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	<title>Archives des Sur le web - LA GUARDIA</title>
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	<description>Magazine d&#039;informations générales et d&#039;analyses</description>
	<lastBuildDate>Fri, 10 Jul 2026 07:25:10 +0000</lastBuildDate>
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	<item>
		<title>Lubumbashi : y a t-il corruption aux barrières érigées par la DRHKAT ?</title>
		<link>https://magazinelaguardia.info/2026/07/10/lubumbashi-ya-t-il-corruption-aux-barrieres-erigees-par-la-drhkat/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Divine Mbuyu]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Jul 2026 04:24:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[La une]]></category>
		<category><![CDATA[Sociétés]]></category>
		<category><![CDATA[Sur le web]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À plusieurs barrières de contrôle érigées par la DRHKAT, des chauffeurs de taxi et de taxi-bus affirment traverser les postes sans présenter les documents exigés.</p>
<p>L’article <a href="https://magazinelaguardia.info/2026/07/10/lubumbashi-ya-t-il-corruption-aux-barrieres-erigees-par-la-drhkat/">Lubumbashi : y a t-il corruption aux barrières érigées par la DRHKAT ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><strong><span class="s1">À plusieurs barrières de contrôle érigées par la DRHKAT, des chauffeurs de taxi et de taxi-bus affirment traverser les postes sans présenter les documents exigés. Entre les paiements informels, les contrôles inégaux, leurs témoignages alimentent les inquiétudes de la société civile, qui dénonce de possibles pratiques de corruption. </span></strong></p>
<p class="p1"><span class="s1">Par exemple, à la barrière érigée à l’arrêt texaco vers la Ruashi, les véhicules avancent l’un après l’autre. Certains chauffeurs s’arrêtent, et les agents contrôlent les documents collés à la parabrise, et attendent la fin du contrôle. D’autres, en revanche, ralentissent à peine avant de poursuivre leur route, sans être inquiétés.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><em>« Vous n’allez pas comprendre ce qui se passe. Il y a même un petit signe sur le véhicule que seuls eux et moi voyons. Dès qu’ils voient ce signe, je passe. Pourtant, je n’ai même pas les documents. Et ce moyennant une somme d’argent. Et avec ça je ne peux que passer ici pas à une autre barrière »</em> indique Patrick un chauffeur. </span>De plus, il affirme que cette manière de faire est connue de plusieurs chauffeurs.</p>
<p class="p1">À une autre barrière vers la Katuba, Pascal, un conducteur de taxi-bus raconte une réalité différente. Selon lui, pendant cette période de recouvrement forcé, il verse de l’argent aux agents pour éviter de perdre du temps. <em>« Pour une journée, je laisse entre 15.000 FC et 20.000 FC à la barrière afin de ne pas chômer. Nous payons selon notre ligne de transport.&#8221;</em></p>
<p class="p1">Quelques fois, les chauffeurs s&#8217;organisent en groupe, affirme Pascal<em>. &#8221; Parfois nous nous organisons en équipe et nous connaissons certains contrôleurs car il y a ceux qui nous croisent déjà dans nos arrêts de bus respectifs. »</em> explique- t il.</p>
<h2>Un contrôle inégal ?</h2>
<p>Non loin de là, Kapya, un autre conducteur observe la scène depuis son volant. Selon lui, il est facile de remarquer que tous les véhicules ne sont pas traités de la même manière.</p>
<p class="p1"><em><span class="s1">« Regardez vous-même. Certains passent directement, d’autres restent longtemps. Nous, on sait déjà comment ça fonctionne. Si tu veux travailler tranquillement, il faut trouver un arrangement. » </span></em><span class="s1">dit-il. </span></p>
<h3>La Société Civile a alerté sur cette pratique</h3>
<p>Ces témoignages font écho à une alerte lancée par le Cadre de Concertation de la Société Civile, thématique Gouvernance Sécuritaire et Paix.</p>
<p class="p1"><span class="s1">Dans son communiqué, elle indique que certains chauffeurs de taxi et de taxi-bus verseraient entre 15.000 et 20.000 francs congolais à des personnes présentes aux barrières de la Direction des Recettes du Haut-Katanga (DRHKAT) et de la Direction Provinciale des Impôts du Haut-Katanga (DPRI-HKAT). L&#8217;objectif est d&#8217; échapper et de continuer à rouler  sans payer la vignette automobile.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Pour la société civile, si ces faits sont confirmés, ils risquent de réduire les recettes attendues par la province pour financer les routes et d’autres services publics. L’organisation demande aux responsables des deux régies financières d’ouvrir des enquêtes et de sanctionner tout agent qui serait impliqué dans de tels actes. Elle appelle également les chauffeurs à s’acquitter normalement de la vignette automobile et d’autres documents de bord.</span></p>
<p>Lire aussi : <a href="https://magazinelaguardia.info/2026/07/06/lubumbashi-controle-technique-sans-controle-enquete/">Lubumbashi : contrôle technique sans contrôle ( enquête)</a></p>
<h4>La DRHKAT rejette ces accusations</h4>
<p>Cependant, sous anonymat un agent indique que la hiérarchie a sensibilisé l’ensemble de ses agents sur les risques liés à la corruption. Et il rappelle que des mesures sont prévues contre tout agent qui se rendrait coupable de telles pratiques. <em>« Qui souhaiterait perdre son travail sachant que les sanctions sont prévues et en plus à l’aire de réseaux sociaux où tout est filmé. Si tel était le cas il n’y aurait pas carence de taxi pendant cette période car 15 000fc ce n’est pas grand chose pour les chauffeurs, ils paieraient tous alors » </em>dit- il .</p>
<p>De plus, cet agent souligne que, lors du lancement de la vente de la vignette automobile 2026, le gouverneur de province ad intérim avait mis en garde les agents ainsi que les usagers contre toute forme de fraude ou de corruption. Il avait prévenu que toute personne impliquée dans de telles pratiques s’exposerait à des sanctions conformément à la loi.</p>
<p>Pour rappel c’est depuis le lundi 06 juillet que la <a href="https://www.edrhkat.com/">DRHKAT</a> a lancé le contrôle des documents de bord des véhicules. C’est notamment la vignette, le contrôle technique et le stationnement. Cette opération ira jusqu’à la fin du mois de juillet.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="p1">
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			</item>
		<item>
		<title>Culture- restitution: les communautés oubliées dans le débat ?</title>
		<link>https://magazinelaguardia.info/2026/07/09/culture-restitution-les-communautes-oubliees-dans-le-debat/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Denise Maheho]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Jul 2026 12:17:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sur le web]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La restitution des objets culturels par les pays occidentaux suscite encore le débat en RDC. À Lubumbashi, chercheurs et artistes ont débattu pendant deux jours</p>
<p>L’article <a href="https://magazinelaguardia.info/2026/07/09/culture-restitution-les-communautes-oubliees-dans-le-debat/">Culture- restitution: les communautés oubliées dans le débat ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="https://communication.gouv.cd/actualites/17/restitution-du-patrimoine-culturel-congolais-spolie-la-belgique-accelere-le-processus" target="_blank" rel="noopener">La restitution</a> des objets culturels par les pays occidentaux suscite encore le débat en RDC. À Lubumbashi, chercheurs et artistes ont débattu pendant deux jours des réinterprétations artistiques et réappropriations communautaires. La rencontre était organisée par l&#8217;observatoire des pratiques culturelles de l&#8217;université de Lubumbashi. À l&#8217;instar d&#8217;autres conférences, les discussions se sont tenues en l&#8217;absence des communautés, véritables propriétaires d&#8217;objets culturels.</strong></p>
<p>Des dizaines de chercheurs et d&#8217;artistes venus de Lubumbashi, de Kinshasa et de Belgique se sont réunis à l&#8217;université de Lubumbashi. Seul le chef traditionnel Axon Tumpa y a participé comme un des représentants des Batabwa du territoire de Moba. Le débat a tourné autour de la restitution des objets culturels tout en soulevant quelques questions. À qui seront-ils rendus ? Quelle est l&#8217;histoire derrière chaque objet ? Quels pourraient être les mécanismes de réappropriation des objets restitués ?</p>
<p>Cependant, la plupart des débats se déroulent en l&#8217;absence des véritables personnes concernées, déplore le professeur Placide Mumbembele de l&#8217;université de Kinshasa. &#8221;<em>La question de la restitution est très élitiste, politique et diplomatique. De plus, elle est devenue une construction purement scientifique</em>&#8221;, dit-il. Pour ce professeur, les communautés n&#8217;ont pas la possibilité de s’exprimer. En outre, elles n&#8217;ont pas l&#8217;occasion de donner leur avis sur cette question. Conséquence :« <em>tout le savoir, toute la spiritualité, toute la connaissance autour de ces objets sont mis à l’écart&#8217;</em>&#8216;, déplore-t-il encore.</p>
<p>A lire, <a href="http://RDC-culture: les photos de Boma de retour, un pas vers la restitution?">RDC-culture: les photos de Boma de retour, un pas vers la restitution?</a></p>
<h2>La restitution de 2022 sans consultation de la communauté ?</h2>
<p>Un cas illustratif est celui de la restitution à la RDC par le roi des Belges en 2022 du masque Kakungu de la communauté Suku. En effet, cette restitution a été faite dans un contexte politique particulier, à savoir le voyage du <a href="https://magazinelaguardia.info/2022/06/10/lubumbashi-roi-des-belges-entre-benefice-politique-et-utopie/" target="_blank" rel="noopener">roi Philippe en RDC</a>.</p>
<p>Ce geste a été bien accueilli par le gouvernement congolais. Par contre, la communauté Suku ne l&#8217;a pas bien reçu. Pour elle, ce masque qui était utilisé dans les cérémonies de protection devait lui être rendu directement.</p>
<p>‘<em>’ Nous réclamons notre masque Kakungu. En outre, personne n’a intéressé la famille’’</em>, déclarait cette communauté. Pendant ce temps, le masque Kakungu avait été récupéré par le chef coutumier pourtant contesté par sa propre communauté. Par ailleurs, la cheffe des travaux Maguy du département d&#8217;histoire insiste sur la consultation des communautés. &#8220;<em>Cela éviterait des contestations après la restitution</em>&#8220;, a-t-elle indiqué.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Restitution d&#8217;État à État</h3>
<p>Par ailleurs, si les discussions sur la restitution des<a href="https://magazinelaguardia.info/2023/12/14/restitution-du-patrimoine-africain-le-silence-est-un-crime/" target="_blank" rel="noopener"> objets culturels</a> avancent en RDC, une autre question se pose. A qui ces objets seraient-ils rendus ? C&#8217;est notamment le cas du &#8220;<em>crâne de Lusinga. S&#8217;il est restitué, serait-il conservé à Kinshasa, siège du pouvoir politique</em> ?&#8221; Pour l&#8217;heure, le pouvoir est au centre du débat. En effet, la restitution doit se faire d&#8217;État à État. Ainsi, ce débat est engagé entre la République démocratique du Congo et la Belgique.</p>
<p>Cependant, le chef traditionnel Axon Tumpa a un avis assez tranché. Ces objets doivent retourner auprès des premiers propriétaires. &#8220;<em>Les objets culturels étaient faits pour un usage précis. Aujourd’hui, on veut récupérer pour un usage muséal, ce n&#8217;est pas correct. Remettez-les là où ils doivent être, </em>a -t-il dit d&#8217;un ton ferme.</p>
<p>S&#8217;agissant des restes humains tels que le crâne du chef Lusinga de la communauté des Batabwa, le chef Axon n&#8217;est pas allé par quatre chemins. « <em>On a besoin de la tête de Lusinga pour exorciser la dynastie Lusinga,&#8221;</em> a déclaré ce représentant de la communauté de Moba.</p>
<p>Ainsi, le chef Axon Tumpa estime qu&#8217;il faut plutôt parler de réhabilitation des communautés au lieu de restitution des objets<em>. </em>Un avis que soutient également Francesco Nchikala, acteur culturel à Lubumbashi. &#8220;<em> La réhabilitation, c’est un processus d’union, de rassemblement. C&#8217;est également une voie vers la  reconnexion entre les objets culturels et les communautés. Ce n&#8217;est pas une affaire politique. C’est un transfert d’usage des objets et pas simplement des objets&#8221;, </em>dit-il.</p>
<p>Il faut dire que le ministère de la Culture a pris conscience de l&#8217;absence des communautés dans le débat sur la restitution. &#8220;Nous allons intégrer quelques chefs coutumiers au sein de la commission interministérielle mise en place.</p>
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		  <p>L’article <a href="https://magazinelaguardia.info/2026/07/09/culture-restitution-les-communautes-oubliees-dans-le-debat/">Culture- restitution: les communautés oubliées dans le débat ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>RDC: vers une nouvelle loi cadre de l’éducation nationale</title>
		<link>https://magazinelaguardia.info/2026/07/08/rdc-vers-une-nouvelle-loi-cadre-de-leducation-nationale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Divine Mbuyu]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Jul 2026 11:22:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Éducation]]></category>
		<category><![CDATA[Sur le web]]></category>
		<category><![CDATA[Éducation nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Loi cadre]]></category>
		<category><![CDATA[RDC]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Douze ans après l’adoption de la loi-cadre de l’enseignement national, la RDC s’engage dans une réforme de son principal texte sur l’éducation. Cette révision intervient</p>
<p>L’article <a href="https://magazinelaguardia.info/2026/07/08/rdc-vers-une-nouvelle-loi-cadre-de-leducation-nationale/">RDC: vers une nouvelle loi cadre de l’éducation nationale</a> est apparu en premier sur <a href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><strong><span class="s1">Douze ans après l’adoption de <a href="https://media.unesco.org/sites/default/files/webform/r2e002/989f00058496b07efeda7d9bb07aef8b5ebe7279.pdf">la loi-cadre de l’enseignement national</a>, la RDC s’engage dans une réforme de son principal texte sur l’éducation. Cette révision intervient dans un contexte marqué par de nombreuses transformations du secteur. C’est notamment la gratuité de l’enseignement primaire, le développement de la formation professionnelle. Aussi l’apparition de nouveaux défis liés à la qualité des apprentissages.</span></strong></p>
<p class="p1"><span class="s1">Adoptée en 2014, la loi-cadre a permis de fixer les principes qui régissent le système éducatif congolais. Mais depuis son entrée en vigueur, plusieurs réformes ont été engagées. Selon Simon Zono, directeur de cabinet de la ministre de l’Éducation nationale, cette révision est rendue nécessaire par les réformes engagées après 2014 . Parmi elles, figure la gratuité de l’enseignement primaire dans les établissements publics.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">L’un des enjeux de cette réforme est de mieux adapter la législation aux réalités actuelles. L’accès à l’école s’est amélioré grâce à la gratuité du primaire, mais cette avancée s’est accompagnée de nombreux défis. C’est par exemple, le manque d’infrastructures, l&#8217;insuffisance d’enseignants, les effectifs surabondants dans certaines écoles et les inégalités entre les provinces.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Pour les autorités, la nouvelle loi devra également s’adapter aux évolutions du secteur. Simon Zono indique qu’elle devra répondre aux exigences internationales. « <em>tenir compte des avancées régionales ainsi que des défis à relever pour améliorer le système éducatif congolais ».</em></span></p>
<h3>L’enseignement préscolaire, la formation professionnelle et l’éducation non formelle mis en avant</h3>
<p class="p1"><span class="s1">La révision de la loi offre aussi l’occasion de repenser la place de l’enseignement préscolaire. Ce niveau, souvent peu développé, est pourtant considéré comme essentiel pour le développement de l’enfant. Selon le directeur de cabinet, l’enseignement préscolaire <em>« mérite une plus grande considération. C’est en raison de son rôle déterminant dans le développement de l’enfant et la réussite de son parcours scolaire ».</em></span></p>
<p class="p1"><span class="s1">De plus, la future loi devrait accorder davantage d’importance à la formation professionnelle et à l’éducation non formelle. Ces deux domaines, selon les autorités, doivent désormais occuper une place importante dans le système éducatif congolais afin de répondre aux besoins du marché de l’emploi et de favoriser l’insertion des jeunes.</span></p>
<p>Lire aussi : <a href="https://magazinelaguardia.info/2026/07/02/66-ans-dindependance-de-la-rdc-lenseignement-a-t-il-tenu-sa-promesse/">66 ans d&amp;#8217;indépendance de la RDC : l&amp;#8217;enseignement a-t-il tenu sa promesse ?</a></p>
<p class="p1"><span class="s1">Pour aboutir à un texte consensuel, à travers le secrétariat général de l’Éducation nationale, le gouvernement a lancé ce 7 juillet 2026 des consultations techniques. Les représentants des différents sous-secteurs de l’éducation, des experts, des administrations publiques, des établissements d’enseignement, des partenaires techniques et financiers ainsi que des organisations de la société civile y prennent part . Ces travaux ont pour objectif d’examiner la proposition de loi, de recueillir des observations des participants, de proposer des amendements et d’harmoniser les contributions avant la finalisation du texte.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">À travers cette démarche, le gouvernement entend parvenir à <em>« une proposition de loi cohérente, inclusive et adaptée aux réalités du système éducatif congolais ».</em> La future loi définira les principes fondamentaux, les mécanismes de gouvernance ainsi que les responsabilités des différents acteurs de l’éducation.</span></p>
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		  <p>L’article <a href="https://magazinelaguardia.info/2026/07/08/rdc-vers-une-nouvelle-loi-cadre-de-leducation-nationale/">RDC: vers une nouvelle loi cadre de l’éducation nationale</a> est apparu en premier sur <a href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>RDC : le Symeco lance une grève générale ce 3 juillet 2026</title>
		<link>https://magazinelaguardia.info/2026/07/03/rdc-le-symeco-lance-une-greve-generale-ce-3-juillet-2026/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yasmine Kankolongo]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Jul 2026 21:37:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
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		<category><![CDATA[Santé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Syndicat des médecins du Congo (SYMECO), a déclenché une grève générale ce vendredi 3 juillet 2026 à 8 heures. La décision est contenue dans</p>
<p>L’article <a href="https://magazinelaguardia.info/2026/07/03/rdc-le-symeco-lance-une-greve-generale-ce-3-juillet-2026/">RDC : le Symeco lance une grève générale ce 3 juillet 2026</a> est apparu en premier sur <a href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le Syndicat des médecins du Congo (SYMECO), a déclenché une <a href="https://www.radiookapi.net/2026/07/03/actualite/societe/le-symeco-lance-une-greve-generale-dans-les-hopitaux-publics-des-ce">grève</a> générale ce vendredi 3 juillet 2026 à 8 heures. La décision est contenue dans une correspondance adressée à la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka. </strong></p>
<p>A l&#8217;hôpital de référence Hakika dans la commune Ruashi,  tout semble bien fonctionner. &#8221;<em>Le travail se déroule normalement&#8221;</em>, indique une infirmière croisé dans la cours de l&#8217;hôpital. Cependant aucun médecin n&#8217;est présent .</p>
<p>Joint au téléphone, un médecin de cet hôpital membre du <a href="https://magazinelaguardia.info/2021/08/06/lubumbashi-la-greve-de-medecins-suspendue-elle-aura-fait-ses-victimes/">SYNAMED</a>  a déclaré  &#8220;<em>Nous sommes en grève. Ces jours- ci  je reste à la maison. Je ne travaille pas.&#8221;</em></p>
<h2>Appel à une grève seche</h2>
<p>En effet, les médecins ont lancé ce vendredi un mouvement de grève générale. Dans la lettre adressée à la primature, le syndicat rappelle avoir adressé un préavis de grève au gouvernement. Celui-ci est daté du 24 juin 2026. Selon le SYMECO, ce préavis est arrivé à échéance le mercredi 01 juillet 2026 sans qu&#8217;une réponse satisfaisante ne soit apportée par les autorités.<br />
Le syndicat évoque également une autre correspondance numéro du 25 juin 2026 adressée au ministre de la Santé publique.</p>
<p>Dans la note, les médecins commencent par saluer l&#8217;amorce du dialogue social engagée lors de la séance de travail du 23 juin 2026.</p>
<p>Cependant, le syndicat déplore la suspension des négociations. Selon lui, la poursuite des discussions aurait permis d&#8217;améliorer les propositions formulées par le gouvernement.</p>
<p>Le SYMECO affirme également que la majorité des préposés de l&#8217;État ont maintenu, de manière délibérée et impunie, les horaires de crise dans les établissements sanitaires publics. Le syndicat estime que cette situation fait porter aux médecins l&#8217;essentiel de la charge des prestations de soins.</p>
<h3>Les médecins limitent leurs prestations aux urgences</h3>
<p>Face à cette situation, les médecins membres du SYMECO ont décidé d&#8217;observer une grève générale à compter du vendredi 3 juillet 2026 à 8 heures.<br />
Pendant cette période, ils n&#8217;assureront que la prise en charge des urgences aux jours et aux heures prévus dans les horaires des services.</p>
<p>Cette mesure restera en vigueur jusqu&#8217;à la satisfaction, à court terme, des revendications prioritaires présentées par le banc syndical.<br />
Le syndicat affirme néanmoins rester disponible pour la reprise du dialogue social.</p>
<p>En revanche, le SYMECO décline d&#8217;ores et déjà toute responsabilité quant aux conséquences que pourrait entraîner cette grève.</p>
<p>A lire aussi, <a href="https://magazinelaguardia.info/2022/09/21/kalemie-les-medecins-reclament-la-dignite-et-lhonneur/">Kalemie: les médecins réclament la dignité et l’honneur</a></p>
<h4>La grève effective à Lubumbashi</h4>
<p>À Lubumbashi, la grève est effectivement observé. le Dr Olivier Machozi, médecin à l&#8217;hôpital général de référence Jason Sendwe affirme que la grève est « sèche ».</p>
<p>Selon lui, tous les syndicats des médecins, participent au mouvement. Il s&#8217;agit notamment du SYMECO et du SYNAMED. Désormais, <em>il n&#8217;y a plus de médecins dans les services</em>. <em>Seuls les médecins stagiaires poursuivent certaines prestations,</em> dit -il.</p>
<p>Le Dr Olivier précise que plusieurs revendications sont déjà connues des autorités. Elles portent notamment sur le barème salarial, les conditions sociales des médecins, les avantages liés à leur profession ainsi que les primes de risque.</p>
<p>Enfin, le Dr Olivier explique que les médecins se rendent tout de même dans leurs établissements de santé pour constater la situation avant de repartir.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>RDC: le groupe de la banque mondiale renforce la riposte contre Ebola</title>
		<link>https://magazinelaguardia.info/2026/07/03/rdc-le-groupe-de-la-banque-mondiale-renforce-la-riposte-contre-ebola/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Divine Mbuyu]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Jul 2026 21:01:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sur le web]]></category>
		<category><![CDATA[Banque mondiale]]></category>
		<category><![CDATA[Ebola]]></category>
		<category><![CDATA[RDC]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Groupe de la Banque mondiale renforce son soutien à la République démocratique du Congo (RDC) face à l’épidémie d’Ebola. L’institution annonce la mobilisation d’une</p>
<p>L’article <a href="https://magazinelaguardia.info/2026/07/03/rdc-le-groupe-de-la-banque-mondiale-renforce-la-riposte-contre-ebola/">RDC: le groupe de la banque mondiale renforce la riposte contre Ebola</a> est apparu en premier sur <a href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="https://www.banquemondiale.org/fr/news/factsheet/2026/05/27/ebola-outbreak-response-democratic-republic-of-congo-uganda">Le Groupe de la Banque mondiale</a> renforce son soutien à la République démocratique du Congo (RDC) face à l’épidémie d’Ebola. L’institution annonce la mobilisation d’une enveloppe de 243 millions de dollars. Ces financements, nouveaux et existants, serviront à soutenir les pays touchés, à renforcer les systèmes de santé et à maintenir les services essentiels pendant la crise.</strong></p>
<p><em>« Nos objectifs sont de contribuer à sauver des vies, endiguer la propagation de la maladie, protéger les soignants et les communautés en première ligne. Aussi de préserver les services de santé essentiels pendant la crise »</em>, indique le Groupe de la Banque mondiale.</p>
<p>En RDC, cet appui repose ,en effet, sur plusieurs projets déjà en cours. Il permet notamment de déployer des épidémiologistes, des spécialistes en prévention. Aussi de contrôler des infections ainsi que des équipes chargées de la communication sur les risques. Des équipements de diagnostic et des experts en laboratoire renforcent aussi les capacités de dépistage, notamment à Bunia.</p>
<p>L’institution insiste aussi sur la nécessité de maintenir les soins essentiels. <em>« Même en pleine urgence sanitaire, les enfants ont toujours besoin de vaccins. Les mères ont toujours besoin de soins. La population a toujours besoin d’accéder aux centres de santé »,</em> souligne-t-elle.</p>
<p>À travers un projet consacré à la santé et à la nutrition, plus de 3 500 établissements de santé bénéficient d’un appui. Ce soutien permet d’assurer les soins maternels, néonatals et infantiles, ainsi que les services de vaccination et de nutrition. En parallèle, le mécanisme de financement mondial (GFF) mobilise 10 millions de dollars pour garantir la continuité des soins destinés aux femmes, aux enfants et aux adolescents dans les provinces touchées.</p>
<p>La Banque mondiale rappelle également avoir investi dans le système de santé congolais avant cette épidémie. Grâce au projet REDISSE, le plus grand laboratoire de biosécurité de l’est de la RDC est aujourd’hui au cœur du dispositif de dépistage. Le Centre des opérations d’urgence de santé publique de Kinshasa, réhabilité avec son appui, coordonne la réponse nationale.</p>
<h3>La riposte nationale continue</h3>
<p>Il sied de noter que le gouvernement congolais avait déjà débloqué 20 millions de dollars pour soutenir la riposte nationale contre Ebola. Les autorités sanitaires poursuivent également la recherche. Un essai clinique a débuté le jeudi 2 juillet afin d’évaluer l’efficacité d’un potentiel traitement contre la maladie. Les résultats de cette étude pourraient renforcer les moyens de prise en charge des patients.</p>
<p>Au-delà de la gestion de cette épidémie, la Banque mondiale veut renforcer durablement les systèmes de santé. Elle rappelle son objectif de permettre à 1,5 milliard de personnes d’accéder à des services de santé abordables et de qualité d’ici à 2030. Pour y parvenir, elle mise notamment sur le renforcement des soins de santé primaires. Elle met en avant l’augmentation du personnel de santé, un meilleur financement du secteur. Elle se focalise aussi sur le développement de la production locale de médicaments et de fournitures médicales.</p>
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		<title>66 ans d&#8217;indépendance : la science congolaise en quête de son décollage</title>
		<link>https://magazinelaguardia.info/2026/07/03/66-ans-dindependance-la-science-congolaise-en-quete-de-son-decollage/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Denise Maheho]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Jul 2026 08:43:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[La une]]></category>
		<category><![CDATA[Sur le web]]></category>
		<category><![CDATA[Technology]]></category>
		<category><![CDATA[innovation]]></category>
		<category><![CDATA[RDC]]></category>
		<category><![CDATA[recherches scientifiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 30 juin 1960, la RDC comptait très peu de chercheurs, d&#8217;ingénieurs et de laboratoires. Soixante-six ans plus tard, le pays dispose d&#8217;universités, de centres</p>
<p>L’article <a href="https://magazinelaguardia.info/2026/07/03/66-ans-dindependance-la-science-congolaise-en-quete-de-son-decollage/">66 ans d&#8217;indépendance : la science congolaise en quête de son décollage</a> est apparu en premier sur <a href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le 30 juin 1960, la RDC comptait très peu de chercheurs, d&#8217;ingénieurs et de laboratoires. Soixante-six ans plus tard, le pays dispose d&#8217;universités, de centres de recherche, d&#8217;inventeurs reconnus à l&#8217;échelle internationale et d&#8217;une jeunesse passionnée par les nouvelles technologies. Pourtant, la science congolaise peine à décoller réellement</strong>.</p>
<p>&#8221; <em>Je suis un chercheur en chimie et je tiens un laboratoire. Avec mon équipe, nous faisons des expérimentations. Là, nous avons inventé une bière locale, un produit pour réparer le sol.</em> &#8221;</p>
<p>Directeur de l&#8217;académie Mulema à Kalemie, Urbain Mulema mène des recherches en chimie industrielle. Cependant, sa petite unité peine à se développer faute des ressources financières.</p>
<p><i>Sur le marché, nous sommes encore limités. On fabrique sur commande par manque de moyens. Nous avons besoin d’équipements . Dans notre laboratoire, nous travaillons avec des vieilles machines &#8221;, </i>dit-il<i>.</i></p>
<h2>Financement de la science congolaise, de la recherche et de l&#8217;innovation</h2>
<p>Depuis plusieurs décennies, les scientifiques congolais dénoncent le faible niveau des investissements consacrés à la recherche.</p>
<p>Selon le <a href="https://minesursi.gouv.cd/?centresr">ministère de la Recherche scientifique, </a>le secteur recevait entre 0,5 % et 0,8 % du budget national jusqu&#8217;à récemment. Cependant, ce niveau de financement est jugé insuffisant pour appuyer les laboratoires, les équipements et les projets d&#8217;innovation.</p>
<p>En 2024, le gouvernement a annoncé une hausse significative de cette enveloppe à 3 % du budget national, soit environ 400 à 500 millions de dollars selon les estimations officielles. Cette augmentation marque une rupture avec les années précédentes . Cependant, elle reste encore modeste au regard des besoins du secteur le professeur Jules Kwamba, expert en aquaculture.</p>
<p>&#8221; <em>Toute recherche a un coût, même un échec dans la recherche est un résultat. De ce fait, la recherche doit être fiancée, soutenue et appuyée&#8221;</em>, dit- il.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Des universités nombreuses, mais des laboratoires fragiles</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dans de nombreux établissements, les chercheurs travaillent avec des équipements vieillissants, des bibliothèques peu fournies et un accès limité aux financements.</p>
<p>Résultat : une grande partie de la recherche reste théorique et peine à déboucher sur des innovations commercialisées ou industrialisées.</p>
<p>Plusieurs chercheurs interrogés ces dernières années soulignent que l&#8217;absence de financement régulier constitue le principal obstacle à la production scientifique nationale.</p>
<p>&#8221;<em>Parfois le secteur privé et les partenaires étrangers offrent des bourses pour la recherche. Mais elles sont assorties des conditions très rigoureuses auxquelles les jeunes chercheurs ne peuvent pas répondre,</em> déplore encore le professeur Jules Lwamba.</p>
<p>A lire aussi, <a href="https://magazinelaguardia.info/2026/07/02/66-ans-dindependance-de-la-rdc-lenseignement-a-t-il-tenu-sa-promesse/">66 ans d’indépendance de la RDC : l’enseignement a-t-il tenu sa promesse ?</a></p>
<h3>Pourquoi les chercheurs quittent-ils le pays ?</h3>
<p>La fuite des cerveaux constitue l&#8217;un des défis majeurs de la recherche congolaise.</p>
<p>Chaque année, des scientifiques, médecins, ingénieurs et universitaires formés en RDC poursuivent leur carrière en Europe, en Amérique du Nord ou dans d&#8217;autres pays africains.</p>
<p>Les raisons sont multiples indique le professeur  Loyola</p>
<p>&#8221;<em>La fuite des cerveaux en RDC s&#8217;explique principalement par la faiblesse des conditions de travail et de rémunération des chercheurs, enseignants et professionnels hautement qualifiés</em>.&#8221;</p>
<p>Ce professeur soutient également que  l&#8217;insuffisance des infrastructures de recherche, le manque d&#8217;équipements modernes,  l&#8217;instabilité institutionnelle renforcement cette fuite.</p>
<p>Cette situation entraîne plusieurs conséquences négatives explique encore le recteur de l&#8217;Université de Mano. &#8221; <em>La perte de compétences stratégiques pour le développement national, le ralentissement de la production scientifique. En outre, il y a la faible capacité d&#8217;innovation technologique, la dépendance accrue vis-à-vis de l&#8217;expertise étrangère.&#8221; </em>De ce fait , on observe une moindre contribution des universités à la résolution des problèmes économiques, sociaux, sanitaires et environnementaux du pays, dit -il encore.</p>
<p>A lire aussi, <a href="https://magazinelaguardia.info/2026/06/28/lubumbashi-unh-lance-un-datacenter-dote-dun-supercalculateur/">Lubumbashi : UNH lance un Data center doté d’un Supercalculateur</a></p>
<p>Paradoxalement, plusieurs chercheurs congolais brillent aujourd&#8217;hui à l&#8217;étranger. Ce qui démontre que le problème n&#8217;est pas le manque de talents mais l&#8217;environnement dans lequel ils évoluent.</p>
<h3>Le génie congolais existe</h3>
<p>Malgré les difficultés, les exemples d&#8217;innovation dans la science congolaise ne manquent pas.</p>
<p>Lors du premier Conclave du Génie Scientifique Congolais organisé à Kinshasa, près de 300 inventeurs et innovateurs venus du pays et de la diaspora ont présenté leurs projets.</p>
<p>Parmi eux figuraient des innovations dans les domaines de la santé , de l&#8217;agriculture ,de l&#8217;énergie ,des transports ,des technologies numériques.</p>
<p>À l&#8217;issue de cette rencontre, 47 projets innovants ont été retenus par le gouvernement pour un éventuel financement estimé à près de 600 millions de dollars.</p>
<p>Cette initiative a permis de mettre en lumière un potentiel souvent méconnu du grand public.</p>
<h4>Combien de brevets congolais ?</h4>
<p>L&#8217;une des faiblesses du système d&#8217;innovation congolais et de la science congolaise réside dans la protection de la propriété intellectuelle.</p>
<p>Le nombre de brevets déposés chaque année par des inventeurs congolais reste très faible comparé aux pays industrialisés. Les données disponibles montrent que peu d&#8217;innovations passent du stade de prototype à celui de produit commercialisable.</p>
<p>De nombreuses <a href="https://magazinelaguardia.info/2026/03/27/lubumbashi-linnovation-au-coeur-du-forum-de-letudiant-entrepreneur/" target="_blank" rel="noopener">innovations</a> développées dans les universités ou les centres de recherche ne dépassent jamais le stade expérimental.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Lubumbashi: une agence de la SNEL vandalisée à Kamalondo</title>
		<link>https://magazinelaguardia.info/2026/07/03/lubumbashi-une-agence-de-la-snel-vandalisee-a-kamalondo/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Divine Mbuyu]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Jul 2026 06:31:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après plus de six jours de coupure d’électricité, la tension a éclaté ce jeudi 2 juillet dans une partie du quartier Njanja, dans la commune</p>
<p>L’article <a href="https://magazinelaguardia.info/2026/07/03/lubumbashi-une-agence-de-la-snel-vandalisee-a-kamalondo/">Lubumbashi: une agence de la SNEL vandalisée à Kamalondo</a> est apparu en premier sur <a href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Après plus de six jours de coupure d’électricité, la tension a éclaté ce jeudi 2 juillet dans une partie du quartier Njanja, dans la commune de Kamalondo. Des jeunes venus du camp de la Police de Kamalondo et des avenues  Lunda et Babemba, ont pris pour cible l’agence Kenya/Kamalondo de la <a href="https://www.snel.cd/">SNEL</a>. Ils réclamaient le rétablissement de l&#8217;électricité.</strong></p>
<p>Il était environ 9 heures. Des cris de jeunes garçons résonnaient sur l’avenue menant vers l’agence Kenya Kamalondo de la Société nationale d’électricité (SNEL) située dans la commune de Kamalondo.</p>
<p>En effet, ces jeunes étaient munis de bâtons, de pneus et de pierres. Arrivés sur les lieux, ils ont commencé à lancer des projectiles dans la parcelle de l’agence. Cela a provoqué un mouvement de panique dans les environs.</p>
<p>Malgré la présence d’un agent de sécurité qui tentait de contenir la situation, les manifestants ont forcé la barrière principale. Ils ont pénétré dans la cour de l’agence. La tension s’est rapidement intensifiée. Certains agents se sont repliés pour éviter tout affrontement direct.</p>
<h3>Plus de six jours sans électricité</h3>
<p>La colère des manifestants est liée à une coupure d’électricité qui touche depuis plus de six jours le camp de la Police de Kamalondo ainsi que plusieurs avenues du quartier Njanja. Les habitants affirment avoir effectué de nombreuses démarches auprès de la SNEL sans obtenir de réponse satisfaisante.</p>
<p><em>« Nous étions venus demander si nous allions avoir l&#8217;électricité, mais on ne nous a jamais donné de réponse »,</em> raconte un jeune manifestant.</p>
<p>Un autre ajoute<em> « Imaginez-vous, avec la Coupe du monde, nous ne suivons même pas les matchs. Cela fait plus de six jours qu&#8217;il y a coupure. C’est quel pays, ça ? »</em></p>
<p>Par ailleurs, un agent de la SNEL rencontré sur place a indiqué que le transformateur serait en panne. Cela expliquerait la coupure prolongée d’électricité.</p>
<p>lire aussi : <a href="https://magazinelaguardia.info/2025/10/07/haut-katanga-snel-deficit-de-68-du-courant-electrique/">Haut-Katanga &amp;#8211; SNEL: déficit de 68 % du courant électrique</a></p>
<h3>Des petits commerces ont été victimes</h3>
<p>Dans leur progression, les jeunes ont semé la panique dans le quartier. Une école située en face de l’agence a été touchée par des jets de pierres. Cela a provoqué la peur parmi les élèves et le personnel, en ce jour de clôture de l’année scolaire.</p>
<p>Sur leur passage, quelques petits commerces ont également été pillés. <em>« Je n’ai même pas eu le temps de fermer mon magasin. Ils ont pris mes marchandises »,</em> déplore Patrick, un vendeur.</p>
<p>Une habitante du quartier affirme que ce n’est pas la première fois que de tels incidents se produisent. « <em>Ils étaient déjà venus le 30 juin. Sur leur passage, ils avaient aussi volé les téléphones de certaines personnes, cassé les vitres de l’école et pillé les vendeurs ambulants. Que la SNEL trouve une solution afin de nous éviter ces genres d’incidents qui nous mettent vraiment en danger, nous qui vivons près de la SNEL »,</em> dit-elle.</p>
<p>La même revendication a eu lieu le 30 juin dernier. Les actes de vandalisme contre le même bureau de la SNEL ont été constatés. Ils avaient été suivis d’un retour temporaire au calme après l’intervention de la police municipale.</p>
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		<title>66 ans d&#8217;indépendance de la RDC : l&#8217;enseignement a-t-il tenu sa promesse ?</title>
		<link>https://magazinelaguardia.info/2026/07/02/66-ans-dindependance-de-la-rdc-lenseignement-a-t-il-tenu-sa-promesse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Denise Maheho]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Jul 2026 12:03:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
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		<category><![CDATA[Enseignement]]></category>
		<category><![CDATA[Indépendance de la RDC]]></category>
		<category><![CDATA[RDC]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lorsque la RDC accède à l&#8217;indépendance le 30 juin 1960, le pays compte quelques cadres nationaux. On estime qu&#8217;à peine 30 Congolais disposent alors d&#8217;un</p>
<p>L’article <a href="https://magazinelaguardia.info/2026/07/02/66-ans-dindependance-de-la-rdc-lenseignement-a-t-il-tenu-sa-promesse/">66 ans d&#8217;indépendance de la RDC : l&#8217;enseignement a-t-il tenu sa promesse ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Lorsque la RDC accède à l&#8217;indépendance le 30 juin 1960, le pays compte quelques cadres nationaux. On estime qu&#8217;à peine <a href="https://www.reddit.com/r/AskHistorians/comments/rjwfw0/belgian_congo_had_only_30_university_graduates_in/?tl=fr" target="_blank" rel="noopener">30 Congolais disposent alors d&#8217;un diplôme universitaire</a>. Soixante-six ans plus tard, le paysage éducatif s&#8217;est profondément transformé. Plus de 30 millions d&#8217;élèves fréquentent aujourd&#8217;hui les écoles du pays et les universités se sont multipliées. <a href="https://edu-nc.gouv.cd/actualites/exetat-2025-une-revolution-numerique" target="_blank" rel="noopener">En 2025 et 2026 par exemple, le pays a enregistré plus d&#8217;un million de candidats à la session des examens d&#8217;Etat</a>. Mais derrière ces chiffres, les défis liés à la qualité de l&#8217;éducation demeurent considérables.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Au lendemain de l&#8217;indépendance, l&#8217;éducation constitue l&#8217;une des priorités du jeune État congolais. Le pays manque d&#8217;ingénieurs, de médecins, d&#8217;enseignants, de magistrats et d&#8217;administrateurs capables de remplacer les cadres coloniaux.</p>
<p>Six décennies plus tard, les progrès sont indéniables. La RDC compte aujourd&#8217;hui plus de 30 millions d&#8217;élèves dans les cycles primaire et secondaire. Il compte également des centaines de milliers d&#8217;étudiants répartis dans plus d&#8217;un millier d&#8217;établissements d&#8217;enseignement supérieur publics et privés.</p>
<p>Cette expansion a permis à des millions de jeunes d&#8217;accéder à l&#8217;école, un privilège réservé à une minorité en 1960.</p>
<h2>La gratuité, une révolution pour l&#8217;accès à l&#8217;école</h2>
<p>L&#8217;un des tournants majeurs de l&#8217;histoire récente de l&#8217;éducation congolaise reste la gratuité de l&#8217;enseignement primaire instaurée en 2019.</p>
<p>Selon l&#8217;UNICEF, cette réforme a permis à plus de 4 millions d&#8217;enfants supplémentaires d&#8217;intégrer les salles de classe. Pour de nombreuses familles modestes, le coût de la scolarité constituait le principal obstacle à l&#8217;éducation des enfants. &#8221; <em>Avec cinq enfants, je ne pouvais pas payer les frais scolaires. Je privilégiais les garçons. Mais le programme de la gratuité nous a allégé la tâche. Aujourd&#8217;hui, je ne m&#8217;occupe que de mes deux enfants qui sont déjà au niveau du secondaire</em> &#8220;, témoigne Jean, un habitant de Kamina.</p>
<figure id="attachment_8922" aria-describedby="caption-attachment-8922" style="width: 300px" class="wp-caption alignnone"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-8922" src="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2019/10/Gratuite-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" srcset="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2019/10/Gratuite-300x199.jpg 300w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2019/10/Gratuite-632x420.jpg 632w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2019/10/Gratuite.jpg 640w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-8922" class="wp-caption-text">Photo/Guardia</figcaption></figure>
<p>Cependant, cet afflux massif d&#8217;élèves a également mis en lumière les faiblesses structurelles du système. En effet, dans plusieurs provinces, des classes accueillent parfois<a href="https://magazinelaguardia.info/2025/08/19/rdc-les-classes-surpeuplees-dans-les-ecoles-quel-impact/" target="_blank" rel="noopener"> 60 à 100 élèves pour un seul enseignant.</a> Certaines écoles fonctionnent encore sous des hangars, soit avec des classes couvertes en paille, soit dans des bâtiments dégradés. Le déficit en salles de classe, en bancs et en matériels pédagogiques reste important, particulièrement dans les zones rurales.</p>
<h3>Le défi de la qualité de l&#8217;enseignement</h3>
<p>L&#8217;accès à l&#8217;école ne garantit pas nécessairement l&#8217;acquisition des connaissances. Les enseignants dénoncent régulièrement des classes surchargées, l&#8217;insuffisance des formations continues et la faiblesse des moyens mis à leur disposition. &#8220;<em>Depuis des décennies, il existe dans les écoles les frais d&#8217;appoint des parents, FAP notamment au niveau du secondaire. Ce qui a affaibli l&#8217;enseignement. Conséquence, dans certaines écoles, tous les élèves réussissent. Il n&#8217;y a plus d&#8217;échec</em>, déplore M. Augustin , directeur d&#8217;une école publique à Lubumbashi. Il affirme que <em>dès qu&#8217;un enfant échoue alors que ses parents payent les frais scolaires, nous perdons notre source de revenus</em>.&#8221;</p>
<p>A lire aussi, <a href="https://magazinelaguardia.info/2024/08/21/rdc-faibles-allocations-du-budget-de-lenseignement-primaire-et-secondaire/" target="_blank" rel="noopener">RDC : faibles allocations du budget de l’enseignement primaire et secondaire</a></p>
<p>Cet enseignant de longue date dénonce également la faible rémunération et l&#8217;absence de formation continue. Le recyclage n&#8217;existe plus, dit-il. Par ailleurs, le programme d&#8217;enseignement en RDC a connu des réformes. Cependant, indique encore M. Augustin, les écoles ne sont pas dotées de manuels d&#8217;enseignement. &#8221;<em>On a introduit de nouveaux cours dans le programme mais sans support pédagogique.&#8221;</em></p>
<p><em>Le peu d&#8217;école qu&#8217;on avait en 1960 visait la qualité. Aujourd&#8217;hui, l&#8217;école vise plutôt la quantité et non la qualité,</em> dit-il le cœur meurtri.</p>
<h3>Universités : le défi de l&#8217;employabilité</h3>
<p>L&#8217;enseignement supérieur a lui aussi connu une croissance spectaculaire depuis l&#8217;indépendance. La RDC compte aujourd&#8217;hui plus de 1 000 établissements d&#8217;enseignement supérieur et universitaire, contre seulement quelques institutions au début des années 1960.</p>
<p>Chaque année, des milliers de diplômés arrivent sur le marché du travail. Pourtant, beaucoup peinent à trouver un emploi correspondant à leur qualification. Pour le professeur Jules Lwamba, enseignant à la faculté d&#8217;agronomie de l&#8217;UNILU, on a mal copié le système colonial. &#8220;<em>À l&#8217;époque, les jeunes faisaient l&#8217;université en fonction d&#8217;un poste qui les attendait déjà dans les entreprises. Exemple, un finaliste en géologie savait qu&#8217;il sera directement embauché à la Gecamines. </em></p>
<p>Cet enseignant déplore le fait qu&#8217;aujourd&#8217;hui, la formation ne prépare pas le jeune à être un entrepreneur indépendant. &#8221; <em>Nous formons des cadres qui passent la moitié de leur temps à formuler des demandes d&#8217;emploi sans réponse.&#8221;</em></p>
<p>Conséquence, les employeurs évoquent régulièrement un décalage entre les compétences enseignées et les besoins réels de l&#8217;économie. De plus, l&#8217;enseignement aujourd&#8217;hui devrait être adapté aux nouvelles technologies et à l&#8217;usage de l&#8217;intelligence artificielle, estime encore le professeur. Sinon, cette inadéquation alimente le chômage des jeunes diplômés et renforce le recours au secteur informel.</p>
<h4>Une promesse encore inachevée</h4>
<p>Soixante-six ans après l&#8217;indépendance, l&#8217;enseignement congolais a réussi un pari majeur . C&#8217;est celui de démocratiser l&#8217;accès à l&#8217;éducation. Les chiffres témoignent d&#8217;un progrès considérable. Des millions d&#8217;enfants fréquentent aujourd&#8217;hui l&#8217;école, des milliers de diplômés sortent chaque année des universités.</p>
<p>Mais l&#8217;autre promesse de l&#8217;école, celle de former une main-d&#8217;œuvre qualifiée capable de soutenir le développement du pays, reste encore à consolider, soutient de son côté l&#8217;enseignant Augustin..</p>
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		<title>Marché carbone en RDC : la future loi divise experts et société civile</title>
		<link>https://magazinelaguardia.info/2026/07/01/marche-carbone-en-rdc-la-future-loi-divise-experts-et-societe-civile/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Godlive Nyemba]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Jul 2026 11:16:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[La une]]></category>
		<category><![CDATA[Sur le web]]></category>
		<category><![CDATA[marché carbone]]></category>
		<category><![CDATA[RDC]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La réforme du marché carbone fait débat en République démocratique du Congo. D&#8217;un côté, les organisations de la société civile environnementale appellent le gouvernement à</p>
<p>L’article <a href="https://magazinelaguardia.info/2026/07/01/marche-carbone-en-rdc-la-future-loi-divise-experts-et-societe-civile/">Marché carbone en RDC : la future loi divise experts et société civile</a> est apparu en premier sur <a href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La réforme du marché carbone fait débat en République démocratique du Congo. D&#8217;un côté, les organisations de la société civile environnementale appellent le gouvernement à ralentir le processus afin de privilégier un dialogue plus large. De l&#8217;autre, le professeur Augustin Nge Okwe estime que le pays ne peut plus attendre pour adapter son cadre juridique aux nouvelles règles internationales du financement climatique.</strong><br />
Malgré les divergences, les deux parties poursuivent pourtant un même objectif . Celui de faire du marché carbone un véritable levier de développement au bénéfice des Congolais. La différence porte essentiellement sur la manière d&#8217;y parvenir.</p>
<h2>Une réforme jugée précipitée</h2>
<p>Pour la société civile environnementale, le projet de loi ne devrait pas être adopté dans sa forme actuelle. Elle estime que le texte a été élaboré sans une concertation suffisamment large avec les principaux acteurs concernés.<br />
« <em>La principale préoccupation de la Société civile ne réside pas dans le principe d&#8217;une réforme, mais dans les conséquences que pourrait produire une réforme élaborée en dehors d&#8217;un processus participatif et sans consolidation préalable du cadre juridique et institutionnel existant</em> », souligne la note de position de la société civile.</p>
<p>Les organisations craignent qu&#8217;une nouvelle architecture institutionnelle ne crée des conflits de compétences entre les différentes structures déjà en place. Selon elles, cette situation pourrait fragiliser la sécurité juridique du marché carbone congolais et décourager les investisseurs.</p>
<p>Elles recommandent ainsi de suspendre temporairement le processus législatif afin d&#8217;organiser des consultations nationales réunissant administrations publiques, provinces, communautés locales, peuples autochtones, chercheurs, secteur privé et partenaires techniques.</p>
<h3>&#8220;Réformer ne signifie pas effacer les acquis&#8221;</h3>
<p>Le professeur  Augustin Nge Okwe partage l&#8217;idée que les consultations sont importantes. Mais il ne considère pas qu&#8217;elles justifient l&#8217;arrêt de la réforme.<br />
Pour lui, l&#8217;évolution des institutions est une étape normale dans la construction des politiques publiques. &#8220;<em>Une réforme n&#8217;implique pas nécessairement une rupture. Les institutions évoluent afin de répondre à de nouveaux défis et de réduire les coûts de transaction &#8220;,</em> explique-t-il.<br />
À ses yeux, le marché carbone mondial évolue rapidement avec les nouvelles règles de l&#8217;Article 6 de l&#8217;Accord de Paris, les exigences de traçabilité, la numérisation des registres carbone et le renforcement des mécanismes de contrôle.<br />
« <em>Une simple consolidation du système actuel pourrait devenir insuffisante dans quelques années</em> », estime-t-il.<br />
Le professeur rappelle que plusieurs pays, comme la Chine, Singapour, le Chili ou encore la Corée du Sud, ont revu leur gouvernance climatique afin de mieux répondre aux exigences des marchés internationaux.</p>
<h4>La souveraineté carbone au centre des préoccupations</h4>
<p>Les deux camps invoquent la souveraineté nationale, mais chacun avec une lecture différente. Dans une note destinée à la presse, la société civile s&#8217;interroge notamment sur le futur registre carbone « <em>Lumière</em> », qui, selon elle, serait hébergé par une banque commerciale privée étrangère. Une situation qu&#8217;elle juge préoccupante pour la souveraineté du pays.<br />
Le professeur Augustin Nge Okwe défend, lui, la logique inverse.<br />
« <em>La souveraineté climatique exige une loi forte</em> », affirme-t-il. Selon lui, le projet permettrait « <em>d&#8217;affirmer la souveraineté nationale sur les droits carbone, de sécuriser juridiquement les crédits carbone, de protéger les intérêts stratégiques de l&#8217;État et de limiter les risques de double comptage</em> ».</p>
<h3>Le dialogue plutôt que le blocage</h3>
<p>La question de la participation reste au cœur des échanges. La société civile estime que les communautés locales, les peuples autochtones, les provinces et les autres parties prenantes n&#8217;ont pas été suffisamment associés à l&#8217;élaboration du projet.<br />
Le professeur reconnaît cette préoccupation mais estime qu&#8217;il est encore temps d&#8217;améliorer le texte.« <em>Dans la plupart des démocraties, les consultations interviennent avant, pendant et après le débat parlementaire. La bonne solution consiste à renforcer les consultations durant l&#8217;examen parlementaire, plutôt qu&#8217;à suspendre systématiquement la réforme</em> », soutient-il.</p>
<p>Pour lui, la voie la plus équilibrée consiste à poursuivre le processus législatif tout en intégrant les amendements jugés pertinents afin de renforcer la transparence, la protection des communautés locales et les mécanismes de contrôle.</p>
<h4>Un enjeu qui dépasse le texte de loi</h4>
<p>Au fond, le débat dépasse largement les questions institutionnelles. Il porte sur la capacité de la RDC à transformer son immense patrimoine forestier en opportunités économiques tout en garantissant la protection des populations qui vivent de ces écosystèmes.<br />
La société civile appelle à une réforme plus inclusive, convaincue qu&#8217;un marché carbone crédible repose avant tout sur la confiance et la transparence.<br />
Le professeur Augustin Nge Okwe, lui, considère que cette confiance ne s&#8217;oppose pas à la réforme. Au contraire, il estime qu&#8217;un texte enrichi par des amendements et un dialogue ouvert permettrait à la RDC de disposer d&#8217;un cadre juridique moderne, conforme à l&#8217;Accord de Paris, capable d&#8217;attirer les investissements climatiques tout en renforçant la souveraineté nationale sur les ressources carbone.</p>
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		<title>RDC :l’accès au passeport ,un casse-tête pour les habitants de l’Est</title>
		<link>https://magazinelaguardia.info/2026/07/01/rdc-lacces-au-passeport-un-casse-tete-pour-les-habitants-de-lest/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Divine Mbuyu]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Jul 2026 04:14:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[La une]]></category>
		<category><![CDATA[Sociétés]]></category>
		<category><![CDATA[Sur le web]]></category>
		<category><![CDATA[Bujumbura diaspora]]></category>
		<category><![CDATA[Passeport]]></category>
		<category><![CDATA[TANGANYIKA]]></category>
		<category><![CDATA[Uvira]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’obtention du passeport ordinaire est devenue un grand défi pour les populations du Sud-Kivu, du Tanganyika. Les congolais résidant au Burundi sont également concernés. Dans</p>
<p>L’article <a href="https://magazinelaguardia.info/2026/07/01/rdc-lacces-au-passeport-un-casse-tete-pour-les-habitants-de-lest/">RDC :l’accès au passeport ,un casse-tête pour les habitants de l’Est</a> est apparu en premier sur <a href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L’obtention du passeport ordinaire est devenue un grand défi pour les populations du Sud-Kivu, du Tanganyika. Les congolais résidant au Burundi sont également concernés. Dans un plaidoyer adressé au président de la République et aux ministères concernés, ces citoyens  dénoncent une crise administrative. Selon eux, cette situation prive des milliers de personnes de leur droit à obtenir un document de voyage.</strong></p>
<p>« <em>La délivrance des passeports ordinaires, droit fondamental et outil essentiel de la citoyenneté, est devenue une mission impossible pour des millions de nos compatriotes</em> », estiment les signataires du plaidoyer.</p>
<p>En effet, le document indique que la situation s’est aggravée avec <a href="https://www.passeport.gouv.cd/" target="_blank" rel="noopener">la mise en place du nouveau système de délivrance des passeports.</a> Les anciens centres de capture biométrique de Bukavu et de l’ambassade de la RDC à Bujumbura ne sont plus opérationnels. Aucune infrastructure de remplacement n’aurait été déployée dans les zones concernées.</p>
<p>À cette difficulté s’ajoutent les nouvelles exigences liées à la procédure numérique. C’est notamment l’obtention du Numéro d’identification fiscale (NIF), indispensable pour introduire une demande du nouveau passeport. Ils évoquent également l’obligation de régler les frais de 75 dollars américains par carte bancaire. Selon eux, une grande partie de la population des zones concernées n’a pas accès à ce moyen de paiement.</p>
<p>Les auteurs du plaidoyer indiquent que ces multiples obstacles administratifs, numériques et financiers placent de nombreux citoyens dans une impasse. Les requérants seraient contraints de se rendre à Beni ou à Kinshasa pour effectuer leurs formalités biométriques. Cette situation entraîne des dépenses de transport, d’hébergement et de séjour pouvant largement dépasser le coût officiel du document. <em>« Pour un passeport ordinaire qui devrait coûter 75 dollars américains, des familles qui en ont les moyens dépensent parfois plus de 3 000 dollars. » </em></p>
<p>Les signataires estiment que cette situation pénalise particulièrement les malades nécessitant des soins à l’étranger. Les étudiants admis dans des universités étrangères sont bloqués. Ceci touche également des opérateurs économiques ainsi que les familles qui ont besoin de documents de voyage.</p>
<h2>Des recommandations au gouvernement</h2>
<p>Ainsi, les signataires demandent au gouvernement de rétablir un accès de proximité au service de délivrance des passeports. Ils plaident pour l’installation de nouveaux centres de capture biométrique à Uvira et à Kalemie. Ce même dispositif doit être aussi mis en place à l’ambassade de la RDC à Bujumbura.</p>
<p>Les signataires réclament également une solution au blocage lié à l’obtention du NIF. Ils proposent la mise en place de guichets physiques. Ils recommandent aussi un numéro vert et d’une équipe dédiée au traitement des dossiers dans les provinces concernées. Les auteurs du plaidoyer sollicitent aussi des modalités de paiement alternatives. C’est par exemple le paiement en espèces auprès de guichets agréés ou via les services de mobile money.</p>
<p>lire aussi: <a href="https://magazinelaguardia.info/2025/12/08/rdc-lepreuve-du-passeport-biometrique-jamais-resolue/">RDC: l&amp;#8217;épreuve du passeport biométrique jamais résolue</a></p>
<p>Ces citoyens appellent en outre à la création d’une cellule de crise interministérielle regroupant les ministères des Affaires étrangères, des Finances, de l’Intérieur, de la Santé ainsi que la Direction générale des impôts (DGI). Ceci va selon eux, permettre d’assurer un suivi régulier de la situation. Ils demandent également la publication d’un communiqué officiel qui présentera les mesures envisagées et le calendrier de mise en œuvre, ainsi qu’une prise en charge prioritaire des cas humanitaires, notamment les malades, les étudiants et les personnes vulnérables.</p>
<p>À travers cet appel, les auteurs du plaidoyer rappellent que le passeport est un document indispensable à l’exercice de plusieurs droits fondamentaux. Ils estiment que le rétablissement de ce service dans l’Est du pays et à Bujumbura contribuerait à restaurer la confiance des citoyens envers les institutions de la République.</p>
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