Malu lors d’un briefing à la RTNC.
Ce choix tient compte d’une réalité simple. Toutes les familles n’ont pas accès à Internet, à un ordinateur ou même à un smartphone.
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Dans les zones à haut risque d’Ebola, les établissements resteront des points de service. Les enseignants et les encadreurs seront présents pour assurer le suivi et distribuer les supports pédagogiques. De plus, les parents devront également accompagner les enfants dans leur travail à domicile.
Un dispositif à éprouver sur le terrain
Cette organisation vise à éviter que l’épidémie ne provoque une interruption durable de la scolarité. Les élèves concernés pourront aussi participer aux épreuves certificatives, y compris l’examen d’État, selon les mesures d’accompagnement prévues par le ministère.
Reste maintenant le plus grand défi : faire fonctionner ce dispositif sur le terrain. Car les risques sont multiples. C’est notamment la distribution des fiches, l’accès aux émissions de radios. Il y a également la capacité des parents à accompagner leurs enfants ou encore le suivi des élèves par les enseignants à distance.
Malgré ces risques, le gouvernement tient à ce que chaque enfant bénéficie d’une éducation malgré l’épidémie d’Ebola.

